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jeudi 11 décembre 2008

Chambre chez l'habitant ( 4 )

Elle ne m’avait pas formellement interdit de me donner du plaisir…Non… Pourvu que ça reste dans des limites raisonnables… Oui, mais c’était quoi des limites raisonnables ?… - Deux fois par semaine… Disons le jeudi et le dimanche soir… Entre six et sept tu pourras fermer la porte si tu veux…
Je la fermais. Et je n’en profitais pas. Ou rarement. Parce que faire ça comme ça sur commande !… Avec elles de l’autre côté qui savaient ce à quoi j’étais supposé être occupé. Dont il me fallait affronter ensuite, à table, les regards pleins de sous-entendus. Non. Je préférais encore prendre des risques. Faufiler mon plaisir, la nuit, entre ses fréquentes visites. Elle le savait. Elle feignait de réintégrer sa chambre et restait silencieusement embusquée dans le couloir à l’affût du moindre indice qui lui aurait permis de me prendre sur le fait. Mais ma patience finissait toujours par avoir raison de la sienne. C’était devenu comme un défi implicite entre nous et je ne me libérais que lorsque j’avais la certitude absolue qu’elle avait renoncé, que le sommeil l’avait enfin terrassée… Je ne me berçais pourtant pas d’illusions… Je ne perdais rien pour attendre : un jour ou l’autre forcément…

Maeva fréquentait, depuis quelques semaines, un étudiant en médecine qui restait quelquefois dîner le soir, mais dont sa mère ne voulait pas qu’il passe la nuit à la maison… - On verra ça plus tard… si ça a l’air de vouloir durer… si ça devient sérieux… Début mars elle a dû estimer que ça l’était devenu parce qu’elle a donné son feu vert un soir qu’il venait tout juste de prendre congé… - La prochaine fois il pourra rester dormir si il veut… Maeva ne se l’est pas fait répéter deux fois… Dès le lendemain elle profitait de l’aubaine. Ce fut ma perte. Ma perte et ma défaîte…

Ma chambre jouxtait la sienne. Nos deux lits se trouvaient tête à tête de chaque côté de la cloison. A peine étaient-ils couchés tous les deux que son souffle s’est fait court. Elle a haleté. Doucement gémi. C’est devenu plainte sourde de fond de gorge. Son plaisir s’est élancé que ma main a accompagné. Auquel elle a entrelacé le mien. Plus rien d’autre ne comptait. Plus rien d’autre n’avait la moindre importance. Que d’entrer dans son plaisir à elle… Avec elle…

J’ai jailli au moment même où, à côté, Maeva proclamait éperdument son bonheur… Je n’ai pas eu le temps de finir : drap et couverture ont été brusquement arrachés, la lampe s’est braquée et figée sur mon bas-ventre. Il y a eu un hurlement de triomphe… - J’en étais sûre… Qu’est-ce que je t’avais dit ?… Je te l’avais interdit… Et tu le fais en espionnant ma fille en plus, espèce de grand dégoûtant !… Oh, mais ça va pas se passer comme ça… Lève-toi !… Mets-toi à genoux… Au bord du lit… Là, oui… Je reviens…

Elle est revenue en brandissant un martinet, Maeva, uniquement vêtue d’une petite culotte blanche, sur ses talons… - Mais c’est quoi tout ce raffût ?… Qu’est-ce qui se passe ?… - Il se passe que j’ai surpris l’autre petit vicieux à se branler en vous écoutant, l’oreille collée à la cloison… Mais il va voir ce qu’il va voir… Et elle a levé le martinet. Maeva lui a pris le bras… - Donne !… Donne, je m’en occupe… Personnellement… Et c’est elle qui a cinglé. A la volée. A pleines fesses. Avec une énergie que mes cris semblaient encore décupler. Avec une intense et évidente jubilation. C’est sa mère qui l’a arrêtée… - Ca suffit maintenant… Ca suffit… Elle m’a fait relever… - Et que ça te serve de leçon !… Elles ont quitté la chambre. A côté l’étudiant en médecine a ri. Maeva aussi. De bon cœur. Un grand fou rire tous les deux. Et puis le silence. Il a susurré. Elle a murmuré. Et elle a recommencé à doucement gémir. Ma main est retournée en bas…

2 commentaires:

  1. une histoire très excitante et vraiment bien écrite. j'ai pris grand plaisir à la lire.

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  2. Peu d'histoires d'hommes fessés sur ce blog... C'est peut-être une situation à laquelle il va falloir que je remédie...

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