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lundi 30 mai 2016

La clef USB (11)

– Tu nous as fait faux bond samedi soir…
– J’étais crevée, Antoine !
– Quand même ! Quand même ! T’aurais pu faire un effort. Pour une fois que j’étais là. Tu m’as apporté une vidéo au moins cette fois ? T’as pas oublié ? Ah, ben tu vois quand tu veux ! Donne ! Il y a quoi dessus ?
J’ai vaguement bredouillé quelque chose.
– On verra ça plus tard n’importe comment. Un autre jour.
Je me suis sentie profondément soulagée et, en même temps, terriblement déçue.
Il m’a tendu une petite panière en osier dans laquelle se trouvaient neuf billets pliés en quatre.
– Choisis-en un !
– Fais voir ! Sept. Eh bien en route pour la vidéo sept alors !
Il l’a lancée. J’ai fermé les yeux. Je la connaissais trop bien celle-là.
Il m’a rappelée à l’ordre.
– Ah, non ! Non ! C’est pas de jeu. Faut que tu regardes en même temps que moi. Ça vaut pas sinon.
Damien. Damien nu sur le lit.
– Ah, ben on peut voir bien en détail comment il est fait, lui, aujourd’hui. Beaucoup mieux que sur la vidéo de l’autre fois. C’est qu’il est sacrément bien outillé, dis donc ! Je comprends que t’aies craqué. Mais t’es où, toi, du coup ? Ah, te voilà ! Enfin ! Bien décidée à te pencher sur la question, on dirait. De très très près. C’est ça, prends les choses en mains. Oh, mais c’est qu’on sent tout de suite la nana d’expérience : tu me manipules ça avec une dextérité ! Il apprécie, dis donc, et pas qu’un peu ! Joli le petit coup de langue, là ! Et on remet ça. Je sais pas pourquoi, mais je sens que tu vas te l’enfourner dans la bouche. Tiens ! Qu’est-ce que je disais ? Il a bon goût ? Tu aimes ? Ça m’en a tout l’air. Vu comment tu t’acharnes dessus. C’est ça, mets-toi à genoux : tu seras plus à l’aise. Et puis cet aperçu que tu nous offres, le cul en l’air comme ça ! Ah, on n’ignore plus rien de tes petits secrets. Eh, mais c’est que tu grognes ! Ah, mais si, si ! Tu grognes. En sourdine. Écoute ! T’entends ? Même que c’est en train de s’emballer. T’avales, là, je suis sûr que t’es en train d’avaler. Non ? Eh bien, réponds ! Non ?
– Si !
– Allez, un dernier petit bisou dessus. Et on remballe. Jusqu’à la prochaine fois. Ah, il en a de la chance ce monsieur. Je suis sûr que Laurent…
– Laurent n’a rien à voir là-dedans.
– Ah, ben si ! Si ! Parce que je suis sûr qu’un tel traitement de faveur Laurent doit pas y avoir souvent droit. S’il y a jamais eu droit d’ailleurs… Faudra que je lui pose la question.
– Tu vas pas faire ça ?
– Ben, pourquoi ? Je pourrais. On est très libres ensemble tous les deux. On se raconte plein de choses.
– Écoute, Antoine…
– Te fatigue pas ! J’ai pas l’intention de parler de ça avec lui. Du moins dans l’immédiat. Par contre, tu sais ce qui serait bien ? C’est que tu remettes le couvert avec ce monsieur, mais le derrière rougi, cette fois, d’une fessée toute neuve. Tu t’en occupes ? Tu nous amènes ça pour la prochaine fois ?
– Oui, mais…
– Mais quoi ?
– Il va s’apercevoir.
– Il va faire plus que s’apercevoir. Parce que c’est lui qui va te la donner.
– Hein ? Mais…
– Tu lui expliqueras. Que c’est pour la bonne cause. Il sera ravi, tu verras. Et toi, ça te mettra en appétit.

mercredi 25 mai 2016

Escobarines: Le valet (5)

Toujours le même rituel dont il ne s’écarte pas d’un iota. Un à un il lui retire tous ses vêtements. Toujours dans le même ordre. Il les plie soigneusement, les dépose sur le fauteuil. Il prend tout son temps.
– Venez !
Le couloir. Comme d’habitude. Il l’arrête.
– Non, non ! Par ici !
Une autre porte.
– Si Madame veut bien se donner la peine !
Une toute petite pièce, meublée en tout et pour tout d’une chaise et d’une table sur laquelle se trouvent des feuilles de papier blanc, un stylo et des crayons.
– Monsieur regrette infiniment de ne pas avoir pu assister à la fessée que Jeanne et Victor ont administrée à Madame la semaine dernière. Aussi souhaite-t-il qu’elle lui en fasse le récit. Aussi circonstancié que possible. Faute de quoi…
Faute de quoi ? Il ne précise pas. Il sort.
Elle s’y essaie, pleine de bonne volonté. Elle écrit. Elle rature. Elle recommence. Les mots ne viennent décidément pas. Son regard se perd par la fenêtre. Elle lance des traits, au hasard, machinalement, sur le papier. Un dessin commence à prendre vaguement forme. Presque malgré elle.

Il revient, jette un coup d’œil par-dessus son épaule, hoche la tête.
– Madame n’a guère avancé.
Elle n’y arrive pas. Elle ne sait pas. Elle n’a pas l’habitude.
– Si Madame le permet… Qu’elle ne cherche pas midi à quatorze heures… Qu’elle se contente de relater les faits. Tels qu’ils se sont produits.
– Ben oui, mais…
– Qui a fessé Madame ?
– Jeanne… C’est Jeanne qui a commencé.
– Sans avoir besoin de mettre le derrière de Madame à l’air. Il l’était déjà. Et alors ?
– Et alors elle a tapé.
Elle dessine. Elle continue à dessiner. Une femme apparaît. Nue. De dos.
– Avec quoi ?
– La main.
– Vous étiez où ?
– En travers de ses genoux.
– Et Victor pendant ce temps-là ?
– Derrière moi il était.
– Il faisait quoi ?
– Il regardait. Et il parlait.
– Il disait quoi ?
– Rien.
– Si Madame veut que je l’aide… Il disait quoi ?
– Il voulait qu’elle tape plus fort. « Fais-la gigoter un max, Jeanne ! Que je puisse me rincer l’œil »
– Et elle l’a fait ?
– Oui.
– Et Madame a gigoté ?
– Ne m’obligez pas ! Je vous en supplie, ne m’obligez pas !
– Madame a gigoté ?
– Oui.
– Et crié, je suppose ?
– Un peu…
– Seulement un peu ?
– Ça faisait mal.
Elle continue à dessiner.
– Et ensuite ?
– Ils ont… Jeanne et Victor… Ils ont…
– Baisé ? Le mot gêne Madame ? C’est, à n’en pas douter, que le spectacle gracieusement offert par Madame les avait l’un et l’autre émoustillés. Madame a participé ?
– Vous êtes fou !
– Mais elle a été tentée de le faire. Bon, mais je laisse Madame rédiger. Elle a maintenant tous les éléments en mains.

Monsieur lit. Il sourit.
– C’est criant de vérité. Il y a également, paraît-il, un dessin.
Qu’elle lui tend.

Il s’en empare, le glisse dans un dossier.
– Pour solde de tout compte. Vous pouvez rentrer chez vous. Ce sera, en ce qui me concerne, un excellent souvenir.
Il sonne.
– Bastien va vous raccompagner.

Elle renfile sa robe. C’est fini. Il ouvre la porte.
– À titre personnel, je dois dire que je vais beaucoup regretter Madame. Infiniment.
Il s’incline. La laisse passer. Referme derrière elle.

* *
*

Elle sonne. Les pas sur le tapis se font attendre. Surgissent enfin, familiers, rassurants.
– Madame ? Madame désire ?
Elle ne répond pas. Il reste impassible.
– Madame aurait donc pris goût à la chose ? Je comprends Madame. Je vais voir si Monsieur peut recevoir Madame.
Elle fixe les volutes du tapis. Il revient.
– Monsieur est ravi de la surprise que lui fait Madame. Si Madame veut bien se tourner…
Et, d’un geste précis et sûr, il descend la fermeture éclair jusqu’au bas du dos.

lundi 23 mai 2016

La clef USB (10)

On était là, à table, tous les trois. On parlait de choses et d’autres. De tout et de rien. Et dire que le matin même il m’avait flanqué une fessée Antoine ! Cul nu ! Je ne pouvais pas m’empêcher d’y penser. Je ne pouvais penser qu’à ça. Je le regardais. Je regardais ses mains. Des images m’assaillaient. Que je ne faisais même pas mine de repousser. Elles me troublaient. Je les accueillais. Je les laissais s’installer. Elles m’étaient à la fois insupportables et douces. Et lui ? Est-ce qu’il y pensait aussi ? Évidemment qu’il y pensait ! Il avait beau paraître se passionner pour la conversation de Laurent, éclater de rire à chacun de ses bons mots, n’empêche qu’il y pensait. J’en aurais donné ma main à couper.

J’en ai eu la preuve quand, juste avant que j’apporte le dessert, le téléphone de Laurent a sonné.
– Qu’est-ce qu’ils me veulent encore ? Même un samedi soir tu peux pas avoir la paix. Faut que le boulot te rattrape. Allô ! Oui ? Évidemment que c’est moi ! Qu’est-ce qui se passe ?
Il s’est éloigné dans le couloir, a refermé derrière lui la porte de son bureau.
Antoine a sauté sur l’occasion.
– Elles ont dû changer les couleurs depuis ce matin, non ? S’approfondir. Se diversifier.
– Un peu…
– Tu fais voir ?
– Non, mais ça va pas, Antoine ! Tu te rends compte ? Et si jamais il revient ?
– On l’entendra arriver.
– C’est pas une raison.
– Allez, Christina ! Dépêche-toi ! Ça devient fatigant à force. Tu sais bien que…
J’ai soupiré. Baissé un peu mon pantalon. C’est lui qui a fini de me le descendre, en même temps que la culotte, jusqu’à mi-cuisses.
– Ah, oui, dis donc ! Je suis pas mécontent de moi sur ce coup-là. Un véritable travail d’artiste. Je suis doué. Et pas qu’un peu. Non ? Tu trouves pas ?
– Bon, allez ! Ça suffit !
J’ai voulu me reculotter.
– Attends ! Attends ! Il y a pas le feu. Qu’on en profite !
Et il a épousé les contours de sa fessée. Du bout des doigts. Avec des retours. Des remords. Il a appuyé ici. Pincé là. Enfoncé ailleurs.
– On recommencera. Et sans tarder. J’ai vraiment beaucoup aimé. Non ? Pas toi ?
– Le v’là, Antoine ! V’là Laurent !
Et je me suis enfuie dans la cuisine en m’efforçant de remonter, aussi vite que possible, tant bien que mal, culotte et pantalon.

Quand je suis revenue, avec mes îles flottantes, ils s’étaient lancés dans une conversation passionnée sur les mérites comparés de Nadal et de Federer. De Tsonga et de Gasquet. Puis il a été interminablement question de breaks, d’aces, de revers, de smashs.
– Bon, les garçons, vous m’excuserez… C’est pas que je m’ennuie, mais je tombe de sommeil.
J’ai regagné la chambre. J’en ai laissé la porte ouverte. Leurs voix me parvenaient, longue mélopée ininterrompue, me berçaient. J’ai un peu somnolé. J’étais bien. Des images se sont approchées. Celles du matin. Chez Antoine, puis ici, dans la salle de bains. Je me suis laissée vaguement errer, avec le pouce, sur mes seins. Dont les pointes se sont dressées. Je me suis pianotée tout au long de ma fêlure. J’ai effleuré mon bouton, m’en suis éloignée, y suis revenue. Toujours ces images qui se sont faites plus précises, plus présentes. La douche. La pomme de la douche. Le jet sur moi. Et, brusquement, j’ai voulu me voir. Il fallait que je me voie. Impérativement. Ma tablette. J’ai lancé la vidéo et je me suis regardée. Entrer dans mon plaisir. Le faire venir. Doucement le psalmodier. Et je me suis accompagnée. Voluptueusement. Il y avait toujours leurs voix en bas. Qui se relayaient. Qui s’entremêlaient. J’ai étouffé ma jouissance dans l’oreiller.

jeudi 19 mai 2016

Escobarines: Le valet (4)

Il vient de la déshabiller. Elle est nue. Elle attend.
– Que Madame m’excuse, mais Monsieur exige qu’aujourd’hui Madame se présente à lui la chatte rasée…
– Alors ça, il n’en est pas question !
Ça lui a échappé. Le cri du cœur.
– Est-ce que Madame préfère que Monsieur renonce à tenir ses promesses ? Que Madame réfléchisse ! Elle ne va quand même pas avoir accompli tout ce chemin pour rien.
Elle soupire. Elle hausse les épaules. Au point où elle en est !
– Alors que Madame veuille bien me suivre ! Monsieur m’a chargé d’œuvrer. « Je suis sûr que vous allez nous réaliser ça à la perfection, Bastien. »
Elle veut protester. Elle ne dit rien. À quoi bon ? Il lui faudra de toute façon inéluctablement en passer par là. Et elle le suit.
– Que Madame veuille bien s’allonger là !
Elle obtempère. Elle ferme les yeux.
Il l’enmousse généreusement. Sur toute la surface.
– Si je puis me permettre, je crois que Madame ne sait décidément pas s’y prendre avec Monsieur.
Elle rouvre les yeux. Il est penché sur elle, attentif, absorbé.
Il précise.
– Quand Monsieur conseille, il s’agit, en réalité, d’un ordre. Madame aurait incontestablement dû choisir de se laisser fesser par Victor. Monsieur n’a guère apprécié. « Après tout ce que j’ai fait pour elle, Bastien ! Les femmes sont d’une ingratitude ! » Que Madame s’attende donc à ce que Monsieur se montre aujourd’hui très exigeant avec elle.
– C’est-à-dire ?
Il ne répond pas. Ses gestes sont précis et sûrs. D’une main il étire la peau entre le pouce et l’index, de l’autre, il rase.

Il se recule, satisfait.
– Là ! Ça va très bien à Madame. Vraiment très très bien. Monsieur sera content. Il va beaucoup apprécier.
Il la précède dans le couloir, se retourne, tarde à frapper.
– Monsieur a en tout cas incontestablement raison. Madame est vraiment très bien foutue.
Il s’incline.
– Si Madame veut se donner la peine d’entrer.

Monsieur la contemple. Longuement.
– Bastien est un véritable artiste.
La fait passer à côté. Asseoir.
– Vous ne m’avez toujours pas dit. C’est quoi ces rêves que vous tenez tant à le voir réaliser votre ami ?
– Ce sont les siens et je n’ai pas le droit de…
– Vous êtes sûre qu’ils tiennent vraiment la route au moins ?
– Je ne sais pas. C’est un domaine que je ne connais pas. Mais ce n’est pas ça l’essentiel. L’essentiel c’est que ses rêves le portent. C’est qu’ils soient sa raison de vivre. C’est que rien d’autre ne compte pour lui.
– Et vous êtes sûre qu’ils nécessitent des sommes aussi considérables ? Qu’il ne les utilise pas pour autre chose ? Pour faire la fête avec ses copains par exemple ?
Elle le regarde droit dans les yeux.
– Je suis prête à en prendre le risque.
Il sourit.
– Il baise bien au moins ?

Il sonne. Jeanne apporte le thé. Dépose le plateau entre eux sur la petite table basse.
– Asseyez-vous, Jeanne ! Aujourd’hui, c’est notre invitée qui va faire le service. Elle vous doit bien ça. Après la façon tout-à-fait remarquable dont vous vous êtes occupée d’elle l’autre jour. Eh bien ? Qu’est-ce que vous attendez, vous ?
Elle se lève. Elle le sert, lui d’abord. Et puis elle, Jeanne.
– Mets-moi un peu de lait !
Pendant qu’elle le verse, Jeanne lui envoie une grande claque sur les fesses. Qui la fait sursauter. Quelques gouttes se répandent dans la soucoupe.
– Tu peux pas faire attention, non ?
Monsieur rit. De bon cœur.
– Jeanne semble avoir très envie de vous en remettre une couche ! Il faut dire que la correction qu’elle vous a infligée l’autre jour l’avait considérablement émoustillée et que ses ébats avec Enrique, la nuit suivante, ont fait trembler les murs de la villa. Mais peut-être souhaiteriez-vous tester d’autres mains que les siennes ? Celles de Victor par exemple, non ?
Elle ne sait pas. Elle…
– Mais oui ! Celles de Victor… Vous ne le regretterez pas, vous verrez ! Emmenez-la, Jeanne ! Allez vous occuper tous les deux d’elle. Moi, j’ai à faire.


lundi 16 mai 2016

La clef USB (9)

Une fessée ! Comme à une gamine de huit ans ! Une fessée ! Il l’avait fait. Il me l’avait vraiment donnée, ce salaud ! Quel salaud ! Oh, mais il allait me payer ça ! Et cher. Je savais pas encore comment, mais j’allais trouver. Alors là, sûr que j’allais trouver !
En attendant, dans la voiture, en rentrant, je me suis mentalement vengée. Copieusement. J’ai commencé par lui expédier un escadron de fesseurs à gages qui se sont relayés pour lui mettre le derrière dans un état, mais dans un état ! Il avait beau crier, supplier, ils ne voulaient rien entendre. Ah, j’en avais pour mon argent ! Et puis je l’ai obligé à se déculotter devant une centaine de filles qui riaient, qui commentaient, qui applaudissaient à tout rompre au spectacle de son postérieur violacé, qui hurlaient chaque fois qu’il voulait remonter son pantalon « Non ! Encore ! Encore ! », qui l’en empêchaient. J’ai imaginé des situations en pagaille. Je lui ai fait flanquer fessée sur fessée. Ça m’a fait un bien fou.

Laurent n’était pas à la maison. Je me suis mise aux fourneaux. En décidant que j’allais penser à autre chose. Qu’il fallait que je pense à autre chose. C’était impossible. Sans arrêt ça revenait. Par bouffées. Et la honte me submergeait. Comment j’avais crié ! Ce qu’il n’avait pas manqué de me faire remarquer : « Quelle jolie voix, Christina ! Surtout quand elle grimpe, comme ça, dans les aigus. » Et quel spectacle je lui avais offert ! Malgré tous mes efforts, je n’avais pas pu m’empêcher de battre des jambes et de gigoter. « Allons, Christina, allons ! Je sais bien que ce n’est pas la pudeur qui t’étouffe, mais tout de même un peu de décence ! »

Et puis ça a tout doucement émergé. Progressivement. Un sentiment différent. Qui a mis du temps à s’installer. Que j’ai mis plus de temps encore à accepter. Comme une sorte d’apaisement. De soulagement. Dont je n’ai tout d’abord pas compris la cause. Ça a flotté, tardé à se mettre en place. Antoine… Laurent… Que je trompais. Que je ne pouvais pas m’empêcher de tromper. C’était plus fort que moi. Laurent que je culpabilisais de tromper. La fessée… Ma honte… Encore Antoine. Encore Laurent. Tout ça s’est mélangé. Et puis, d’un seul coup, ça a été évident. Ce n’était pas pour avoir douté de la discrétion d’Antoine que j’avais été en réalité punie. C’était pour avoir trompé Laurent. C’était pour continuer à le tromper. J’avais payé. Je payais. Ça m’ôtait un poids énorme de la poitrine. Ça me remettait, au moins en partie, en ordre avec moi-même. Et j’ai éprouvé à l’égard d’Antoine un brusque élan de reconnaissance.

Une sorte de bien-être. De sérénité que je n’avais pas ressentie depuis fort longtemps. Et l’irrépressible envie d’être heureuse avec moi-même. La salle de bains. J’ai installé ma caméra. Je l’ai mise en route. Il voulait une nouvelle vidéo Antoine ? Il l’aurait : je lui devais bien ça. Je me suis assise. Au même endroit. Dans la même position. Le contact du carrelage avec mes fesses endolories m’a arraché un petit cri. La pomme de la douche. Le jet. Fort. Le plus fort possible. Sur mon clito. C’est venu vite. Très vite. Profond. Intense. J’ai regardé la caméra. Tout le temps que j’ai joui. J’ai repris tout doucement mes esprits. Et j’ai recommencé. Plus calme cette fois. Plus tranquille. Du bout des doigts que j’ai fait courir encore et encore tout au long de mon fendu, que j’y ai introduits, que j’y ai lentement fait aller et venir.
Deux petits coups légers à la porte.
– Christina ? Tu es là ?
J’étais là, oui !
– Antoine vient d’arriver.
– Je descends. J’en ai pour deux minutes.
Et je me suis voluptueusement finie.

jeudi 12 mai 2016

Escobarines: Le valet (3)

– Madame fait déjà beaucoup moins de difficultés on dirait… Madame a bien raison… Ça l’avancerait à quoi ?
Il la déshabille. Méthodiquement. Consciencieusement. Cela fait partie de ses attributions. Il ne laisse rien paraître de ce qu’il peut éprouver. Il ne s’autorise sans doute d’ailleurs pas à éprouver quoi que ce soit
– En tout cas Monsieur a trouvé Madame très à son goût… Cela ne fait pas l’ombre d’un doute : « Tu as vu ce cul, Bastien ? Et cette avant-scène ! Ah, il y en a une belle paire, là ! Et ils ont sacrément de la tenue… Jamais tu lui donnerais 50 ans ! Jamais… Je regrette pas… Je regrette vraiment pas… Certes elle me coûte cher… Très cher… mais ça en vaut la peine… »
Il dépose la culotte bien à plat sur le tas des vêtements.
– Mais, si je puis me permettre de donner un conseil à Madame… Monsieur est un peu déçu par la réserve de Madame… Qui devrait se laisser davantage libre cours… Crier et se lamenter tout son saoul quand on la fesse… Monsieur est maître du jeu… Il peut faire venir Madame autant de fois qu’il lui plaira… Et il la fera venir aussi longtemps qu’il n’en aura pas eu pour son argent… Alors si Madame ne veut pas que cette situation s’éternise Madame devrait se résoudre à s’exprimer davantage… Quoi qu’il doive en coûter à sa petite fierté.
Il s’efface pour la laisser passer.
– Je… Je peux vous demander quelque chose ?
– Tout ce que Madame voudra…
– Il y aura encore cette fille, là ?
Il pince les lèvres.
– Je ne saurais vous dire… Clarisse est quelqu’un de totalement imprévisible… Un jour ici, l’autre là…
Il baisse la voix.
– Quelqu’un avec qui Monsieur s’offre l’illusion de s’encanailler… Au grand dam de Madame sa mère…
Il soupire.
– Je crains que Monsieur n’aille, avec elle, au-devant de bien des désillusions…
Il la précède dans le couloir.
– C’est encore cette dame…
Il la fait entrer…

– Vous ne m’avez toujours pas dit…
Jeanne leur sert le thé. Avec les mêmes gestes immuables. Jeanne lui tend sa tasse en la fixant d’un regard qui ne la voit pas. Jeanne s’éloigne.
– Oui… Vous ne m’avez toujours pas dit ce qui vous avait poussée à détourner des sommes aussi considérables…
– Oh, vous avez vu juste… L’ennui… Parce que ma vie… On me jalouse : j’ai soi-disant tout pour être heureuse… Si on savait ! Et je n’ai même pas la ressource d’incriminer qui que ce soit… Tout est ma faute… Quand on renonce à ses rêves…
– Le piano ?
– Le piano, oui !
– Quand vous décidez de vous désennuyer, ça vous revient cher à vous, dites donc !
– C’est que… J’ai aidé quelqu’un… J’aide quelqu’un… Qui les vit ses rêves… Qui n’existe que pour eux… Qu’à travers eux… Qui les réalisera, j’en suis sûre… Grâce à moi… Quoi qu’ils doivent me coûter… Il faut qu’ils me coûtent… Le plus possible… Il faut… Pour qu’il les réalise…

– On passe à côté ?
Elle s’assied au piano. Elle joue. Plus rien d’autre ne compte. Plus rien d’autre n’a d’importance. Elle joue. Il tourne les pages au fur et à mesure. Elle joue. Elle joue enfin. Elle joue encore. Encore… Encore… Elle est heureuse. Elle s’arrête. Une salve d’applaudissements éclate derrière elle
Il la fait lever, se tourner, saluer.
Il y a là Jeanne.
– Que vous connaissez déjà…
Et trois autres personnes. Qu’il lui présente tour à tour.
– Enrique, mon chauffeur… Pamela, notre cuisinière… Et Victor le jardinier… Vous n’avez plus qu’à faire votre choix…
– Mon choix ? Quel choix ?
– Votre choix, oui… Par lequel d’entre eux souhaitez-vous, cette fois-ci, être fessée ?
Hein ? Mais par personne ! Par aucun. Elle ne sait pas. Elle n’y a pas réfléchi. Elle…
– Personnellement, pour mon plaisir personnel, je vous conseillerais Victor… C’est un solide gaillard qui n’a pas conscience de sa force et qui ne vous ménagera pas… Le spectacle devrait valoir son pesant d’or…
– Non ! Non ! Jeanne plutôt… Oui, Jeanne !
Jeanne s’avance, l’agrippe solidement par le bras, l’entraîne jusqu’au canapé.


lundi 9 mai 2016

La clef USB (8)

Une fessée ? Et puis quoi encore ? Il y avait des limites, hein, quand même ! Et c’était pas parce que… J’allais y aller, oui, mais pas question de me laisser faire. Ah, non alors ! Sûrement pas ! Non ! On allait s’expliquer. Une bonne fois pour toutes. Entre quatre-z-yeux…
Il m’attendait sur le pas de la porte.
– Tu n’as pas traîné en route, dis donc ! Mais ça, j’en étais sûr…
– Oui, bon, écoute, Antoine…
– Tu as apporté la vidéo ?
– La vidéo ? Quelle vidéo ?
– Tu sais bien ce qu’on avait dit… Que pour chaque vidéo qu’on aurait visionnée ensemble tu devrais en apporter une autre… Une toute neuve…
– J’y ai pas pensé… J’ai oublié… N’importe comment je ne… Non, mais écoute, Antoine…
– Tu en prends décidément de plus en plus à ton aise… Tu fais tout en dépit du bon sens… À croire que tu ne te rends pas vraiment compte de la situation dans laquelle tu te trouves…
– Mais si, je m’en rends compte, si !
– Eh bien alors ! Je la veux demain sans faute cette vidéo sinon… Sinon tu vas courir de très gros risques. Est-ce que c’est bien compris ?
– Oui. Seulement…
– Est-ce que c’est bien compris ?
– Tu l’auras, Antoine, tu l’auras…
– Bien ! Maintenant passons aux choses sérieuses… La fessée ! C’est ça que tu es venue chercher, non ? Alors je vais pas te faire languir plus longtemps… Allez, déshabille-toi !
– Ah, non ! Alors ça, non, Antoine !
– Non ? Ah, parce que tu préfères que ce soit moi qui te déculotte ? C’est ça ? Oh, mais il y a pas de problème…
– Je préfère rien du tout ! Je…
– Écoute, Christina… Ton anatomie je peux la contempler tant et plus chaque fois que j’en ai envie. Il me suffit pour ça d’allumer mon ordinateur. Alors je vois vraiment pas pourquoi tu fais tant d’histoires… Un peu plus un peu moins…
– Mais c’est pas la question enfin !
– Ah ! Et c’est quoi la question ?
– C’est que… Une fessée, Antoine, une fessée ! Tu te rends pas compte…
– Si, je me rends compte, si ! Fallait pas la mériter…
– Ça, c’est ton point de vue…
– Oui, oh, je te vois venir. Tu vas encore te mettre à discutailler et à ergoter à n’en plus finir. Et tout ça pour quoi ? Pour rien ! Parce que tu sais très bien que tu n’as pas le choix et qu’à l’arrivée tu l’auras de toute façon cette fessée… Que tu ne pourras pas t’y soustraire et qu’elle sera d’autant plus sévère que tu auras voulu batailler longtemps. Alors moi, à ta place, je ne ferais pas tant d’histoires… Je m’y résoudrais de bonne grâce… Non, la seule vraie question en fait, c’est de savoir si tu vas te dépiauter toi-même ou si c’est moi qui vais me charger de le faire…
Il avait raison… C’en était exaspérant… Une fois de plus il avait raison… J’en étais réduite à capituler sans conditions. Mais que ce soit lui qui me déshabille ? Alors ça, non ! Non ! Et j’ai rageusement envoyé balader jupe et culotte sur son fauteuil devant la télé… Là… Voilà !
– Le reste aussi, va ! Tant que tu y es !
Je n’ai pas cherché à discuter… De toute façon…
– Eh ben voilà ! Tu vois quand tu veux ! C’est pas si compliqué que ça, avoue ! Bon, mais allez, action !
Il s’est assis… M’a fait signe de venir prendre place en travers de ses genoux… M’a installée…
– Tu es bien là ? Confortable ? Non, parce que ça risque d’être long…

jeudi 5 mai 2016

Escobarines: le valet (2)

Ils boivent. Tous les deux. À petites gorgées lentes.
– Non, mais franchement – entre nous – qu’est-ce qui a bien pu vous passer par la tête ? Vous êtes financièrement à l’aise… Votre mari occupe une situation en vue… Vous êtes une femme respectable… Insoupçonnable… On vous confie en toute confiance la trésorerie d’une importante association charitable… Et vous vous servez allègrement dans la caisse… Ce n’est pas par nécessité… Alors ? C’est quoi ? Le plaisir de jouer avec le feu ? De tenter le diable ? De rouler tout le monde dans la farine ? D’être finalement une autre que celle que tout le monde croit que vous êtes ?
Par la fenêtre un avion – point brillant – dessine une longue ligne blanche. Il n’insiste pas. Il se lève, se dirige vers les étagères de bois doré contre la cloison. Il lui tourne le dos. La musique s’élance, emplit la pièce…
– Liszt…
– Liszt, oui !
– Il était au programme du conservatoire l’année où…
– Où ?
– Non… Rien…
Liszt. Jusqu’au bout.
– Venez !
Une autre pièce. Aussi claire et spacieuse que la première. Il soulève le couvercle du piano, avance le tabouret, l’invite à prendre place.
– Il y a si longtemps… Je ne sais plus… Je ne saurai plus…
Elle enfonce une touche. Une autre. D’autres. Une à une. En pluie. Ses mains se font pressantes, insistantes sur ses épaules, la forcent à s’asseoir. Il ouvre la partition devant elle. Dans ses doigts ce sont exactement les mêmes fourmillements qu’avant. La même envie. Le même désir. Une première tentative presque aussitôt abandonnée. Une seconde. Et tout revient d’un coup. Léger. Fluide. Évident. Le même plaisir. Le même bonheur. Ils se sourient.

Il sonne encore Jeanne.
– Clarisse est là ?
– Oui, Monsieur…
– Alors envoyez-la-moi !
– Tout de suite, monsieur…
C’est une jeune fille d’une vingtaine d’années qui arrive en traînant les pieds et en mâchouillant un chewing-gum.
– C’est quoi que vous me voulez ?
Elle éclate d’un petit rire goguenard.
– Oh, l’autre ! Qu’est-ce qu’elle fout à poil ?
Son attitude insolente, son langage négligé qui contrastent fortement avec le style ouaté et distingué de la maison semblent beaucoup amuser Monsieur.
– Ça te dirait, Clarisse ?
– Ça me dirait de quoi ?
– De te faire la main sur le derrière de Madame…
– Sur son cul à elle, là ? À c’te bourge ? Tu parles que ça me dirait !
– Eh bien allez, alors ! À toi de jouer…
Son regard s’illumine.
– C’est vrai ? Je peux ? C’est pas une blague ?
– C’est tout ce qu’il y a de plus sérieux…
– Oui, oh, ben alors là je peux vous dire qu’elle va ramasser… Et quelque chose de bien !
Il sourit d’attendrissement.
Elle ne proteste pas. À quoi bon ? Ce serait peine perdue, elle le sait. Il ne se laissera pas apitoyer. Elle n’a pas le choix : il lui faudra boire le calice jusqu’à la lie.
– À nous deux, ma belle !
La fille la pousse, avec rudesse, contre le mur. L’angle du mur. S’éloigne. Dans son dos il y a des chuchotements. Des rires étouffés. Qui durent. Qui s’éternisent.
Elle revient. Elle est revenue. Sa main se pose au creux de sa nuque, y séjourne quelques secondes et puis descend. Elle suit, du bout du doigt, la ligne du dos, s’arrête à l’entrée du sillon entre les fesses, fait mine de vouloir s’y aventurer, se ravise.
– Alors comme ça, on a fait des bêtises ! Une grande fille comme vous. Vous n’avez pas honte ?
Et ça tombe d’un coup. Brutal. Abrupt. Ça lui arrache un cri de douleur tout autant que de surprise. Une première claque suivie d’une multitude d’autres lancées à toute volée. En rafale. Qui lui font un mal fou. Qui lui arrachent de petits gémissements de fond de gorge qu’elle ne parvient pas à juguler malgré tous ses efforts.
Ça s’arrête comme ça a commencé. D’un coup.
Elle se redresse fièrement.
– Alors ? Comment vous avez trouvé ?
Il l’enveloppe d’un sourire enjôleur.
– Magnifique ! Tu es très douée.
– Oui, hein ? Oh, mais je peux encore faire des progrès.


lundi 2 mai 2016

La clef USB (7)

Laurent passait un temps fou avec Antoine dont il ne cessait de chanter les louanges. « C’est vraiment un type exceptionnel. Qui gagne à être connu. Qui sait une foule de choses. Sur toutes sortes de sujets. C’est un vrai bonheur de parler avec lui. » Ils étaient cul et chemise tous les deux. Et de plus en plus. Ils jouaient au tennis ensemble. Allaient voir des matches ensemble. Sautaient sur toutes les occasions qui se présentaient pour se retrouver… Alors est-ce qu’Antoine n’allait pas être tenté, un jour ou l’autre, de se laisser glisser sur la pente des confidences ? De vendre la mèche ? Si ! Bien sûr que si ! Ça allait forcément arriver. Plus j’y pensais, plus je l’envisageais et plus ça ma paraissait évident. Je les imaginais… Je les voyais… Je l’entendais : « Écoute, Laurent, il faut que je te dise quelque chose. Quelque chose d’important. J’ai longtemps hésité, mais garder ça pour moi, c’est au-dessus de mes forces. Il faut que tu saches… Christina… Christina à qui tu fais si aveuglément confiance, eh bien Christina… »

Il était sous la douche.
– Ah, oui, à propos… J’oubliais… J’ai invité Antoine à dîner… Samedi soir…
– Antoine ? Samedi soir ?
– Oui… Ça t’ennuie ?
– Oh, non ! Non ! Pas du tout !
Ça ne m’ennuyait pas, non. Ça me terrorisait. Parce que ça sentait le traquenard ce repas. Le coup fourré. Ils étaient de connivence si ça tombe. Ils s’étaient mis d’accord pour me coincer. Pour tout mettre sur la table. Ou bien alors Antoine allait prendre un malin plaisir à multiplier allusions et sous-entendus tout au long de la soirée tant et si bien que Laurent finirait forcément par se douter de quelque chose. Qu’il chercherait à savoir. Et, au final, ça reviendrait au même…
J’ai passé toute la semaine dans la hantise de ce repas lourd de tous les dangers. Je courais à la catastrophe. Ça me paraissait de plus en plus évident. Inéluctable. La dernière nuit, celle du vendredi au samedi, je n’ai pas fermé l’œil une seule seconde et, au matin, je n’y ai plus tenu. Je suis discrètement allée appeler Antoine. Il fallait que je l’entende. Qu’il me rassure. Qu’il me jure qu’il ne dirait rien, qu’il ne me ferait pas courir de risques…
Il a ri…
– Voilà ce que c’est de pas avoir la conscience tranquille…
– Mais non, c’est pas ça…
– Bien sûr que si que c’est ça, Christina ! Bien sûr ! Parce que, attends ! Tu as un mari en or… Qui se mettrait en quatre pour toi… Qui gagne très confortablement sa vie… Et la tienne… Grâce auquel tu as tout ton temps à toi. Et tu en fais quoi de tout ce temps qu’il t’offre si généreusement ? Tu cours te faire sauter par le premier venu…
– Tu comprends pas !
– Qu’est-ce que je comprends pas ? Qu’est-ce que tu vas me raconter ? Que Laurent est quelqu’un d’adorable ? De très facile à vivre ? Que tu n’as rien à lui reprocher ? Sauf qu’au lit c’est loin d’être le top. Que tu t’éclates pas avec. Et que ça, c’est quelque chose dont tu peux pas te passer. Que t’as bien essayé, mais que c’est décidément au-dessus de tes forces. C’est un peu facile, non, tu crois pas ?
– C’est… Oui, enfin non ! Mais tu vas pas lui dire, hein, Antoine ? Tu me promets ?
– Encore ! J’en ai assez, Christina, plus qu’assez que tu mettes comme ça sans arrêt ma parole en doute.
– Je la mets pas en doute.
– Ah, non ! Qu’est-ce que t’es en train de faire ? Oh, mais il y a des solutions ! Une bonne fessée, c’est radical, tu vas voir. Ça t’en fera définitivement passer l’envie.
– Une fessée ? Tu vas vas quand même pas…
– Te mettre une fessée ? Si ! Bien sûr que si ! Une fessée que tu vas même venir chercher. Et sur-le-champ.
– Mais…
– Il n’y a pas de mais qui tienne ! Tu veux que je te garde le secret, oui ou non ? Eh bien alors ! Allez, dépêche-toi ! Je t’attends…