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mardi 22 décembre 2015

Fessées croisées2 (18)

14 heures


– Prends à droite…
– À droite, mais…
– Mais c’est moi qui choisis… Toi, hier… Moi, aujourd’hui… Chacun son tour… Allez, vas-y ! Tourne ! Et ensuite première à gauche…
– Vos désirs sont des ordres, petite Madame…

– Alors ? T’en dis quoi de mon petit hôtel ?
– À vrai dire, je m’en fiche complètement de l’hôtel… Du moment que toi, t’es là…
Et il m’a poussée vers le lit…
– Non, attends !
– Attendre ? Attendre quoi ? J’ai trop envie… Tu me rends fou… Toute la nuit j’ai pensé qu’à ça… J’ai pensé qu’à toi… À nous… À comment j’étais bien en toi… J’ai même…
– Même ?
– Coulé pour toi… J’ai pas pu m’empêcher… Tu m’excites d’une force ! J’ai jamais eu envie de personne comme ça… Personne… Jamais…
– Moi aussi ! Si tu savais !
Et on s’est rués l’un sur l’autre… Agrippés l’un à l’autre… Noués… J’ai joui… Il a joui… On a joui… Recommencé…

On est retombés, épuisés… Sa main s’est posée, légère, au creux de mes reins… Y a séjourné… Longtemps… S’est aventurée vers les fesses… Qu’elle a parcourues et reparcourues… Du bout des doigts… Apprises… Longtemps… Et puis ses lèvres… Et une volée de petits pincements entre ses dents…
– Aïe !
– Ça fait mal ?
– Un peu, oui…
– Faut dire que vu l’état dans lequel t’as le derrière !
– Mais c’est pas vraiment désagréable non plus…
– Ah, oui ? Oh, ben alors !
Et il y est retourné… En suçotements… En mordillements… De plus en plus profonds… De plus en plus déterminés… Je me suis crispée… Raidie… Il s’est interrompu… A relevé la tête…
– Continue ! Oh, s’il te plaît, continue !
Il ne s’est pas fait prier… Il a continué, une main glissée entre mes cuisses… Le plaisir m’a emportée… Ravagée…

– C’est qui qui te donne la fessée ?
– Ça, c’est mon secret…
– Des secrets ? Pour moi ? Non, mais alors là ! C’est qui ?
– Je te le dirai pas…
– Oui, ben alors ça, c’est ce qu’on va voir…
Et il m’a lancé une grande claque… À plein derrière…
– Oh, tu peux bien tant que tu veux… Tu sauras rien n’importe comment…
– Tant que je veux ? Tu sais pas à quoi tu t’exposes…
Et il m’a flanqué une magistrale fessée… Il y a mis tout son cœur…

– N’empêche que j’ai rien dit…
– Mais j’ai quand même ma petite idée…
– Ah, oui ? C’est quoi ?
– Ah, ça, tu sauras pas… Moi aussi, j’ai mes secrets…



19 heures


– Alors ? Ça s’est passé comme tu voulais ?
– En beaucoup mieux même…
– Tu vas me raconter… En détail… Mais pas ici ! Je t’emmène…
– Tu m’emmènes ? Où ça ?
– Devine !
– Pas là-bas au moins ?
– Ben si ! Même chambre… Même lit… J’ai retenu…
– Non, mais t’es vraiment retors d’une force, toi, dans ton genre…
– Ça te dit pas ?
– Si ! C’est ça le pire…
– Un amant le matin… Un autre l’après-midi… Et le soir le mari… En bouquet final…
– Oui… Ben, il y a une, la patronne de l’hôtel, je te dis pas la tête qu’elle va faire… Déjà que tout-à-l’heure…

mardi 15 décembre 2015

Fessées croisées2 (17)

14 août


– Et alors ? Le programme de ta journée ? C’est quoi ?
– Enzo ce matin…
– Et l’autre cet après-midi…
– Voilà, oui…
– Tu devrais quand même te garder un peu de temps…
– Du temps ? Pour quoi faire ?
– Pour en lever un troisième…
– Te moque pas !
– Regarde-moi ! Regarde-moi en face et dis-moi que t’y as pas pensé…
– Peut-être un peu, si !
– Seulement un peu ?
– Ça te fait pas ça à toi ?
– Quoi donc ?
– De te dire que sûrement il y a encore mieux ailleurs ?
– Il y aura toujours sûrement mieux ailleurs…
– C’est justement… Bon, mais allez ! Laisse-moi me préparer… Que je vais être en retard sinon…
– Oh, mais vas-y ! Vas-y ! J’adore te regarder faire… Et dis-moi… Tu vas le retrouver où Enzo ?
– Bonne question… J’en sais strictement rien… Il doit me récupérer sur un parking de grande surface et m’emmener quelque part… Il a jamais voulu me dire où… À l’hôtel sûrement… Pourquoi tu ris ?
– Parce que… T’imagines que ce soit celui où tu étais hier après-midi avec l’autre ? Même hôtel…Même chambre…
– Ça n’arrive que dans les romans ce genre de truc…
– Oui… Oh, alors ça ! Qui sait ? Bon, mais en attendant comment je vais faire pour vous retrouver, moi ? Parce que le but de l’opération, c’est quand même que je vous tombe dessus, non ?
– Oh, mais pas tout de suite… Une autre fois… Laisse-le se rassurer… Ce n’en sera que meilleur…



10 heures 30


– Il t’en a reparlé ?
– Qui, Enzo ? De quoi ?
– Ben, ton mari… De l’autre jour…
– Ça ! Évidemment ! Qu’est-ce tu t’imagines ? Qu’il va laisser passer ça comme ça ? Non… Un sacré moment je vais en entendre parler…
– Il te dit quoi ?
– Qu’il est ravi que je me sois trouvé un amant et que je m’éclate avec… Mais non, idiot ! Qu’est-ce tu veux qu’il me dise ? Ce qu’on dit dans ces cas-là… Il me fait des tas de reproches… Et moi, je lui jure que c’était juste un moment d’égarement… Que je sais pas ce qui m’a pris… Que ça se reproduira pas… Jamais… Ni avec toi ni avec qui que ce soit d’autre…
– Il te croit ?
– Mais bien sûr qu’il me croit ! Je sais être très convaincante quand je veux… Bon, mais allez ! On va pas passer notre temps à parler de lui… On a beaucoup mieux à faire…



Midi


– C’était bien ?
– Oui, oh, sans plus ! Il était terrorisé – ça se voyait – à l’idée que tu pouvais surgir d’un moment à l’autre… Il débandait dès qu’il y avait du bruit dans le couloir…
– Ça devait être gai…
– Comme tu dis, oui… Il a quand même fini par arriver à ses fins, mais bon… C’était pas ça qu’était ça…
– Ma pauvre chérie ! Tu te rattraperas tout-à-l’heure, va ! Avec ton bel inconnu…
– Il y a des chances, oui… Surtout si…
– Si quoi ?
– Quand je pense que je suis allée t’épouser ! T’es vraiment complètement tordu comme mec, hein !
– Ça, ça veut dire que tu vas retourner cet après-midi là où tu étais ce matin… Dans la même chambre… Dans le même lit… Mais avec l’autre…
– Si tu m’en avais pas donné l’idée…
– Tu aurais fini par l’avoir toute seule… Non ? Tu crois pas ?

vendredi 4 décembre 2015

Escobarines: BTS (6)

Il est odieux. Avec tout le monde. Avec Marie-Laure. Qui laisse passer l’orage, impassible. Avec Samantha. Qui fond en larmes.

Son téléphone sonne…
– Oui… Non… Non… On verra…
Sonne encore. Il s’engouffre dans son bureau. Comme un furieux. Elles en profitent…
– Eh ben, dis donc !
– Sa femme le trompe si ça tombe…
– Ou son gamin accumule connerie sur connerie…
– À moins qu’on lui souffle dans les bronches en haut lieu…
Bénédicte se penche discrètement vers moi…
– On se voit à midi, hein…

Il tapote interminablement sur son portable…
– Monsieur, s’il vous plaît… Qu’est-ce que je fais pour le dossier Lartille ?
– Ce que vous voulez… Vous êtes payée à la fin du mois, non ? Alors démerdez-vous !
Et Marie-Laure éclate une nouvelle fois en sanglots…

Le même restaurant…
– Alors ? Raconte !
– Que je raconte ? Mais que je raconte quoi ?
– Ben, hier soir…
– Il y a rien eu du tout hier soir…
– Tu me prends vraiment pour une idiote, hein ? Tu marches comme un canard… T’as toutes les peines du monde à t’asseoir… Bien pire qu’hier… Et tu veux me faire croire qu’il y a rien eu !
– Il y a rien eu, non…
– Ben, voyons ! Non… Je vais te le dire, moi, ce qu’il y a eu… T’as pas voulu que j’assiste… Alors vous vous êtes retrouvés ailleurs… Tout simplement…
– Mais jamais de la vie enfin !
– S’il y a un truc dont j’ai horreur, c’est bien qu’on me roule dans la farine… Ah, tu veux jouer, ma petite ! Eh bien, on va jouer… Et, pour commencer, tu vas me réserver ta soirée…
– Ma soirée ? Mais pour quoi faire ?
– Tu verras bien… Et t’as intérêt, hein ! Parce que sinon demain matin tout le service est au courant que tu te ramasses des fessées par le patron… Et alors là j’te dis même pas…

– J’te présente Martial…
– C’est donc vous !
– C’est elle, oui ! Qui me soutient dur comme fer qu’elle y a pas eu droit hier soir… Bon… Mais on va voir ça… Elle va nous montrer… Eh, ben vas-y, toi ! Qu’est-ce t’attends ?
– Que je…
– Mais oui ! Allez ! Baisse-moi tout ça ! Il va pas en perdre la vue… Ah, ben voilà ! Et c’est bien ce que je disais… C’est tout frais… Hier soir il te l’a collée… Tu diras pas le contraire maintenant…T’es allée chez lui, c’est ça, hein !
– Mais pas du tout !
– Et tu couches avec, j’parie… Il t’en met une… Ça t’excite… Et vous vous envoyez en l’air par là-dessus… Ah, ben c’est du propre ! Qu’est-ce t’en penses, toi, Martial ?
– Qu’on peut pas laisser passer ça comme ça…
– Oui, hein ! Tu lui donnes ou je lui donne ?
– Donne-lui, va ! c’est toi qui te la supportes toute la journée au boulot…

Elle m’attire à elle… Me fait basculer sur ses genoux… Et elle tape… Lentement d’abord… Le temps de trouver son rythme… Et puis généreux… Enthousiaste… Elle s’interrompt brusquement…
– Il y a une petite surprise… Regarde qui c’est qu’est là…
– Mais…
– Marie-Laure, oui… Oh, mais t’inquiète pas… Elle dira rien…
Et elle reprend de plus belle…

– En tout cas, elle y trouve son compte notre petite stagiaire, je peux vous dire… Il y a des signes qui ne trompent pas…

mardi 1 décembre 2015

Fesséescroisées2 (16)

14 heures


Gilles m’a rejointe dans la salle de bains… Il m’a regardée me coiffer… Me maquiller…
– C’est pour aujourd’hui, hein, avec le bel inconnu…
Nos regards se sont enlacés dans la glace…
– Il y a des moments j’aimerais vraiment savoir comment tu me vois tout au fond de toi… Comment tu me juges…
– Je ne te juge pas…
– Non… Tu m’en laisses le soin… Tu te contentes d’exécuter la sentence…
– On peut voir ça comme ça, oui…



15 heures


Personne… Ni à « notre » table ni à aucune autre… Sur la place non plus… Nulle part… J’ai eu beau chercher des yeux… Désespérément… Non… Nulle part… Il n’était pas là… Il n’était pas venu…
– Eh bien, petite Madame… On est perdue ?
Hilare, au volant de sa voiture…
– Idiot ! Ah, c’est malin de me faire des peurs pareilles…
– Allez, monte ! Je t’enlève…

Il a refermé la porte sur nous…
– Il y a si longtemps que je l’attends ce moment-là…
Il m’a renversée sur le lit… Ses lèvres… Son désir contre ma cuisse… Son impatience… Ma culotte repoussée sur le côté… Sa main qui me cherche… Qui me fouille… Qui m’ouvre… Sa queue en moi… Il y a déchargé… Tout de suite…

Il y est resté…
– Je suis désolé…
– C’est pas grave !
– Ah, ben si, c’est grave, si ! Mais c’est ta faute aussi… On n’a pas idée de donner envie comme ça… Je maîtrisais plus rien, moi !
– J’ai vu ça, oui… Mais c’est pas désagréable du tout, tu sais, de faire perdre complètement la tête à un type… C’est même très jouissif…
– N’empêche que t’as pas eu ton plaisir, toi, du coup !
– J’en ai eu un autre… Différent… Mais il va y avoir une session de rattrapage, je suppose, non ?
– Ah ben, si ! Si ! Et comment !

Et il s’est fait très doux… Il m’a lentement déshabillée… Lentement parcourue… Partout… De ses mains… De ses lèvres qui sont venues m’habiter en bas… Sa langue m’a prospectée… Feuilletée… Aspirée… S’est aventurée plus loin… En dessous… A cerné obstinément l’entrée de mon petit trou de derrière… A paru renoncer… Est revenue à la charge… Précise… Insistante… J’ai frémi… Ondulé…
– Tu aimes ?
Si j’aimais !
– Viens ! S’il te plaît, viens !
Et je me suis retournée… Sur le ventre…
De ce côté-là, oui…
Avec mille précautions… Infiniment de délicatesse…

Je me suis réfugiée dans ses bras…
– C’était bon, mais bon !
– J’ai vu ça, oui…
– Qu’est-ce t’as ? T’as l’air tout triste…
– Oui… Non… C’est que je me dis… C’est tellement bien nous deux…
– Et c’est ça qui te rend malheureux ?
– J’ai tellement peur que ça dure pas…
– Se poser ce genre de question, c’est le meilleur moyen de tout gâcher…



20 heures


– Eh, ben dis donc ! Lui offrir ton petit derrière, comme ça, d’entrée de jeu…
– J’étais bien… En confiance… Ça s’est fait tout seul… Naturellement…
– Dis plutôt que tu crevais d’envie de lui mettre tes fesses rougies sous le nez…
– Non… Non… Je t’assure…
– Et alors ? Il a réagi comment ?
– Rien… Pas un mot… Il a vu pourtant… Il a forcément vu…