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lundi 31 mai 2010

Colocataires2 ( 17 )

- Laissez-moi !… S’il vous plaît, laissez-moi !…
- Mais pourquoi ?… Qu’est-ce qu’il y a ?…
- Rien… J’ai pas envie, c’est tout… J’ai bien le droit de pas avoir envie…
- Mais tu pleures !…
- Non… Je pleure pas… Non… Si !… J’ai mal… J’ai tellement mal…
- Mais qu’est-ce qu’il y a à la fin ?…
- Il y a que je suis nulle… Complètement nulle… Non, mais comment je suis nulle !…
- C’est Martial, hein, c’est ça ?…
- Comment vous le savez ?… C’est qui qui vous l’a dit ?…
- Tu as couché avec lui…
- Si vous saviez comme j’ai honte…
- C’est quand même pas une catastrophe…
- Ah, si, c’est une carastrophe, si !… Parce que j’avais toujours dit que jamais ça m’arriverait… Que jamais j’irais avec un autre en étant avec quelqu’un… Surtout quelqu’un que j’aime… Et tiens, voilà, ça y est !… Bon, mais en tout cas c’est fini… Je veux plus le revoir… Et puis le blog vous le fermez… Je veux plus qu’il vienne y mettre des commentaires… Ni lui ni personne… C’est trop dangereux… C’est trop risqué… Bon, mais maintenant que vous savez vous m’en voulez pas trop ?… Vous voulez bien de moi encore quand même ?… Oui ?… C’est vrai ?… Merci… Faites-moi l’amour alors… Tout tendre… Tout doux…

« C’est pas toujours du côté où on les attend qu’arrivent les catastrophes. Pourquoi je dis ça ?… Parce qu’il est viré… Tout patron qu’il est on le flanque dehors comme un malpropre… Ils ont débarqué à cinq de Paris… Des types avec des têtes longues comme des jours sans pain… Qu’ont passé trois jours à tout éplucher… Ca doit être vraiment chaud pour lui parce qu’il a plié bagage sans demander son reste… Soi-disant que c’est eux qui le lui ont conseillé… Tu parles !… Ce qu’il y a de sûr en tout cas c’est qu’il a filé je sais seulement pas où et qu’il m’a plantée là… En jurant ses grands dieux qu’il allait revenir… C’est juste, selon lui, une question de jours… De semaines tout au plus… Le temps qu’on lui rende justice… Que les véritables responsables soient démasqués… Ben voyons !… Il me prend vraiment pour une idiote, hein!… Il reviendra pas… Je sais pas exactement ce qu’il a fait – même si je m’en doute un peu – et je m’en fous, mais il a très vraisemblablement intérêt à aller se planquer quelque part où on risque pas de le dénicher et à se faire oublier… Le plus longtemps possible… Voire même à ne jamais reparaître… Et moi dans tout ça ?… On peut pas dire qu’il se soit beaucoup tracassé de ce que j’allais devenir… C’est même, à l’évidence, le cadet de ses soucis… Ce qui me laisse supposer que ce qu’il éprouvait en réalité pour moi… Au moins les choses sont claires… Et moi, de mon côté ?… Est-ce que je l’ai vraiment aimé ?… Oui, oh !… C’est vraiment pas le moment de se poser ce genre de questions… Je ferais beaucoup mieux de me préoccuper de ce que je vais devenir… De ce que je vais décider… Parce qu’il est grand temps que je prenne enfin ma vie en mains. En tout cas ça me servira de leçon : on ne devrait jamais se mettre en état de dépendance économique. Jamais. Quelles que soient les circonstances. Et avec qui que ce soit. On finit toujours par y laisser sa liberté.

Bon… Mais en attendant je vais faire quoi ?… Rester ici ?… Coincée entre les deux autres imbéciles ?… Non… Sûrement pas… Vous savez de quoi j’ai vraiment envie, là, en ce moment ?… De repartir complètement à zéro… Nouvelles têtes… Nouveau boulot… Et surtout… nouvelle Victorine… J’ai envie d’être une autre… la vraie ?… C’est fou comme on finit par être prisonnière de son image… De ce qu’on a tendu aux autres, par commodité ou par vanité, comme étant soi… Et comme de toute façon ça leur est complètement égal aux gens ce qu’on est vraiment ils prennent ça comme ils auraient pris autre chose… L’essentiel pour eux c’est de pouvoir vous mettre une étiquette dessus… De vous rentrer dans une case… Le reste… Essayez de déborder de partout pour voir… De pas vous laisser épingler comme un papillon dans une vitrine… Je vous la souhaite bonne… Vous aurez pas fait le plus dur… De tout on va vous accuser… D’être inconsistante… Ou de vouloir faire votre intéressante… Vous dérangez… Et ça on ne vous le pardonnera jamais…

Et pourtant personne n’est complètement tout d’une pièce. On est tous bourrés de contradictions. Ca tire dans un sens. Et ça tire dans un autre. On a envie d’une chose et en même temps de son contraire. Ce qui fait notre malheur, c’est peut-être notre acharnement à tout simplifier ou – ce qui revient peut-être au même – à vouloir absolument percevoir comme contradictoire ce qui au bout du compte est peut-être tout simplement complémentaire… Si on acceptait TOUT ce qui se trouve en nous je suis prête à parier que…

Bon, mais stop, Victorine. Stop. Tu vas pas te lancer dans la grande philosophie… Manquerait plus que ça… Allez… Revenons aux choses sérieuses. Et concrètes. Donc… donc voilà ce que je vais faire : mettre de l’ordre dans mes affaires ici. Tout régler et, dès que ce sera fait, regagner la métropole… Où je vais me mettre en quête d’un travail dans une région qui reste à déterminer. Naturellement ça ne se fera pas du jour au lendemain et j’ai l’intention, dans la mesure du possible, de me montrer un minimum sélective. Il va donc forcément y avoir une période transitoire… D’où… vous me voyez venir ?… D’où… ben oui… je vais faire – si vous n’y voyez pas d’inconvénient bien entendu – un petit passage par chez vous. Où voulez-vous que j’aille ?… Ca ne devrait pas, en principe, durer. Et ça tombe d’autant mieux qu’il faut absolument que je vous parle de quelque chose. Non. Que je vous demande quelque chose. C’est au sujet de la fessée. Mais de vive voix. A bientôt. Je vous embrasse. Victorine. »

vendredi 28 mai 2010

Waldo:dédicace







On ne présente plus Waldo. Ni son œuvre. Pour nous tous qui partageons la même passion il constitue une référence et son livre – qui vient de paraître – un événement…

A l’occasion de la sortie de cet ouvrage une séance de dédicaces est organisée à Paris le 11 Juin prochain auxquels tous ceux qui le peuvent sont cordialement invités à se rendre…

Quant aux autres, dont je suis malheureusement, ils peuvent bien évidemment se procurer malgré tout l’ouvrage…

Tout est expliqué ici, sur son blog, par Waldo lui-même…

http://waldoblog05.canalblog.com/archives/2010/05/22/17973791.html

jeudi 27 mai 2010

Escobarines: Cadeau d'adieu



C’est Amélie, toute essoufflée, qui nous a appris la nouvelle…
- Vous savez quoi, les filles ?… Il part… Il s’en va…
- Qui ça ?…
- Ben… Monsieur Lambert, tiens !… Le prof de danse…
- Hein ?!… Mais c’est pas possible !… Pourquoi ?… Pour aller où ?…
- Au Canada…

Au Canada !… Mais non… C’était des inventions tout ça… Qu’est-ce qu’il serait allé faire au Canada ?… Il était pas bien ici ?… Pas question qu’il s’en aille… Ah non, alors !… On le gardait…

C’était vrai… Il partait…
- Mais pourquoi, M’sieur ?…
Parce qu’il avait sa vie. Une proposition intéressante. Une véritable chance pour lui. Qu’il aurait été irresponsable de sa part de laisser passer…
- Et nous alors ?…
- Vous ?… Je garderai un excellent souvenir de vous et des moments que nous avons passés ensemble…
Ca nous faisait une belle jambe…

Il pouvait pas nous faire ça. Non. Il pouvait pas. Il avait pas le droit…
- J’m’en fiche !… S’il part au Canada j’y pars aussi…
- Et moi pareil…
En tout cas sans lui plus personne en ferait de la danse… Personne… C’était pas la peine… Là-dessus tout le monde était d’accord… Ils avaient plus qu’à la fermer leur école…

- Ce qu’on devrait faire, c’est le retenir de force… Le kidnapper, le ligoter et aller le cacher quelque part…
- Et si, au lieu de raconter des âneries, on s’occupait de ce qu’on allait lui offrir plutôt… Il y a toujours un cadeau quand les gens ils partent comme ça… Surtout lui !…
- Faudrait trouver quelque chose de bien… Qui marque… Qui l’oblige à penser à nous… Même dans vingt ans… Même dans trente ans…
- Un beau livre sur la danse ?…
- Il doit déjà en avoir des dizaines, tu parles !…
- De la musique ?…
- Pareil…
Alors on voyait pas… Non… On voyait vraiment pas…

Léopoldine, elle, elle avait bien une idée, mais elle savait pas si elle pouvait la dire…
- Vous allez vous moquer…
- Mais non !… Vas-y !…
- Une fessée… Qu’il nous donne une fessée… A toutes celles qu’il voudra et qui voudront… Aussi fort qu’il voudra…
- C’est ça !… Et puis quoi encore ?…
- T’as toujours été un peu cinglée, mais alors là cette fois ça bat tous les records…
- C’est un truc pourtant… Il s’en souviendrait longtemps… Et nous aussi…

Elle avait pas forcément tort finalement Léopoldine…
- Parce que il y a plein d’hommes ils adorent ça mettre des fessées…
- Et il y a des femmes elles adorent ça en prendre…
- Oui, ben pas moi alors là !…
- T’as jamais essayé !…
- Ben j’aime pas ça quand même !…
- De toute façon on sera pas obligées, hein !…
- Oh ben si, si !… Parce que si il y en a qui veulent pas qu’est-ce qu’il va penser d’elles !…

Est-ce qu’il aimerait seulement ça au moins nous mettre la fessée ?
- Ah ben oui !… Oui!… T’as jamais entendu comment il nous en menace des fois?…
- Oh, mais c’est pour rire !… Il plaisante…
- Quand on plaisante sur un truc ça veut toujours dire quelque chose…

Bon, mais allez !… On allait pas en discuter comme ça pendant des jours et des jours. Surtout qu’il approchait à toute allure le dernier cours. Alors Emilie, elle, elle était d’accord. Qui d’autre ?… Léopoldine… C’est elle qu’avait proposé… Elle était sûre-certaine que ça allait lui plaire en plus… Claire-Sophie aussi elle voulait bien… Ca lui était égal… Et Mathilde… En haussant les épaules… Et puis Ophélie et Cynthia… Puisque tout le monde était d’accord elles allaient pas se singulariser…

Le dernier jour. Le grand jour. On a tout enlevé. Toutes. Sauf un petit haut. On s’était mises d’accord sur le petit haut. Et sur les chaussettes. C’est Emilie qu’avait voulu les chaussettes. Et on l’a attendu, côte à côte, le nez au mur, les mains refermées sur la barre…

La porte. Des pas dans l’entrée…
- Le voilà !…
Dans le couloir. Des pas. Encore des pas… Ca s’est approché. Plein de pas…
Il y avait le maire avec lui. Et les adjoints. Et trois bonshommes et deux bonnes femmes qu’on ne connaissait pas…
On a toutes couru se rhabiller... Le plus vite qu'on a pu...
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lundi 24 mai 2010

Colocataires2 ( 16 )

- Tu sais ce que c’est aujourd’hui ?… Non… Rien qu’à voir ta tête t’en sais rien du tout… J’en étais sûre… Ah, c’est agréable… Ca fait plaisir…
- Ben, c’est quoi ?!… Dis-le !…
- L’anniversaire du jour où je suis venue m’installer ici pour la première fois…
- Je t’emmène au restaurant…
Elle a éclaté de rire…
- Ca aussi j’en étais sûre… Mais c’est pas de refus !… Au contraire…

- On ferait presque vieux couple, hein, tous les deux !… Parce que ça fait combien de fois qu’on y vient ici ?… Dix fois ?… Quinze fois ?… A chaque fois on nous donne la même table… Le serveur nous sert le même petit sourire complice… A chaque fois on prend des fruits de mer… Avec le même petit vin… Non… La seule chose qui ait changé finalement, c’est nous… Parce que comment j’en suis arrivé, petit à petit, à te faire faire tout ce que je veux !… Mais alors là tout !… Ce qui s’appelle tout… Je suis sûre qu’il y a rien que je pourrais pas te faire faire si je voulais… Qu’il y a rien que tu pourrais me refuser vraiment pourvu que j’insiste un peu… C’est pas vrai peut-être ?… Et même sans insister du tout d’ailleurs… Tu vois, tu dis rien… Ils me font trop rire les gens… Peter par exemple… Sous prétexte qu’il se fait ligoter compliqué comme c’est pas possible et tambouriner tant et plus le derrière il s’imagine que ça y est… Qu’il est sous sa coupe à la nana… Tu parles !… Ca veut strictement rien dire du tout… C’est pas en tapant dessus qu’on s’en empare d’un mec… C’est beaucoup plus subtil que ça… Et heureusement !… Des comme Peter il y en a à la pelle… T’en as vite fait le tour… Ils sont simples comme bonjour… Et manipulateurs comme c’est pas permis… C’est eux qui mènent le jeu en réalité… Qui la font passer par où ils ont décidé eux la fille… Ca n’a pas vraiment d’intérêt… Tandis que les comme toi, à qui c’était seulement jamais venu à l’idée avant, qui imaginent seulement pas que ça puisse leur arriver un jour qu’une nana leur fasse faire ses quatre volontés, qu’ils en passent par tous ses caprices, comment c’est jouissif de te rendre compte que la mayonnaise prend avec eux… Que t’es en train de les ramener tout doucement dans tes filets… Sans même qu’ils s’en rendent compte… Et tu sais ce que c’est le plus dur ?… C’est de pas brûler les étapes… De pas s’emballer… Ca flanquerait tout par terre…
- Et t’as pas peur qu’en abattant ton jeu comme ça…
- Avec toi ?… Il y a longtemps qu’on a dépassé le point de non-retour…

- Te retourne pas !… Pas tout de suite en tout cas… Mais t’as deux types, là, à la table juste derrière toi qui sont beaux, mais beaux !… T’arrives pas à y croire qu’on puisse être beau comme ça… A tous les coups c’est des homos… Je sais pas pourquoi, mais les mecs les plus beaux ils sont presque toujours homos… Pas de veine pour nous, les filles !… Enfin si quand même dans un sens !… Parce qu’ils adorent passer du temps avec nous… Et qu’ils ont d’autres sujets de conversation que les moteurs, le sport et la politique… Wouah !… Ces yeux qu’il a le brun !… Rien que ses yeux et comment il me regarde ça me fait mouiller… Alors je te dis pas qu’est-ce que ça serait le reste…
- Je croyais qu’ils étaient homos…
- Ca empêche rien du tout ça !… C’est pas parce qu’ils sont homos qu’ils peuvent pas avoir envie d’un extra, de temps en temps, avec une nana… C’est à elle de savoir y faire… Oh, et puis j’en sais rien du tout au bout du compte s’ils sont homos… Regarde !… Ils vont partir… On va quand même pas les laisser filer comme ça, ce serait trop con !… Mais fais quelque chose !… Reste pas planté là… Vas-y !…
- Leur dire quoi ?…
- Mais ce que tu veux, j’m’en fous !… Invite-les à boire le café… N’importe quoi… Mais retiens-les !… Pour l’amour du ciel retiens-les…

- Vous avez fait une très forte impression sur ma jeune amie…
- Ca… On a vu… Elle ne semble pas être du genre à essayer de dissimuler ses sentiments… Ou ses envies…
- Pas vraiment, non !… Et elle souhaiterait beaucoup faire plus ample connaissance avec vous…
- Tout le plaisir serait pour nous…

Elle a pris place entre eux sur le canapé. Un bras s’est faufilé derrière elle. Une main s’est installée sur sa cuisse. Une autre sur son genou. On lui a murmuré quelque chose à l’oreille. Elle a ri, d’un rire haut perché, a laissé tomber sa tête sur une épaule. Des mains se sont faufilées sous sa robe, y ont moutonné. Elle a fermé les yeux, s’est cabrée. On lui a fait jaillir un sein. Le second. Une bouche s’en est emparée. La robe s’est relevée haut. Une langue a couru le long de la cuisse, s’est infiltrée dans la culotte, l’a habitée. Elle a gémi. A imploré…
- Oh, tous les deux… S’il vous plaît !… Tous les deux !… En moi… En même temps…
- Oui, ma chérie, oui…

Tous les deux. Ils l’ont déshabillée. Tous les deux. Ils se sont déshabillés. Tous les deux. Elle entre eux. Eux en elle. Elle m’a cherché du regard, fait signe d’approcher, s’est emparée de ma main qu’elle a serrée à la broyer, de mes yeux au fond desquels elle a plongé. Elle a eu presque tout de suite un premier plaisir. Profond. Intense. Un second. Qu’elle est allée chercher très loin. Qui l’a chavirée. Un troisième enfin, doux et apaisé, en échos indéfiniment prlongés. Sans avoir jamais, à aucun moment, quitté ma main. Ni mes yeux…

jeudi 20 mai 2010

Escobarines: La fessée de Pétronille







- Oui… Effectivement, Madame la baronne… La manche, oui… Oh, mais ce n’est rien… On va vous y faire une retouche sur le champ … Pétronille !…
- Madame ?…
- Allez donc nous chercher du fil vert et une aiguille… Vous savez où ils se trouvent, n’est-ce pas ?
- Oui, Madame… Tout de suite, Madame…

- Une fort avenante petite recrue que vous avez là, Madame Duplessis… D’où la tenez-vous donc ?…
- De monsieur le curé qui m’a demandé, par faveur, de la prendre à mon service… Et de lui assurer, cela va sans dire, la meilleure éducation qui soit…
- Cela va sans dire… J’imagine la tâche fort ardue…
- Non point tant, Madame la baronne… Elle est issue d’une excellente famille sur laquelle bien des malheurs se sont récemment abattus…
- La pauvre petite !… Sans doute vous est-il néanmoins nécessaire de sévir à l’occasion ?…
- Elle s’avère d’une probité, d’une docilité et d’une vertu dont je n’ai qu’à me louer…
- Quand on la voit si joliment tournée on en viendrait presque à le regretter…
- Madame la baronne a eu tant de bontés à mon égard que si tel était son désir il se trouverait bien quelque faute à lui reprocher…
- Qu’il lui faudrait expier en nous dévoilant un fessier que je me plais à me représenter fort blanc et fort charnu, fessier que vous vous verriez contrainte de soumettre, dans l’intérêt de cette jeune fille bien entendu, à une vigoureuse claquée…
- A moins que vous ne consentiez à vous charger vous-même, Madame la baronne, de l’exécution de la sentence…
- Si vous insistez, Madame Duplessis, je m’en ferai un devoir…

- Eh bien Pétronille !… Vous en avez mis un temps !… Que faisiez-vous donc ?… Et qu’est-ce donc que ce vert que vous m’êtes allé quérir ?… Vous voyez bien qu’il est beaucoup trop clair !…
- Que Madame me pardonne !…
- Eh bien qu’attendez-vous ?… Retournez !… Et rapportez-nous cette fois un fil d’un coloris adapté au vêtement de Madame la baronne…

- Elle fait preuve – c’est évident – de la plus mauvaise volonté du monde… Vous n’en doutez pas, n’est-ce pas, Madame Duplessis ?…
- Absolument pas, Madame la baronne… Et nous allons en tirer les conséquences qui s’imposent…

- Eh bien Pétronille, allez !… Vous savez coudre, que je sache !…
- Certainement, mais…
- Quoi donc ?!… Oh, pour trois petits points qu’il y a à reprendre Madame la baronne ne va tout de même pas se donner la peine d’ôter son vêtement… Ne me dites pas que vous n’êtes pas capable d’effectuer la réparation dans ces conditions… Allez !… Ah, à la bonne heure !…

- Aïe !… Tu m’as piquée… Elle m’a piquée…
- Sauf votre respect, non, je ne crois pas, Madame la baronne…
- Et moi je te dis que si !… Tu peux pas faire attention, non ?… Aïe !… Mais c’est qu’elle recommence cette petite peste… Tu le fais exprès… Je suis sûre qu’elle l’a fait exprès… Sous ses airs de petit angelot c’est une sale petite vicieuse, sournoise et fausse…
- Excusez-vous, Pétronille !… Excusez-vous immédiatement !…
- Je ne l’ai pas piquée…
- C’est un ordre…
- Je vous prie de m’excuser de vous avoir piquée, Madame la baronne…
- Non, mais vous avez vu, Madame Duplessis ?… Vous avez entendu ?… Avec quel air, sur quel ton cette petite péronnelle s’est permis de s’adresser à moi ?… J’ose espérer que vous allez en user avec elle comme il se doit et qu’une telle insolence ne restera pas plus longtemps impunie…
- Cela va sans dire… Venez ici, Pétronille !… Sur la chaise… Non… De face… Agenouillez-vous !…
- Oh, Madame !…
- Allez !… Obéissez !… Là !… Et troussez-vous !… Plus haut !… Eh bien ?!… Qu’attendez-vous ?… Parfait…
- Si Madame la baronne, qui est l’offensée, veut bien se donner la peine de faire tomber le dernier rempart à la pudeur de cette jeune personne…
- Très certainement… Voici… Elles sont effectivement fort blanches… Pour le moment…
- Et se charger de la corriger…
- Bien entendu… Et toi, ma petite, je t’assure que je vais te faire passer l’envie de recommencer…

lundi 17 mai 2010

Colocataires2 ( 15 )

- Je l’ai vu Martial, mais n’allez pas vous mettre des idées en tête, hein !… Il ne s’est rien passé du tout…
- Ah… Et où ça tu l’as vu ?…
- A Vierzon…
- Et tu as fait tous ces kilomètres juste pour le voir…
- Oui… Non… C’est-à-dire que comme c’est un coin que je connais pas du tout c’était l’occasion ou jamais…
- Et tu l’as trouvé comment ?…
- Oh, bien… Très très bien… On a beaucoup parlé… On n’a fait que ça… Comment il est intéressant !… Des heures on l’écouterait… Sans jamais se lasser…
- Je n’en doute pas une seule seconde… Et donc… tu dis qu’il ne s’est rien passé…
- J’en étais sûre… Sûre que vous alliez vous imaginer des choses… J’aurais mieux fait de rien vous dire, tiens !… Seulement si je vous avais rien dit et que vous ayez quand même fini par le savoir ça aurait été encore pire…
- Je n’imagine rien du tout…
Oh si, si !… Vous êtes pas tranquille, je le vois bien… Vous vous demandez ce que je traficote derrière votre dos… Mais rien !… Rien !… Comment faut vous le dire ?…
- Je te crois… Bien sûr qu’il ne s’est rien passé…
- Eh ben alors !…
- Mais qu’est-ce qui VA se passer?…
- Mais rien non plus !…
- Oh alors ça !… Et ce serait tant mieux… Vous avez toute la vie devant vous… La mienne…
- Je vous déteste quand vous parlez comme ça… Vous pouvez pas savoir comme je vous déteste…
- Bon… Mais vous vous revoyez quand alors finalement ?…
- Samedi en huit… Sauf si vous voulez pas… Si vous voulez pas je reste ici et puis c’est tout… On n’en parle plus…
- Si, si !… Tu iras… Il faut que tu y ailles…

« Je suis complètement folle… C’est pas un scoop, je sais… Mais cette fois ça te vous atteint des proportions !… Parce que vous savez pas ce que je suis allé inventer ?… Comme si ma situation était déjà pas assez compliquée comme ça… Coincée entre mon officiel qui joue au chat et à la souris avec moi, sans que j’arrive à savoir où il veut en venir, et l’autre abruti dont j’arrive pas à me dépêtrer, avec qui je suis obligée de continuer à coucher de peur qu’il me tape un scandale, j’ai déjà largement de quoi faire, non, vous trouvez pas ?… Eh ben faut croire que non !… Parce que je vous le donne en mille : il a fallu que j’aille me jeter dans les bras d’un troisième… Et me jeter, c’est vraiment le mot… Il a pas compris ce qui lui arrivait, le pauvre !… Mais je peux vous dire qu’il s’est pas fait prier… Et qu’il en a redemandé… Pourquoi j’ai fait ça ?… Si seulement je le savais !… Faudrait pas qu’il y en ait des mecs, tiens !… Nulle part… Parce que je sais pas pourquoi ni comment, mais quand ça m’attrape ça m’attrape… Si j’en prends un dans le collimateur, si je commence à m’intéresser à lui, il est cuit… Et moi avec… Je vais lui trouver toutes les qualités du monde… M’imaginer que c’est le meilleur des amants… le plus doux… le plus attentionné… le plus tout… Et j’irais laisser passer une occasion pareille ?!… Ah non alors !… Je fonce tête baissée… Et ça arrive… Evidemment !… Une fille quand elle a décidé d’avoir un mec elle l’a forcément… Sauf que tu tombes de haut… C’est pas du tout, mais alors là pas du tout ce que tu étais allé te mettre dans la tête… Il est comme les autres… Exactement pareil… Si c’est pas pire… Tu te jures que tu te feras plus avoir… Ah non alors !… C’était la dernière fois… Et huit jours après t’y resautes à pieds joints…

De toute façon si je devais compter les moments où, dans ma vie, j’ai été avec un seul mec !… Je me demande même s’il y en a eu… Deux minimum… Toujours… Si c’était pas trois… Voire davantage… La raison ?… Elle est toute bête la raison… Et elle tient pas debout… C’est que j’ai la trouille de me retrouver toute seule la raison… Alors en avoir deux, si il y en a un qui te plaque, il te reste toujours l’autre… C’est idiot, je sais… Parce que le plus souvent ça te met dans des situations tellement compliquées que ce que tu risques c’est de tous les perdre… La preuve en ce moment… Si tout ça ça éclate au grand jour c’est couru qu’il va m’en rester aucun… En tout cas pas celui que je voudrais garder… Est-ce que je voudrais vraiment le garder d’ailleurs ?… J’en suis même pas sûre… Non, finalement… Non… Je suis bien avec… Oui… Sans plus… S’il me plaquait j’en ferais pas une maladie… Mon amour-propre en prendrait un coup ça c’est sûr… Ca me poserait des tas de problème d’organisation, oui… Faudrait que je déménage… Décider si je reste ici ou si je rentre en métropole… Ca remettrait une foule de choses en question et, en ce moment, je n’en ai pas du tout envie… Mais lui ?… Je m’en remettrais vite… Aucun doute là-dessus…

Finalement est-ce que j’ai jamais été amoureuse ?… J’ai cru l’être… Ca, oui… Des centaines de fois… Mais l’avoir vraiment été ?… A en crever… A n’en plus dormir… A ne pas pouvoir supporter l’absence… Non… Non… Jamais… J’ai beau chercher… Pourquoi ?… J’en sais rien… Enfin si, je le sais… Parce que je ne pourrais tomber réellement – follement – amoureuse que de quelqu’un qui le serait d’abord de moi… Du moins je crois… Et ça ça n’arrive pas… Les types ils tombent pas amoureux de moi. Jamais. Parce que je leur donne trop vite ce qu’ils veulent ?… Qu’ils se servent et puis ça va bien comme ça… Alors peut-être qu’il faudrait que j’arrête de coucher ?… Ca va pas, non ?… Je pourrai jamais… C’est bien trop bon… Ouais… Ouais… Je vous embrasse… Pensez un peu à moi… Victorine. »

jeudi 13 mai 2010

Escobarines: A la piscine






Il y avait pas une fille qui pouvait les sentir Caelia et Alexandra. Pas une. Elles se croyaient trop. Elles la ramenaient trop. Et tout ça juste parce qu’elles avaient été sélectionnées, l’année d’avant, pour la finale 100 mètres nage libre des championnats régionaux. Qu’elles avaient perdue. Sixième et huitième elles avaient fait…
- A cause du départ... Beaucoup trop vite il l’a donné ce guignol… Ca nous a déconcentrées… Mais le prochain coup on sera sur le podium… Toutes les deux… Alors là il y a pas photo…

Madame Lambert aussi elles l’agaçaient. On le voyait bien. Même si elle faisait tout ce qu’elle pouvait pour pas le montrer…
- Eh, toutes les deux là-bas !… Quand je dis quelque chose, c’est pour tout le monde !…
- Ouais… Ouais…
Elles traînaient des pieds, finissaient par se jeter à l’eau de mauvaise grâce …
- Faites attention !… Faites bien attention !… A force de chercher vous allez trouver…
Caelia haussait les épaules derrière son dos…
- Attention ?… Attention à quoi ?… Si elle croit qu’elle nous fait peur avec ses menaces à deux balles…
Alexandra renchérissait…
- Qu’est-ce qu’elle peut faire ?… De toute façon sans nous il est mort son truc… Elles sont bien trop nulles les autres… Non, mais tu les imagines en compét ?…

Elles arrivaient de plus en plus souvent en retard, mettaient un temps fou à se changer, nous rejoignaient quand bon leur semblait…
- Vous le faites exprès ?…
- Quoi ?!… Mais non, mais… Vu toute l’avance qu’on a sur elles n’importe comment !…

Jusqu’au jour où…
- Inutile d’aller passer vos maillots…
- Hein ?… Mais pourquoi ?…
- Parce que vous entretenez un climat détestable dans le club… Qui désormais se passera de vous…
- Mais les championnats !… Si on est pas inscrites on pourra jamais les faire les championnats !…
- Allez voir ailleurs si on veut bien de vous…
- Il y a rien ailleurs !… Il y a rien à moins de cent kilomètres…
- Fallait y réfléchir avant…

Elles sont quand même revenues la fois suivante. A l’heure. Et toutes gentilles. Toutes mielleuses…
- Qu’est-ce que vous faites là ?…
- Ben…
- Je parle français il me semble, non ?… Rentrez chez vous…

Elle a quand même fini par accepter qu’elles restent. A condition que ce soit toutes seules. Qu’elles viennent avant tout le monde. Et qu’elles repartent quand nous on arrivait. Du coup on se croisait juste vite fait. Et encore pas toujours…

Sauf que ce mardi-là…
- Venez voir, les filles !… Venez voir !… Vite !… Dépêchez-vous !… Ca va peut-être pas durer…
Elle était toute essoufflée Emilie… Toute excitée…
- Qu’est-ce qui se passe ?…
- Vite, j’vous dis !…

Elles étaient dans l’eau, toutes les deux, accoudées à la margelle, le derrière en l’air, le maillot ramené sur le côté…
- Wouah !… Cette fessée qu’elles se sont ramassée…
- Qui c’est qui leur a donnée ?…
- Madame Lambert, tiens !… Sûrement… Qui tu veux ?…
Madame Lambert qui n’y était vraiment pas allée de main morte…

Elles étaient presque toutes arrivées maintenant les filles. Elles s’approchaient. Elles faisaient cercle. Elles rigolaient. Elles commentaient…
- Comment j’aurais pas aimé, moi, en prendre une comme ça !…
- Ca va leur brûler un moment…
- Oui… Et elles sont pas près de s’asseoir…
- Qu’est-ce qu’elles ont fait ?…
- Quelque chose de grave, sûrement…
- Oui… Sûrement qu’elles l’ont pas volé…
- Qu’est-ce qu’elles ont fait, M’dame ?…
- Si on vous le demande…
- De toute façon c’est bien fait pour elles, moi j’dis !…

Alexandra a levé la tête vers elle…
- S’il vous plaît… On pourrait pas partir maintenant ?…
- Non… Vous savez ce qu’on a convenu… Bon, mais allez, à l’eau, vous autres !… Au travail !…

lundi 10 mai 2010

Colocataires2 ( 14 )

- Il va mettre longtemps à venir ?… Tu sais pas ?… A peu près ?… Une heure ?… Moins ?… Faut qu’on se dépêche alors… Faut qu’on finisse de me préparer… Qu’est-ce que je vais mettre ?… Choisis, toi !… Va choisir… Ce que tu veux… Ce que tu aimerais que la fille elle porte si c’était à toi que ça arrivait un truc pareil…

- Je l’aurais parié… J’aurais parié que t’allais me sortir tout ce que j’ai de plus classique… De plus sage… Même la culotte… Ca fait des mois que je la porte plus celle-là… C’est quoi qui t’attire là-dedans ?… C’est le contraste avec la situation ?… Oui… C’est ça, hein ?… Une tenue très sage pour un comportement de petite dévergondée… Et lui, ça va lui plaire, tu crois ?… T’en sais rien du tout en fait… Tu le connais à peine… T’es sûr de toi au moins ?… T’es sûr de ce que tu fais ?… Que ça va pas être un plan complètement foireux ?…
- Certain…
- De toute façon tu restes là… A côté… Tu t’éloignes pas, hein !… Un mec on sait jamais ce qui peut lui passer par la tête… Bon, mais allez, maquille-moi maintenant !…

Elle a sursauté…
- Ben vas-y !… Vas-y !… Va ouvrir… Et… Ah oui… J’oubliais… Je veux pas qu’il parle… Rien… Pas un mot… Même pas bonjour… Ca me gâcherait tout…

Immobile sur le pas de la porte. Paralysé. Tétanisé. Elle s’est avancée lentement vers lui. Debout. Tous les deux face à face. Elle a approché son visage du sien. A posé ses lèvres sur les siennes. Ses mains sur son dos. Sur ses reins. Sur ses fesses…
- Viens !…
Elle l’a entraîné jusqu’au canapé où elle l’a poussé, fait basculer…
- Laisse !… Laisse-moi faire !… Laisse-toi faire… C’est moi… Je veux…
Elle a déboutonné sa chemise, lui a mangé le torse de petits baisers. De long en large. De bas en haut. De haut en bas. Plus bas. Encore plus bas. Encore. Elle a ouvert. Elle l’a sortie, s’est penchée, l’a prise entre ses lèvres. Il a renversé la tête en arrière, a gémi. Elle l’a accompagné d’un grondement sourd de fond de gorge, rauque, régulier. Il a joui bruyamment en donnant de grands coups de poing contre le mur derrière lui…

- Ah, ça y est !… Il ressuscite on dirait…
Il a voulu se redresser, se soulever sur un coude…
- Non, non !… Reste comme ça !… Bouge pas !… Je m’occupe de tout, j’t’ai dit !… Oui… Il reprend forme… Regarde-moi ça !… Et pas qu’un peu !… C’est que ça a la santé finalement, hein !… Heureusement !… Parce que tu sais que tu m’as mise en appétit, toi !… Va falloir que t’assures maintenant !… Sinon !…
Et elle l’a chevauché, les mains plaquées, de chaque côté, sur ses épaules. Avec ardeur. Avec frénésie. Ses yeux se sont brouillés. Se sont perdus. Loin. Très loin. Et son plaisir l’a submergée en longs arpèges sanglotés…

- Je m’attendais pas à ça du tout…
- Tu t’attendais à quoi ?…
- Au genre de type sûr de lui, déterminé… Qui sait ce qu’il veut… Qui prend les initiatives… La direction des opérations… T’as juste à te laisser faire… A te laisser guider… A laisser son désir de toi te donner envie…
- En somme t’es déçue…
- Oh non, non !… Pas du tout… Ce genre de mec non plus c’est pas mal… C’est comme un gode vivant tout compte fait… Dont tu te sers à ta guise… Et faut quand même être honnête : pour une nana avoir un homme entièrement à sa disposition comme ça, dont elle fait tout ce qu’elle veut, ça a quelque chose de sacrément jouissif… Et tu sais quoi ?… Ben finalement, si on réfléchit bien, celui-là, si tu me l’as choisi, c’est parce qu’il te ressemble au fond… Et pas qu’un peu !… C’est pas vrai peut-être ?… Tu vois : tu dis rien… Oh, mais fais pas cette tête-là !… Elle était très bien ta trouvaille… La preuve : je vais la garder… Elle reviendra… Les jours où j’aurai besoin de quelqu’un pour en faire tout ce que j’ai envie… Pour les autres jours tu vas m’en trouver un autre… Un exactement comme je voudrais pour m’éclater… C’est pas bien compliqué : suffit juste que tu me cherches le contraire de ce que t’es…

- Tu viens pas te coucher ?…
- Si !… Si !… J’arrive…
- Réchauffe-moi !… Et fais-moi des câlins… J’ai envie… Mais des câlins câlins, hein, tu sais bien !… Pas des autres… Les autres t’as pas le droit…
Elle s’est lovée tout contre moi…
- Et pour toi ?… Comment c’était pour toi ?… Tu as aimé nous voir ?…
- Evidemment !… Cette question !…
- T’as pas l’air franchement enthousiaste…
- Oh si, si !…
- T’étais où ?… Je me rappelle seulement pas avoir fait attention à toi…
- J’étais là… Tout près…
- A des kilomètres sûrement… Je m’en souviendrais sinon… Faut pas avoir peur quand c’est comme ça, hein !… Faut approcher… Je vais pas te manger… Ca t’as le droit de regarder… Tant que tu veux… Faut quand même que t’aies un peu de plaisir, toi aussi !… C’est juste quand je me le fais toute seule que je veux pas… Tu sais pourquoi… Peut-être un jour… Mais alors donnant donnant…

jeudi 6 mai 2010

Escobarines: La fessée de Thaïs






- Tiens, tiens !… Thaïs !… Quelle bonne surprise !… Ca faisait un moment, dis donc !… Qu’est-ce qui t’amène ?… Ton petit copain t’a plaquée ?…
- Non… Oh, non… Pourquoi tu dis ça ?…
- Parce que quand tu habitais là, à côté, chez papa-maman, je ne te voyais quasiment jamais – même si c’était très souvent – que dans ces occasions-là… Quand Sébastien ou Florian ou Cyril venait de te plaquer… Et tant d’autres… Tu venais t’épancher, en larmes, dans mon giron… Pendant des heures…
- J’étais jeune… Je tombais amoureuse pour un rien… Fallait bien que j’en parle à quelqu’un… Et à part toi…
- Depuis que tu as déménagé je t’ai revue quatre fois… Chaque fois pour la même raison…
- J’ai jamais eu de chance avec les types… Et t’as toujours su trouver les mots qu’il fallait… Me consoler… Me redonner confiance…
- Et donc aujourd’hui c’est pas pour ça… C’est juste pour le plaisir de me rendre une petite visite alors ?…
- Oui… Oh, oui… Parce que avec Clément ça marche du feu de Dieu tous les deux… Et ça dure en plus !… Seize mois ça va faire… Sans une engueulade… Sans un nuage… Rien… J’ai jamais connu ça avant, moi !…
- Je te souhaite qu’une seule chose…
- C’est que ça dure… Oui, ben ça !… Moi aussi… Et pas qu’un peu !… Ca devrait… Normalement ça devrait… Si je fais pas trop l’idiote…
- Il y a pas de raison…
- Oh ben si !… Si, il y en a des raisons… Je suis folle des fois !… On croirait que je fais tout pour que ça tourne de travers… Pour que ce à quoi je tiens le plus me file entre les doigts…
- Ah… Qu’est-ce qui s’est passé ?…
- Rien… Non… Rien… Enfin presque…
- C’est-à-dire ?…
- J’ai couché avec un ex…
- Et Clément l’a appris…
- Non… Oh, non !… Je suis pas complètement cinglée quand même… Non… Et il le saura pas… Ou alors ce serait vraiment la faute à pas de chance… Non… Mais c’est complètement nul… J’en avais même pas envie en plus…
- Ben pourquoi tu l’as fait alors ?…
- Si seulement je le savais !… Je m’en veux !… Vous pouvez pas savoir ce que je m’en veux… Je me sens salie… Souillée… Et moche !… Mais moche…
- Tout le monde peut commettre une erreur…
- Je m’étais juré que ça n’arriverait jamais… Jamais !… Et à la première occasion… Je me traîne ça comme un boulet maintenant… Tout le temps j’y pense… J’ose plus le regarder en face Clément… C’est là sans arrêt entre nous…
- Et si tu vidais ton sac une bonne fois pour toutes ?…
- Oui, oh ben alors là on voit que vous le connaissez pas !… Il a des principes Clément… Jamais il passerait sur une chose pareille… Ce serait fini… Et bien fini… Non… Je suis bonne pour me coltiner ça pendant des mois et des mois… Avec tous les risques que ça comporte… Parce que je sais ce qui va se passer… Je vais vouloir me punir… Il y aura des jours où ça me sera tellement insupportable ce que j’ai fait que je serai capable de n’importe quoi pour ne plus me sentir coupable… Ou en tout cas un peu moins… Sans compter que je ne vais pas cesser d’appréhender que ça recommence… Si c’est arrivé une fois…
- Aie un peu d’indulgence… Vis à vis de toi-même…
- Ah non !… Non !… C’est trop facile ça !… C’est trop commode… Avec des raisonnements comme ça on peut tout se permettre… Tout et n’importe quoi… Se trouver toutes les excuses du monde… Se pardonner à chaque fois et recommencer… Non… Ca va peut-être te paraître bizarre… Tu vas peut-être me trouver complètement déjantée, mais le seul moyen pour que ce soit vraiment complètement effacé ce que j’ai fait, pour que je puisse me regarder à nouveau en face ce serait qu’on me donne une vraie punition à cause de ça… Seulement à qui tu veux que je demande un truc pareil ?…
- Quel genre de punition ?…
- Ben… Une punition… Il y en a pas trente-six mille des punitions…
- Une fessée ?…
- Evidemment !… Qu’est-ce que ça pourrait être d’autre ?… Mais dis ?! ?!… Ca t’ennuierait, toi ?… Depuis le temps qu’on se connaît maintenant tu pourrais pas ?… Si ?!… Oh, chouette, t’es un amour…

- Je croyais vraiment pas que t’accepterais…
- Regarde devant toi !… Et tiens ta robe relevée… Tu sais ce qu’on a dit… Ca fait partie de la punition…
- Ah oui… C’est vrai, oui… Oui… Je croyais pas… Enfin… Je me demandais… J’étais pas sûre… J’ai quand même tenté le coup… J’ai bien fait… La preuve !… N’empêche comment t’as tapé fort !… C’est pas un reproche, hein, au contraire !… Même que t’aurais tapé plus fort j’aurais rien dit… Enfin si !… J’aurais crié… Comme là… Mais encore plus fort…
- Plus haut la robe !…
- Ah oui !… Oui !… Mais tu sais ce que je pense ?… Ben que ce qu’il faudrait pas maintenant c’est que Clément j’aille le tromper juste pour te donner l’occasion de me punir… Oh, mais je crois pas, hein… Non, je crois pas… Tu crois, toi ?…

lundi 3 mai 2010

colocataires2 ( 13 )

- Faut que je vous dise quelque chose… C’est important… Vous savez Martial ?… Celui qui m’a écrit pour le blog où vous m’avez mise toute nue…
- Oui ?…
- Eh bien il m’a encore écrit… Tous les jours il m’écrit… Plusieurs fois par jour même des fois…
- Ah… Et tu lui réponds ?…
- Un peu… Quelquefois… Oh, mais faut pas aller vous imaginer, hein !… J’en ai rien à foutre de lui…
- Et lui ?… De toi ?…
- Oh, pareil !… Enfin je sais pas vraiment… Mais sûrement !… Faut pas croire que les types ils pensent toujours qu’à ça avec nous… Il y en a c’est juste qu’ils ont envie de discuter… Ou besoin de se confier…
- Et c’est ce qu’il fait avec toi…
- Un peu, oui… Parce que la nana avec qui il est c’est pas vraiment ça… Elle le comprend pas… Elle l’écoute pas… Alors il s’est refermé… Comme une huître… Il parle plus vraiment… A personne… Ca fait des années… Il y a qu’avec moi qu’il se remet à y arriver un peu… Tout doucement… Alors je peux quand même pas…
- Toujours commencer par réveiller le bon Samaritain qui en toute femme sommeille…
- Pourquoi vous dites ça ?…
- Non… Pour rien… Et sa nana il a l’intention de la quitter, je suppose… Pas maintenant… Pas tout de suite… Mais bientôt… Il faut qu’il la ménage… Qu’il la prépare… Avec tact… Avec délicatesse…
- Oui… Comment vous le savez ?…
- C’est pas bien compliqué à deviner… Bon… Et vous vous voyez quand ?…
- Hein ?… Mais jamais… Enfin je sais pas… Peut-être un jour…
- Il en parle pas ?…
- Si… Mais juste comme ça… Sans qu’il y ait rien de précis…
- Ca va venir… Sans tarder… Tu iras ?…
- Non, j’irai pas… Non… Parce que je sens bien que vous le prendriez mal… Mais il y a pas de raison, vous savez… C’est vous que j’aime et personne d’autre…

- Ca file en couille avec Peter… Et pas qu’un peu…
- C’est-à-dire ?…
- C’est-à-dire que parti comme c’est parti dans quinze jours on est plus ensemble… Si c’est pas avant… Je l’intéresse plus… Ce qu’il voulait avec moi c’est des trucs bien précis qu’étaient dans sa tête et qu’elles lui refusaient les autres... Il les a eus… Et il m’a bien eue… Voilà… Oh, mais je vais pas pleurer dessus, hein !… Ni le supplier… Je vais pas lui faire ce plaisir… D’autant qu’au fond j’en ai strictement rien à battre… C’est juste que mon amour-propre il en prend un sacré coup… En tout cas t’inquiète pas que maintenant je vais savoir à quoi m’en tenir… Et que je suis pas prête de redonner dans le panneau… Ah non alors !… Plus question que je me laisse faire… A mon tour de les utiliser les types… A ma façon à moi… Et je peux te dire qu’ils vont pas être déçus du voyage… Bon, mais allez !… Assez parlé de lui… On l’oublie… Qu’est-ce qu’on fait ?… T’as une idée ?…
- Je te prépare ?… Je te fais belle ?…
- J’ai pas vraiment envie de sortir ce soir… Ca va trop me rappeler quand j’allais le faire cocu…
- T’es pas obligée de sortir… Ca peut être juste pour notre plaisir à nous…
- Vu comme ça…

- Finalement… Finalement de tous ceux que j’ai connus jusqu’ici tu es le seul entre les mains de qui je peux m’abandonner complètement… En toute confiance… Me laisser aller sans me poser de questions… Aucune… Même les plus… Parce que à force que tu me laves comme ça tout partout ça me fait des choses et je mouille… C’est obligé… Tu t’en rends compte… C’est obligé aussi… Un autre à ta place il sauterait sur l’occasion… Il tenterait le coup… Pas toi… Et t’as pas intérêt… Parce que ça gâcherait tout… Il y aurait plus rien qui pourrait être comme avant… Et ça il en est pas question… Pour rien au monde… Et puis faut pas croire que parce qu’on mouille on a forcément envie… Enfin si !… Dans un sens… Et dans un autre non… Disons que c’est pas pour ça qu’on a forcément envie avec n’importe qui… Et avec toi, de toute façon, ce sera toujours complètement impossible… Tu vas encore me dire que c’est à cause de ton âge… Non !… Tu pourrais bien avoir trente ans de moins et il y aurait pas toutes les raisons qu’il y a pour qu’on le fasse pas que ce serait quand même impossible… Il y aurait quelque chose en moi qu’arriverait pas à y arriver…
- Et c’est quoi ?…
- Rien… Tu vas te vexer…
- Mais non !… Dis !…
- C’est que moi j’ai besoin qu’un type il fasse vraiment homme… Viril, quoi !… Il y a que comme ça que je peux me sentir vraiment femme… Quand un vrai beau mâle m’a choisie et qu’il a envie de moi… Alors là !… Toi, c’est pas que tu fasses efféminé… Non… Pas du tout… Mais il y a un truc homme que t’as pas… Que tu pourras jamais avoir… Je sais pas expliquer… Ca s’explique pas de toute façon… Ca se sent… Hou là là !… J’aurais jamais dû parler de ça, moi !… Rien que d’y penser comment ça me donne envie !…
- Ca peut peut-être s’arranger…
- Si je sors, oui !… Mais j’en suis pas vraiment…
- Il y a peut-être une autre solution…
- Je vois pas laquelle… A moins que… Tu l’as fait ?… Tu m’as trouvé quelqu’un ?… C’est pas vrai que tu l’as fait !… Eh ben appelle-le !… Qu’est-ce t’attends ?…