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lundi 28 septembre 2009

Colocataires ( 10 )

- Eh ben dis donc !… Il y en a une vous lui avez sacrément tapé dans l’œil hier au hand… Vous auriez vu toutes les questions qu’elle m’a posées sur vous ce matin en cours… Ca arrêtait pas… Et tout ça juste pour vous avoir aperçu à peine une petite heure assis dans les gradins… « - C’est pas vrai !… C’est le type chez qui tu vis ?… Comment il est classe… Un vrai monsieur… Un homme comme ça, moi… »… Vous voyez bien qu’il y a encore des petites jeunes qui vous trouvent à leur goût… Et Melissa c’est pas n’importe qui en plus !… C’est pas le genre de fille qui couche avec tout ce qui lui tombe sous la main… Il faut vraiment que le mec lui plaise… Sinon elle préfère encore le désert… Six mois de suite des fois je l’ai vue faire abstinence… Et ça avait pas l’air de la déranger plus que ça… En tout cas, là, si vous savez vous y prendre, vous êtes sûr de décrocher le jackpot… Mais vous voyez sûrement pas qui c’est…
- Si !… Vous l’avez assez appelée en jouant… Et Melissa par ci… Et Melissa par là…
- Forcément !… C’est notre capitaine… Et vous en pensez quoi ?… Elle vous plaît ?… Ouais… Rien qu’à voir votre air… Qu’est-ce vous allez faire ?… Vous mettre sur le coup ?… Je l’invite à venir ici un soir si vous voulez… Encore que… Je suis pas sûre que ce soit un très bon plan pour moi, ça… On sait jamais comment ça tourne après ce genre de truc… Mais de toute façon j’ai pas le choix… Parce que je la connais Melissa… Quand elle s’est mis quelque chose dans la tête elle arrive toujours à ses fins… Toujours… Par n’importe quel moyen… Et là, elle est motivée, c’est clair… Alors vaut mieux que j’aille à fond dans son sens pour garder un œil sur ce qui se passe… Pour avoir toutes les cartes en mains… Parce que qu’elle baise avec vous j’en ai rien à foutre… Tant mieux si ça lui fait du bien… Et à vous avec… Mais qu’elle s’avise pas d’essayer de nous séparer tous les deux ou de nous mettre des bâtons dans les roues… Parce que alors là… là… elle aurait pas fait le plus dur… Ce serait la guerre sans merci…

Elle finissait de se doucher…
- Vous m’avez toujours pas dit…
- Je t’ai toujours pas dit quoi ?
- Si vous aimeriez que je supprime tout en bas…
- A condition, comme on l’avait envisagé, que ce soit moi qui m’en occupe…
- Oh, alors là, il y a pas de problème… J’ai horreur de ça me le faire moi-même… Faut se contorsionner dans tous les sens et puis j’ai toujours peur de me couper… C’est déjà arrivé d’ailleurs…

- Comment vous avez les mains douces… C’est de la folie… Et puis vous faites ça comme si c’était tellement précieux ce qu’on a là… Comme si vous aviez peur de l’abîmer…
- Mais c’est précieux…
- Vous l’appelez comment, vous, quand vous y pensez ou quand vous en parlez ?… Le minou ?… La chatte ?… La foufoune ?
- Le fendu…
- Ah oui ?… Je l’avais jamais entendu celui-là… Ca vient d’où ?….
- Je sais pas, mais je l’aime bien… Je l’aime bien parce que c’est un mot qui reste tout à l’entrée… Qui ne dit que ce qu’on voit d’abord… Au premier coup d’œil… Du moins chez la plupart des femmes… Plus loin c’est qu’elles ont bien voulu donner à voir… A contempler… Quelles qu’en soient les raisons… Plus loin il faut d’autres mots… A inventer… En fonction d’elles… En fonction de ce qu’on est amené à vivre – ou à ne pas vivre – avec elles…
- Mais c’est que vous seriez poète en plus !… Et mon plus loin à moi vous l’appelleriez comment alors ?
- Je n’ai pas encore toutes les informations nécessaires pour me prononcer en toute connaissance de cause… Mais il ne tient qu’à toi de me les donner… Ou de m’autoriser à aller les chercher… D’autant qu’elles sont à portée de main…
- Oui… Bon… Il serait peut-être judicieux de changer de conversation…
- Je le crois aussi… Dans l’intérêt de notre pacte… Parce que c’est une conversation qui ne semble pas te laisser indifférente si j’en juge par…
- Vous devriez être censé ne pas vous en apercevoir…
- Désolé… Mais il est très difficile pour moi de ne pas être attentif à toi…
- Bon, mais vous avez fini n’importe comment, non ?
- Pratiquement… Il ne reste plus qu’à y passer un peu de crème adoucissante…
- Houla !… Vous allez être capable ?… Je veux dire sans que…
- Tu en doutes ?…
- Non… Non… Allez-y !…

- Je peux vous poser une question ?
Elle finissait d’essuyer la table du petit déjeuner…
- Quoi donc ?
- Laquelle vous préférez comme colocataire ?… Victorine ou moi ?
- C’est complètement différent… Vous avez chacune votre personnalité… Aussi attachante l’une que l’autre… C’était très agréable avec Victorine… C’est très agréable avec toi…
- J’étais sûre que vous alliez biaiser… Alors je vais la poser autrement ma question… Si elle voulait revenir ici et que vous ne pouviez pas nous garder toutes les deux laquelle vous choisiriez ?…
- Il n’y a aucune espèce de raison pour que je ne vous garde pas toutes les deux… La maison est assez grande, non ?
- Vous êtes chiant quand vous vous y mettez… Mais qui c’est qu’aurait la chambre de devant ?… Elle ou moi ?
- Ca, c’est une question que je vous laisserais le soin de résoudre entre vous… Mais pourquoi tu me demandes tout ça ?… Tu sais quelque chose ?… Elle compte revenir Victorine ?
- Non… Je sais pas… Je crois pas… Mais je l’ai rêvé cette nuit qu’elle revenait… Et que vous me viriez… Vous me jetiez toutes mes affaires dehors en rigolant et en vous moquant de moi avec elle… Du coup je me disais que tant pis j’allais coucher avec vous… Il y avait pas d’autre solution… Seulement quand j’arrivais dans votre chambre il y avait Mélissa dans votre lit… A elle aussi vous lui aviez tout enlevé en bas et elle me disait que vous lui aviez inventé tout un tas de mots pour elle toute seule, mais qu’ils étaient secrets et que je pourrais jamais les connaître…
- Eh ben dis donc !…
- J’ai pas envie… De partir d’ici… J’ai pas envie…
- Personne te le demande…
- Non, mais même quelques jours… Je dois y monter là-haut voir Victorine à la Toussaint…
- Mais c’est demain !…
- Oui… J’ai pas envie… Je lui ai promis, mais j’ai pas envie… Elle va vouloir que je lui parle de vous… Que je lui raconte tout en détail… Elle va me tanner avec ça… Ca la regarde pas…
- Eh bien lui raconte pas !…
- Vous la connaissez pas… Elle me lâchera pas… Elle me répétera sur tous les tons qu’elle, elle me disait tout quand elle était ici avec vous… Et pourquoi moi je veux pas ?… Qu’est-ce que j’ai à cacher ?… Et tatati et tatata… Ca va être l’enfer…
- Eh bien n’y va pas !…
- Elle a posé dix jours pour qu’on soit ensemble pendant mes vacances à la fac… Si je monte pas c’est elle qui va descendre, c’est couru… Et ça j’en ai encore moins envie… Non… J’ai pas le choix… Faut que j’y aille… Dix jours sans vous… Ca va être long… Mais dites… Vous allez vous ennuyer un peu, hein, vous me promettez ?!…

jeudi 24 septembre 2009

Colocataires ( 9 )

- Tu pars où comme ça ?
- J’ai entraînement de hand le mardi soir…
- Tu fais du hand ?…
- Et en équipe première en plus… Vous venez ?… Je vous emmène… Il y a des choses à voir…
- Des choses ?… Quelles choses ?…
- Faites bien l’innocent !… Comme si vous vous doutiez pas… Bon, mais je vais vous mettre les points sur les i puisque vous faites semblant de pas vouloir comprendre… A l’entraînement on transpire, figurez-vous !… Et quand on a bien transpiré, avant de rentrer, on va toutes prendre une douche… Et moi, je connais un moyen de voir ce qui s’y passe dans les douches sans que personne puisse s’en rendre compte… Alors si vous voulez vous m’accompagnez et je vous donne le truc… Mais si ça vous intéresse pas… Si ?… On y va alors… Tout de suite… Que j’aie le temps de vous montrer avant qu’elles arrivent…


- Venez !
Un couloir. Une porte. Une autre. Un escalier. Encore un couloir. Un minuscule petit réduit. Dont elle avait la clé…
- Allez jusqu’au fond !… Penchez-vous !… Là !… Vous voyez ?…
Un alignement de douches fixées les unes à côté des autres sur toute la longueur du mur. Elle m’a tendu la clé…
- Il y a que moi qui l’ai… Je l’ai piquée… Personne viendra, mais vous aurez qu’à vous enfermer quand même… Pour être sûr… On sait jamais… Mais pas tout de suite… Vous avez le temps… Une heure il dure l’entraînement… Venez nous voir jouer un peu d’abord… Si quelqu’un vous demande quelque chose vous aurez qu’à dire que vous êtes mon oncle…


Des filles. Une dizaine. Une douzaine. Des blondes. Des brunes. Des châtain. Des grandes. Des petites. Des mignonnes comme tout. Des qui l’étaient moins. Des modestes. Des qui l’étaient pas du tout. Des filles. Des filles qui ont couru, avec conviction, sur le parquet. Qui se sont poursuivies, interpellées. Qui se sont passé la balle, se sont bousculées, sont tombées. Ont tiré. Sous l’œil attentif d’un grand escogriffe qui faisait des moulinets, avec ses bras, le long de la ligne de touche et poussait, de temps à autre, des hurlements sauvages. Et d’une quinzaine de spectateurs silencieux qui les regardaient jouer, éparpillés sur les gradins…


Un déploiement. Un festival. Une orgie de peaux dénudées. Savonnées. Ruisselantes. De seins. De ventres. De fesses. De cuisses. De dos. De doux fendus. De nuques. De mains qui frottaient. Qui épousaient ici ou là. Qui s’attardaient. Qui s’éloignaient. Qui revenaient. Qui auraient bien voulu peut-être. Sans doute. Sûrement. Qui ne pouvaient pas. Pas là. Plus tard. Tout à l’heure. Seules…


- Je regrette pas… Ah non, alors !… Vous êtes un vrai gourmet… Je vous regardais faire tout à l’heure assis dans les gradins… J’avais le temps dans mes buts… Vous les décortiquiez l’une après l’autre les filles… Vous les savouriez… Amoureusement… Vous les appreniez… Vous vous emplissiez d’elles… Si vous vous étiez vu !… Resplendissant vous étiez… Du bonheur de l’attente… Du désir impatient paisible fou de les voir nues… Vous les avez enfin vues nues… Et c’est à moi que vous l’avez dû… J’en suis fière… J’en suis heureuse… Et vous savez ce que ça me donne envie ?… D’être encore plus nue pour vous… Nue comme on peut pas l’être… Nue comme c’est pas possible… Comme ça le sera jamais… Mais bon !… Moi, c’est que moi… Il y en a tant d’autres… Plus belles… Plus tout… Ylina par exemple… Ylina c’est celle qui était le plus près de vous sous la douche… J’y ai pensé quand elle est allée s’installer là-bas tout au bout… Quelle chance il a !… Elle est parfaite Ylina… De visage… De corps… De tout… Et du reste… C’est un amour Ylina… Elle est adorable… C’est une fille si…
- Si quoi ?
- Si elle voulait… si elle me demandait je crois que je serais incapable de refuser… Et pourtant les filles, moi, ça m’attire pas particulièrement… Pas du tout même…
- T’as déjà essayé ?
- Oui… Une fois… Non… Deux… Bof… C’est vraiment pas mon truc… Pour moi il y a vraiment que les mecs… Mais Ylina, elle, je sais pas pourquoi… De toute façon la question se pose pas… Ca m’étonnerait qu’elle en soit… Ca se serait déjà vu depuis le temps… Parce que si vous saviez le nombre de filles qui le sont, lesbiennes, au hand… Au moins la moitié… Et d’ailleurs c’est bien parce qu’elle est pas venue Aurore aujourd’hui sinon vous auriez eu du spectacle là-bas dans votre petit réduit… Elle et Clémence… A chaque fois elles restent les dernières sous la douche… Tout le monde sait pourquoi… Et elles s’en donnent à cœur joie à ce qu’il paraît… Mais vous verrez… Une prochaine fois… Parce que je suppose que vous allez revenir les autres mardis, non ?


- C’est quand même bizarre comment on réagit des fois… Vous trouvez pas ?
C’était notre petite causerie d’après-dîner quotidienne devant la télé éteinte…
- Non… Parce que je repense à ce qu’on disait tout à l’heure, là… Pourquoi moi qui m’intéresse pas du tout – mais alors là pas du tout – aux filles imaginer deux mecs en train de le faire ensemble ça me rend folle hystérique… Et toujours ça a été comme ça… Toujours… Il y a même eu une époque où tout mon fric il passait là-dedans… Les films de mecs entre eux… Plus de trois cents j’en ai eu un moment… Que j’ai fini par balancer… Ca craignait à force… Et puis de toute façon c’était pas vraiment ça… C’est des acteurs... Qui font leur boulot… Qui sont payés…C’est pas du vrai… Non… Ce que je voudrais… Ce qui me mettrait dans tous mes états… C’est deux mecs qui le feraient devant moi parce qu’ils aiment ça et qu’ils en crèvent d’envie… Et encore pas n’importe quels mecs… Des inconnus, ce serait quand même pas mal, oui… Mais si c’en était que je fréquente, que je vois tous les jours, avec qui je fais des trucs alors là !… Là !… Tiens, vous savez pas quoi ?… Eh bien Baptiste et Kevin si je les ai pris tous les deux ensemble c’est pour qu’ils me tirent en même temps, évidemment !… J’adore ça… Mais c’est aussi que je me disais que peut-être… Mais non !… Faut pas rêver… J’ai eu beau tendre des perches, faire des allusions je me suis fait rabrouer en beauté… Baptiste encore peut-être qu’à la longue, bien pris, ça finirait par le faire… Mais Kevin c’est même pas la peine d’y penser… Rien que si je veux lui enfiler un doigt dans le cul il te fait tout un tas de simagrées… il te joue les mijorées… alors vous pensez bien que s’en laisser mettre une c’est pas demain la veille… Je sais vraiment pas ce qu’ils ont les mecs à faire tout un tas d’histoires avec ça !… S’ils savaient comment c’est bon… Ils le savent en plus !… Non, parce que attends… voilà un truc quand ils nous le font ils voient bien que ça nous fait monter au ciel et quand on veut qu’ils se le fassent faire eux, c’est niet, niet et reniet… Faut vraiment qu’ils soient pas bien dans leur tête… Non ?… Vous trouvez pas ?

lundi 21 septembre 2009

Colocataires ( 8 )

- Qu’est-ce qu’on passe comme temps ensemble, hein, tous les deux !… Presque tout notre temps finalement…

- Faudrait quand même que tu te consacres un peu à tes études, non, tu crois pas ?

- Oui, oh, mes études !… Pour ce que ça va me servir… Je me fais pas d’illusions : je finirai caissière dans un Supermarché… Comme tout le monde… Alors autant que j’en profite d’ici là… Que je me paye du bon temps… On y est presque… C’est le magasin qui fait l’angle là-bas… Vous pouvez pas vous tromper… Il est au rayon des appareils numériques Baptiste…




- Alors ?… Vous en pensez quoi ?…

- C’est pas en le voyant trente secondes vite fait sur son lieu de travail que je peux me faire sérieusement une idée…

- Oui, oh, de toute façon je vous demandais ça comme ça… Parce que j’m’en fiche un peu de Baptiste au fond… Je ferai pas ma vie avec… Il est là il est là… Il serait pas là… Non, si je vous disais la vraie raison pour quoi je le garde vous feriez des bonds comme ça…

- C’est si extraordinaire ?…

- Oui… Enfin non… C’est qu’il accepte Kevin…

- Qui c’est Kevin ?

- Un autre copain… Avec qui je couche aussi…

- Et il est pas jaloux…

- C’est pas seulement ça… C’est qu’il veut bien qu’on fasse des trucs à trois… C’est rare chez les mecs… Parce qu’ils sont beaucoup plus possessifs que nous… Et vous pouvez pas savoir quel pied c’est pour une nana d’en avoir deux en même temps pour elle toute seule… Surtout s’ils assurent… Ca te fait des mains partout… Des bouches partout… Ca te met dans un état !… Et puis bon… Vous, les types, quand vous avez giclé, vous pouvez pas remettre le couvert tout de suite… Même si on a besoin… Tandis que comme ça au moins t’en as un pour prendre tout de suite la relève de l’autre… Sans compter que si tu veux tu peux aussi les avoir tous les deux dedans en même temps… Pas la peine que je vous fasse un dessin…

Un type, en la dépassant, s’est retourné sur elle. Elle a éclaté de rire…

- Vous avez vu sa tête à celui-là… Horrifiée… Il a entendu… Qu’est-ce que vous pariez qu’il a entendu ?…

On a attendu, pour traverser, que le feu passe au rouge…

- Vous devez quand même commencer à avoir une drôle d’opinion de moi, vous aussi, quand j’y pense…

- J’aime bien t’écouter…

- Et moi j’aime bien vous raconter… Tout… C’est excitant… Mais pas excitant comme d’habitude… Comme quand on fait les choses… C’est mieux dans un sens… Parce que c’est pas souvent que ça arrive qu’on puisse parler comme ça… Jamais même… Elle me l’avait dit Victorine… « - Tu verras… Tu verras… Il te fait mettre ton intérieur tout nu et tu te rends même pas compte que tu le fais… Pas tout de suite… Seulement après quand t’y repenses… Ca te fait honte des fois, mais en même temps tu te sens toute délivrée… »




- Je me suis fait couler un bain… Vous venez ?… Vous venez le prendre avec moi ?

Elle y était déjà installée…

- T’as pas mis beaucoup d’eau…

- C’est mieux… Je préfère… Pour plein de raisons…

Elle m’a regardé enjamber le rebord de la baignoire, m’asseoir. Sa jambe est venue se caler contre la mienne…

- Ca va ?… C’est pas trop chaud ?… Parce que comme j’aime bien y rester longtemps je mets brûlant au début sinon c’est tout de suite froid…

L’autre jambe de l’autre côté…

- Oh, c’est trop marrant !… Vous avez vu ?… Regardez !… Non, mais regardez !… Votre truc… On dirait qu’il flotte tout seul… Qu’il s’est détaché et qu’il part à l’aventure… Si, c’est vrai, hein !… Oh non, c’est trop marrant… C’est vraiment trop marrant…

Elle a battu l’eau, à pleines mains, pour faire des vagues…

- Non, mais comment il bouge !… Méfiez-vous !… D’ici à ce qu’il se tire et qu’il file dans le trou quand on va vider la baignoire… Vous imaginez si vous l’aviez plus… Qu’est-ce que vous deviendriez ?… Un mec il est plus rien sans ça… Il y a plus qu’à l’euthanasier… Mais non, oh, faites pas cette tête-là… Je déconne…

Elle s’est vigoureusement savonné le torse…

- Vous savez ce qui serait pas mal ?… C’est que je fasse venir dormir une copine ici et que je prenne mon bain avec elle… Et puis à un moment je vous appellerais pour que vous nous apportiez quelque chose qu’on aurait décidé tous les deux avant comme prétexte… Et comme ça vous pourriez en profiter pour vous rincer l’œil dessus… Par contre ce qu’il faudrait c’est bien la choisir la fille… Qu’elle soit pas trop mal foutue, évidemment… Ce serait mieux pour vous… Et pas trop coincée… sinon elle voudra jamais prendre son bain avec moi… mais assez coincée quand même pour qu’elle se sente gênée quand vous rentrerez et que ça se voie… C’est pas la peine sinon, c’est pas drôle… Elle est pas bonne mon idée ?… Qu’est-ce que vous en dites ?… Elle vous fait de l’effet en tout cas… Vous pouvez pas dire le contraire… Non, mais regardez-moi ça !… Vous n’avez pas honte ?… Devant une pure jeune fille comme moi !…

Elle m’a effleuré du bout du pied…

- Comment elle est dure !… Vous êtes vraiment rien qu’un vieux dégoûtant…

Elle y est revenue, l’a lissée avec ses orteils. Deux fois. Trois fois…

- Vous avez aimé quand elle vous a branlé Victorine ?… Oui, évidemment !… J’ai de ces questions, moi !… Je vous parie que si je voulais je vous en ferais sortir beaucoup plus qu’elle… Et beaucoup plus vite… Vous pariez ?…

Elle y a délibérément appuyé son pied. A approché l’autre. M’a pris en étau entre eux. Elle a pressé, appuyé, emprisonné, fait rouler. Triomphé…

- Ca y est !… Ca y est !… Ca crache !… J’en étais sûre !… J’en étais sûre que je vous ferais venir à toute allure… Et pas qu’un peu…




Elle s’est levée…

- Vous voulez pas me frotter le dos ?… Mais que le dos, hein !… Et sage… De toute façon maintenant que vous êtes vidé il y a plus grand chose à craindre… Ben allez-y !… Faites pas semblant… Je suis pas en sucre… Allez-y, j’vous dis !… Comme ça, oui !… Là… Là… C’est bon… Merci…

Elle m’a tendu la main…

- Aidez-moi à sortir…

Elle a enfilé un peignoir, en a noué la ceinture…

- Vous savez quoi ?… Eh bien peut-être qu’un jour je vous laisserai me laver en entier… Tout… Complètement… Peut-être… Je sais pas… Je verrai…

jeudi 17 septembre 2009

Colocataires ( 7 )

Elle feuilletait une revue. Elle s’était assise entre un visiteur médical qui tapotait avec conviction sur son ordinateur et une jeune femme brune dont la mini noire découvrait généreusement les cuisses. Un couple, en face, se tenait tendrement par la main. La vieille dame près de la fenêtre m’a souri, invité, en reculant légèrement sa chaise, à prendre place à côté d’elle. La porte s’est ouverte…

- A qui le tour ?

Elle n’a pas levé la tête. Il n’a pas cillé…




- Vous avez vu comment il l’a gardée longtemps la fille brune juste avant moi ?… Je sais pas ce qu’elle avait, mais je suis bien tranquille qu’il l’a examinée sous toutes les coutures… Oh, mais j’m’en fiche, hein, parce qu’à l’arrivée c’est moi qu’en ai profité… Et pas qu’un peu !… S’il la mettait pas aussi fort la radio dans la salle d’attente tout le monde se serait rendu compte… En tout cas comment c’était bon !… Et ce qu’il y a de bien avec lui c’est qu’on sait jamais à l’avance comment ça va être… Des fois c’est tout doux tout subtil tout fondant… Et d’autres il te culbute comme un sauvage… C’est tout juste s’il prend le temps de te l’enlever ta culotte…

- Et aujourd’hui ?

- Aujourd’hui c’était un panaché des deux… Par moments infiniment tendre et à d’autres, brusquement, sans que rien le laisse prévoir, déchaîné… Presque violent… Où vous allez ?…

- Ben, à la voiture…

- Oh non, on rentre pas déjà, non !… Vous voulez pas qu’on aille boire un coup plutôt ?… Tiens, là-bas, où il y a les parasols, on sera bien…

Elle s’est offerte un long moment au soleil, la tête renversée en arrière, les yeux clos…

- J’adore ça rester dehors après, quand j’en suis encore pleine, que ça me coule tout du long et que les gens autour ils savent pas… Bon, mais et vous ?… Vous avez aimé ?… Comment j’y ai pensé, moi, à vous qu’étiez derrière la porte à imaginer sans voir… Sans que personne le sache… Que nous deux… C’est drôlement excitant, hein ?

- Ca s’est passé où ?… Sur la table d’examen ?

- Ben oui… Oui… Où vous voulez qu’on le fasse sinon ?… Pas vraiment complètement dessus en fait, non… je m’y allonge juste avec le torse et le ventre, les jambes à l’équerre… Je lui présente tout à lui comme ça… Bien ouvert si je veux… Il adore… Vous y êtes monté, vous, après moi, sur la table ?… Qu’est-ce que vous lui avez raconté ?

- Que j’avais peur d’avoir attrapé une maladie vénérienne…

- Il l’a cru ?

- Il a eu l’air en tout cas…




- Vous venez ?… Je peux quand même pas rester toute la journée comme ça… Faut bien que je finisse par me laver… Même si… Ben venez !… J’ai horreur de ça d’avoir personne à qui causer quand je me lave… Ca doit être les habitudes d’avant… Parce que avec ma soeur on passait des heures et des heures à papoter toutes les deux dans la baignoire… Elle était obligée de nous sortir ma mère à la fin…

Elle s’est déshabillée. A tout abandonné pêle-mêle sur le carrelage. S’est emparée de la pomme de douche. L’eau a ruisselé sur ses seins, son ventre, ses cuisses…

- Ca vous dirait pas à vous qu’on en prenne un ensemble de bain de temps en temps tous les deux ?… C’est là qu’on parle le mieux… Qu’on se dit le plus de choses… Dans la baignoire… Des choses qu’on dirait pas autrement… Et puis comme ça au moins je pourrais voir comment vous êtes fait… Parce que il y a pas de raison… Pourquoi vous, vous pourriez me regarder tant que vous voulez et que moi j’aurais pas le droit de jeter un œil ?… Qu’est-ce vous croyez ?… Que ça nous intéresse pas, nous, les filles, tout ça ?… Ben tiens !… Vous savez ce que c’est la première question qu’on se pose entre nous quand il y en a une qui s’est fait un nouveau mec pour la première fois ?… Eh bien c’est comment elle est sa queue… Eh oui !… C’est comme ça…



Elle a quitté la douche. S’est vigoureusement frictionnée. Enveloppée dans sa grande serviette rose…

- Vous voulez pas aller me chercher des fringues dans ma chambre ?… Qu’on aille faire un tour… On va pas rester enfermés là tout l’après-midi…

- Je te ramène quoi ?

- Ce que vous voulez… Ce que vous avez envie de me voir dessus…

Une petite robe bleue légère mi-cuisses largement décolletée…

- Je l’aurais parié… Et que vous me rapporteriez pas de culotte… Après tout ce qu’elle m’a raconté Victorine… Mais il m’en faut une… Là où on va il m’en faut absolument une… Pour le moment… Plus tard peut-être… On verra…

- On va où ?

- Vous allez m’en chercher une ?… Une belle… C’est pour un cadeau…



Elle s’est laissé tomber sur un banc…

- Vous savez ce que c’est cette grande bâtisse, là, en face ?… Ben asseyez-vous !… Hein, vous savez ?… Une maison de retraite… L’arrière… C’est de ce côté-là qu’elles sont la plupart des chambres… Et dans les chambres à cette heure-ci les petits vieux ils font la sieste… En principe… Parce que depuis le temps que je viens l’après-midi, de temps à autre, me reposer sur ce banc je suppose qu’il y en a un certain nombre qui doivent la zapper la sieste et passer des heures rivés au carreau – ne levez pas la tête, hein, surtout ! – pour être sûrs de ne pas me manquer au cas où… Surtout que je suis gentille – souvent très très gentille – avec eux… Les pauvres !… Enfermés des journées entières là-dedans… Il faut bien que quelqu’un leur donne quelquefois un peu de plaisir… Non, vous croyez pas ?… Si ?… Ah, vous voyez bien !… Mais pas à chaque fois non plus… Il faut pas abuser des bonnes choses… Alors vous savez ce qu’ils sont en train de se demander là ?… C’est si ça va être un jour avec ou un jour sans… Ils voudraient… Tellement… Mais c’est moi qui décide… Moi… Toute seule… Vous avez pas idée du bonheur que c’est de sentir que tout dépend de soi !… En général je fais durer… durer… tant que je peux… Il faut bien que j’y trouve mon compte, moi aussi… Et je sais jamais, jusqu’au dernier moment, si je vais le faire ou pas… C’est comment ça m’attrape… Des fois je tire même à pile ou face dans ma tête… Mais aujourd’hui pas besoin de me poser la question… Vous êtes là… Alors…

Elle a croisé très haut les jambes …

- Il faut surtout avoir l’air de pas savoir qu’ils sont là… Qu’ils croient que c’est involontaire… Ca casserait tout sinon…

Elle les a décroisées, recroisées dans l’autre sens… Beaucoup plus haut encore…

- D’habitude je bouquine pour bien leur laisser le temps… Mais discuter tous les deux ça revient au même… En douce qu’ils doivent bien se demander qui vous êtes…




- Bon, allez !… Bouquet final… Et puis on y va…

Elle a levé lentement la jambe, posé son pied sur le banc, appuyé sa tête sur son genou…

- Et là ?… Vous comprenez pourquoi je tenais absolument à mettre une culotte ?… Faut pas exagérer quand même… Quoique… je leur ferai peut-être sans un jour… Mais alors ce sera la dernière fois… Ils me reverront plus…

lundi 14 septembre 2009

Colocataires ( 6 )

- Bon, ben voilà !…

- Voilà, oui… En tout cas avec toi ça perd pas de temps… On peut pas dire le contraire…

- Ca vous choque ?…

- Oh, que non !… Non !… C’est une très agréable entrée en matière…

- C’est Victorine qui a eu l’idée… Elle était sûre que ça vous plairait de me voir débarquer toute nue comme ça alors que vous me connaissiez même pas…

- Que ça me plairait ?… J’ai adoré… J’adore…

- Moi aussi… J’ai trop aimé vos yeux quand vous m’avez aperçue… On aurait dit un petit garçon qui découvre sous le sapin le joujou dont il a toujours rêvé… C’était trop attendrissant…

- Bon, mais assieds-toi… Reste pas plantée là…

- Vous pouvez pas savoir ce que ça nous fait à nous, les femmes quand on leur montre aux mecs et que ça les chavire complètement comme vous tout à l’heure… Comment ça remue à l’intérieur… Et moi, ça, c’est un truc, je m’en lasse pas… Dès que j’ai l’occasion… Je les suscite même souvent… Mais enfin faut pas faire n’importe quoi non plus… Parce qu’on peut tomber dans de ces galères…

- Ca t’est arrivé ?…

- Deux ou trois fois… Je vous raconterai… On aura tout le temps… Mais dites, je pourrais pas aller prendre une douche ?… Avec le trajet et cette chaleur je me sens toute poisseuse…




Elle a récupéré ses vêtements dans l’entrée. Je l’ai aidée à porter ses sacs jusque dans la chambre…

- Comment c’est grand !… Et drôlement bien arrangé…

- Quant à la salle de bains elle est là juste en face…

- Houla !… Mais c’est le grand luxe… Elle me l’avait dit Victorine, mais je croyais quand même pas à ce point…

- Bon, ben je te laisse…

- Oh, vous pouvez rester, hein !… Ca me dérange pas… Au contraire !… Qu’on puisse continuer à causer un peu tous les deux…




- Ca vous plaît comme ça ?… Faut le dire, hein !… Carrément… Non… Parce que d’après Baptiste – c’est mon copain Baptiste… un de mes copains…. oui, enfin… bon… bref… – d’après Baptiste il y a qu’aux rousses que ça leur va bien les poils à cet endroit-là… Ca les signe qu’il dit… « - Même que toi t’en aies pas beaucoup… » Il y a tout le temps les mains fourrées… Et quand je dis les mains… « - Et ils sont pas rêches en plus !… Ils sont tout doux… C’est pas souvent chez les rousses… » Comment il le sait ? Je préfère pas trop approfondir… Ce qu’il y a de sûr en tout cas c’est qu’il a beau en raffoler Baptiste de mes poils au minou si j’ai envie de le mettre comme un œuf je le mettrai comme un œuf… Non, mais sans blague !…C’est à moi tout ça et j’en fais ce que je veux… Et à vous ça vous dirait qu’il soit tout sans rien ?…

- Il est très mignon comme ça… Mais d’un autre côté…

- Ah, vous pouvez pas avoir les deux en même temps, hein !… Faut choisir… Ou alors vous en profitez d’abord comme ça trois quatre jours et après on enlève tout… C’est vous qui opérerez même… Si ça vous tente… Si vous avez envie… A condition que ça dérape pas… Mais ça dérapera pas… Parce que ce qu’il y a de bien avec vous c’est qu’on peut avoir confiance… Si vous promettez vous tenez… Vous voyez que je vous connais quand même déjà un peu… Faut dire qu’on a tellement parlé de vous aussi avec Victorine !… En attendant vous auriez pas du shampooing quelque part ?… Je sais pas ce que j’ai fichu du mien…




- Vous en faites une tête !… Qu’est-ce qu’il y a ?…

- Rien… Il y a rien… Qu’est-ce que tu veux qu’il y ait ?

Elle avait absolument tenu à m’aider et elle écossait les petits pois sur la table de la cuisine…

- Oh si, il y a quelque chose, si, je le vois bien… C’est parce que j’ai dit que je voulais pas que ça dérape tout à l’heure ?… C’est ça ?… Et que vous espériez qu’avec moi ce serait pas comme avec Victorine… Que vous pourriez coucher… Vaut mieux que les choses soient claires, je trouve… Dès le début… Non ?… Vous croyez pas ?…

- Si… Bien sûr… Je comprends… Bien sûr… Je comprends qu’à votre âge, Victorine et toi, quelqu’un du mien ça puisse vous dégoûter…

- Hein ?… Mais c’est pas ça !… Pas du tout… Pas moi en tout cas… Vous avez tout faux… J’ai couché avec des gens de votre âge… Même des plus vieux… Et je couche encore des fois…

- C’est quoi alors ?

- C’est que si je le fais avec vous, comme on habite ensemble, ça va être l’enfer… Vous allez être jaloux, c’est obligé… Faudra que je vous rende sans arrêt des comptes… Ce que j’ai fait… Où je suis allé… Qui j’ai vu… Je vais me sentir étouffée… On va s’engueuler… Je vais me tirer… Et ça j’ai pas du tout envie…

- Tu sais, moi, la jalousie il y a bien longtemps que…

- Oui, oh ça, c’est toujours ce qu’on dit avant, parce que ça arrange de se figurer que ce sera comme ça, mais après une fois que c’est fait… Non… Je veux pas prendre le risque de courir le risque… Et puis il y a autre chose… C’est que j’aime me montrer, oui !… Mais pas seulement le dehors… C’est le plus facile le dehors… Le dedans aussi… Encore plus… Ce que je pense… Ce que je fais… Ce que je suis… Quand je sens que je peux… Que le type il va savoir écouter sans juger… Et qu’il s’imagine pas posséder toute la vérité à lui tout seul… Comme c’est le cas avec vous… Tout de suite à vous on a envie de tout vous dire… De rien garder… Sauf que si on couche tous les deux ben il y a plein de trucs du coup ce sera plus possible… Forcément… Et ça j’ai pas du tout envie non plus…




- Vous tenez vraiment à regarder la télé ?… Parce que moi ça me gonfle plutôt… Je préfèrerais qu’on discute tous les deux… Et de loin…

- Eh bien éteins-la !… La télécommande est devant toi…

- Et en plus on peut mettre toute la lumière comme ça… C’est mieux pour vous…

Elle s’est allongée de tous son long sur le canapé, appuyée sur un coude, la tête dans la main…

- Je parie que vous m’avez pas crue tout à l’heure quand je vous ai dit que je couchais avec un vieux…

- J’ai aucune raison de pas te croire…

- C’est un toubib… Comment j’avais flashé dessus !… Je te lui ai fait un de ces rentre-dedans !… J’étais fourrée à son cabinet trois fois par semaine et je m’y pointais dans de ces tenues !… Il a craqué à la fin… Forcément…

- Tu le vois toujours ?

- Des fois, de temps en temps, ça m’attrape d’y aller… Je m’installe dans la salle d’attente comme une cliente normale et j’attends mon tour… Sa tête quand il me voit !… Comment il les expédie les gens avant moi… Et alors quand il me fait rentrer je peux vous dire que ça perd pas de temps… Vous verriez ce feu d’artifice en plus !… Rien que d’en parler ça me met des frissons partout… Et tiens, vous savez pas ce qu’on pourrait faire un jour ?… C’est que j’y aille et que vous entriez juste derrière moi… On ferait ceux qui se connaissent pas, évidemment… Mais quand je serais à l’intérieur vous seriez le seul à savoir, au milieu des autres gens, ce qu’est en train de se passer… Et après, quand ce serait votre tour, c’est juste là où on viendrait de le faire, lui et moi, que vous vous allongeriez pour qu’il vous examine… Ca vous dirait pas ?… Si ?!… Eh bien alors chiche qu’on le fait !… Demain ?… On y va demain ?...

jeudi 10 septembre 2009

Colocataires ( 5 )

- Vous le verriez faire !… Vous retournez pas !… Vous le verriez faire l’autre derrière vous !… Il en peut plus… Si il pouvait y enfourner la tête sous ma robe pour aller y voir !… Et pourtant je lui ai pas encore offert grand chose… Presque rien en fait…

Elle a tourné longuement sa paille dans son verre de limonade, l’a suçotée, mordillée du bout des dents…

- Comment vous m’avez pervertie finalement !…

- Ben voyons, ça va être de ma faute !…

- Si, c’est vrai, hein !… J’étais pas comme ça avant de vous connaître… Enfin si !… Mais je le montrais pas tandis que maintenant… je deviens folle avec tout ça… Non, mais des yeux de fou il fait l’autre… Vraiment des yeux de fou… Ca mérite quand même que je lui en montre un peu plus, non ?… Allez !… Là… T’es content ?… Il a l’air en tout cas… Vous savez ce qu’il attend ?… Ce qu’il espère ?… C’est qu’à un moment ou un autre il va pouvoir apercevoir un bout de culotte… Seulement ça il y a pas de risque parce que moi les culottes maintenant… S’il savait !…

- Ca tient qu’à toi qu’il sache…

- Parce que vous croyez quoi ?… Que je suis pas capable de lui montrer… Alors là vous me connaissez mal !…

- T’as que de la gueule…

- Ah oui ?!… Eh bien c’est ce qu’on va voir…

Elle a lentement, très lentement décroisé les jambes… Les a recroisées encore plus lentement dans l’autre sens…

- Et là ?… Pas calmé ?… Hou la la !… Je l’ai achevé l’autre… Vous verriez sa tête…

Elle s’est levée…

- Bon, allez, on y va… Ca suffit…

On a fait quelques pas sur le trottoir…

- C’est malin de m’obliger à faire des trucs pareils !… Je suis toute trempée maintenant… Faut que je trouve une solution…




La solution elle l’a ramenée sur le canapé du salon…

- Que vous puissiez en profiter depuis la cuisine… Mais vous vous faites pas voir, hein, surtout !… J’aurais bonne mine, moi !…

Un type qu’elle a chevauché avec ardeur… Auquel elle n’a laissé que quelques instants de répit avant de le ranimer et de le rechevaucher… Qui a fini par demander grâce, épuisé… Et qu’elle a flanqué dehors sans ménagement…

- Bon, allez, file maintenant !… J’ai plein de trucs à faire…

Il n’a pas demandé son reste…

- Alors ?… Ca vous a plu ?… Oui… Rien qu’à voir comment vous êtes rouge… N’empêche qu’on a drôlement bien fait de pas coucher ensemble tous les deux parce que comment je suis gourmande quand c’est comme ça… A votre âge ça vous aurait fait sauter la pendule…




Elle a soupiré…

- Bon, allez, faut que je me lance… J’ai un truc à vous dire… Pas marrant… Mais alors là pas marrant du tout… Je vais partir…

- Partir ?… Pourquoi ?… Mais où ça ?…

- A Paris… Ben oui !… Elles sont finies mes études… Et le boulot il a bien fallu que je le prenne là où il se trouve…

- Tu pars quand ?

- A la fin de la semaine… Oh, mais faites pas cette tête-là !… Pour moi non plus c’est vraiment pas drôle… Je m’étais habituée à vous, à nous, à tout ça et puis voilà que… Oh, et puis merde !…

Elle s’est enfuie pour que je ne la voie pas pleurer…




- Vous allez me remplacer ?

- Ca, j’en sais rien du tout !…

- Oui, ben alors là !… Je suis bien tranquille que si vous avez l’occasion vous allez pas la laisser passer… C’est pas vrai peut-être ?… Oh, mais vous pouvez bien le dire, vous savez… Ca m’est complètement égal… Maintenant que je vais plus être là… Et même, tiens, je vous trouve quelqu’un si vous voulez…

- Qui ça ?…

- Une copine à moi… Une petite rousse hyper sympa… Je lui ai raconté pour nous deux ici… Comment ça la tente !… Surtout qu’elle habite un espèce de petit réduit où elle a à peine la place de se tourner… Et c’est pas elle que ça va déranger de se foutre à poil… Alors là !… Encore moins que moi… Je peux vous dire que vous serez pas déçu si elle vient… Ah non alors !… Bon, mais je lui dis quoi ?… Elle attend la réponse… Que c’est oui ?… Hein ?… Evidemment… Ca se refuse pas un truc pareil… Je l’appelle…




- Bon, ben voilà !… C’est notre dernier soir… Comment ça me fout le bourdon, moi !… Vous savez pas ce que je voudrais ?… C’est qu’on fasse un truc là, maintenant, que chaque fois que vous y repenseriez vous soyez obligé de vous sentir tout attendri à cause de moi… Ce serait quoi qui vous ferait ça à vous ?… Vous aimeriez quoi ?… Dites… Choisissez… Ce que vous voulez… Sauf… sauf ce que j’ai toujours dit que je voulais pas…

- Si tu veux me faire vraiment plaisir…

- Oui ?

- Je t’ai vue des dizaines de fois toute nue, mais jamais de tout tout près…

- Vous voulez avoir le nez dessus, quoi !… Eh bien venez !…




- Vous allez le connaître par cœur à force…

- C’est le but…

- Vous allez quand même pas y passer la nuit ?

- Oh, je pourrais… Sans jamais me lasser…

- Tu sais ce que j’aimerais, moi ?

- Dis…

- C’est te faire gicler avec mes doigts pendant que tu regardes… Tu voudrais ?

Je n’ai pas répondu. J’ai changé de position. Tête bêche. Son souffle sur moi. Rapide. Profond. Elle a entrepris un doux va-et-vient. Dans ses anfractuosités rosées des gouttes ont perlé. Sont devenues source. Torrent. J’ai voulu y boire. Elle ne me l’a pas défendu. Elle a sourdement gémi. Elle est venue. Je suis venu…




On a sonné…

- C’est elle… J’y vais… Je vais ouvrir…

Dans l’entrée il y a eu des chuchotements. Un fou rire…

- Je vous présente Mélianne…

Qui était entièrement nue…

- Et je file… Je vous laisse… J’ai horreur des adieux…

lundi 7 septembre 2009

Colocataires ( 4 )

- Celui-là ?…

- Vous croyez ?… Il fait un peu vicieux…

- Justement !… Raison de plus…

- J’ai un peu la trouille quand même… Et si ça se passe mal ?

- Ca peut pas se passer mal… Qu’est-ce tu veux qui arrive ?… Il peut rien arriver… Allez, on y va ?…

Il lui a jeté un bref regard sans expression, nous a laissé tourner à notre guise un long moment dans le magasin…

- Je peux vous aider ?

- On voudrait des sous-vêtements pour Mademoiselle… Quelque chose de bien…

Il a ouvert des boîtes, en a extirpé quantité de lingeries vaporeuses qu’elle a fait voluptueusement couler entre ses doigts…

- Il y a quelque chose qui te plaît ?

- Il y en a plein…

- Il faudrait que tu essaies… Elle peut essayer ?

- Bien sûr !… Bien sûr !… Tenez, la cabine est là-bas… Juste en facede la caisse…

Cabine dont elle a soigneusement tiré le rideau jusqu’au bout de la tringle. J’ai laissé passer un peu de temps et je l’y ai rejointe…

- Ca va comme tu veux ?

- Ca va, oui… Il fait quoi le bonhomme ?

- Il s’est dépêché de revenir à sa caisse. Il quitte pas la cabine des yeux…

Elle était nue, de dos, quand je suis ressorti. En prenant tout mon temps…

- Elle me parle d’un ensemble jaune paille qu’elle a vu tout-à-l’heure…

- C’est celui-ci, là…

Que je lui ai apporté en prenant bien soin de faire glisser le rideau, comme par inadvertance, sur une bonne dizaine de centimètres tandis qu’il regagnait précipitamment sa caisse. J’ai multiplié les allers et retours. Elle a multiplié les essayages. Le rideau s’écartait. Retombait. Virevoltait. Lui, rouge, les yeux brillants, transpirait à grosses gouttes…

Elle a enfin quitté la cabine…

- Je prends ces deux-là…

Le jaune paille et un parme à petites fleurs brodées en relief. Sans jamais lever les yeux sur elle il les a remis dans leurs boîtes qu’il a glissées dans un grand sac plastique. Ses mains tremblaient. Elle n’a même pas attendu d’être dehors pour éclater de rire…




- Je suis désolée…

- De quoi donc ?…

- Pour cette nuit…

- Il y a vraiment pas de quoi…

- Oh ben si, si, attendez, si !… Je suis sûre que vous avez pas fermé l’œil…

- Ca, j’aurais eu du mal…

- Ah, vous voyez !… On devait pas venir là normalement… Si, c’est vrai !… Ca a été tout un concours de circonstances… C’est parce que Martial qu’avait promis de nous ramener, mais que finalement…

- Je m’en fiche !… Ca n’a aucune espèce d’importance… J’ai pas fermé l’œil, non !… Mais c’était loin d’être désagréable… J’ai même beaucoup apprécié… Parce que t’entendre te déchaîner comme tu l’as fait après notre petite équipée-lingerie d’hier après-midi ça avait quelque chose de savoureux… Et de très émouvant…

- Oui, ben pour être déchaînée, j’étais déchaînée… ça on peut pas dire… Déjà que d’habitude !… Mais alors là !… Il se demandait ce qui m’arrivait l’autre… Je lui ai pas dit… Ca le regarde pas… Je l’ai laissé croire que c’était parce qu’il savait y faire… Ce qu’est pas complètement faux d’ailleurs, mais pas complètement vrai non plus… Mais n’empêche que la cabine !… Rien que d’y repenser… On y retournera, hein ?…

- Là ou ailleurs… Il y a des tas d’autres endroits…

- Quand on ira ?

- Quand tu voudras…

- Tout de suite ?!…

- Pourquoi pas ?

- Je vais me préparer…




- Vous savez quoi ?… Eh bien j’ai jamais autant essayé de petites culottes que depuis que j’en porte pratiquement plus !… En tout cas comment c’était bien !… Encore mieux que la première fois…

- Parce qu’il y avait du monde cette fois-ci… Des clients qui en ont largement profité…

- Comment c’était excitant de les sentir tourner autour !… Qu’est-ce qu’ils faisaient ?… Je pouvais pas regarder, moi…

- Qu’est-ce tu voulais qu’ils fassent ?!… Ils adoptaient des stratégies compliquées pour réussir à te mater sans que leurs bonne femmes s’en aperçoivent…

- Ah oui, il y en a une ce regard qu’elle m’a lancé quand je suis sortie !… Et alors ils y sont arrivés ?

- Plus ou moins…

- Je pouvais pas le fermer moins le rideau… Fallait pas exagérer non plus…

- Oh, ça allait très bien… Et puis tu restais suffisamment longtemps sans rien renfiler… Tu leur offrais quantité d’opportunités… Il y en a un en tout cas, dans la cabine juste en face, il avait une vue imprenable et je peux t’assurer qu’il en a pas perdu une miette…

- Celui avec une chemise verte ?… Je l’ai vu celui-là… Il était beau mec en plus !… Faut que je m’en appelle un de mec ça va pas le faire sinon… Il faut…

Nicolas ne répondait pas. Baptiste était désolé, vraiment désolé, mais il pouvait absolument pas…

- Vous pariez qu’il était avec une meuf ?… D’ici à ce que je lui ai mis la pagaille… Bon, ben il reste plus que Martial… Lui, il va pas louper l’occasion… Depuis le temps qu’il en crève d’envie… Bon, vous finissez votre verre… Qu’on y aille…




- Hou la la !… Quelle nuit !… C’est rien de le dire…

Je finissais de me raser. Elle s’est approchée. Nue. Elle s’est installée à mes côtés devant la glace…

- J’ai une de ces têtes !… A faire peur…

Nos épaules se sont effleurées…

- Hola, comment ça grimpe, vous !… Mais c’est pas vrai, ça s’arrêtera pas !… En tout cas je vous fais de l’effet… Vous pouvez pas dire le contraire… J’adore… J’adore ça leur faire faire de l’escalade aux mecs… A vous aussi… C’est pourquoi que vous en avez encore autant envie ?… Parce que vous vous l’êtes pas fait cette nuit en nous entendant ?… Si ?… Ben dis donc !… Pour dire que vous avez votre âge !… C’est quoi alors qui vous met dans un état pareil ?… C’est juste de me voir à poil ou c’est de repenser à comment j’étais déchaînée ?… Vous avez aimé ?… Moi aussi… Vous pouvez pas savoir comment ça m’excitait de penser que vous entendiez tout en plus… Et tiens, ce qu’il faudrait qu’on fasse un jour c’est que je reste sur le canapé en bas avec un mec et que vous assistiez à tout planqué dans la cuisine… Ca vous dirait pas ?… Evidemment que ça vous dirait… J’ai de ces questions, moi !… Bon, mais vous allez pas rester gorgé comme ça pendant des heures !… Qu’est-ce que vous attendez pour vous le faire ?… J’ai bien mérité ça, non, quand même ?!…

Elle s’est tue. Dans la glace son regard a glissé jusqu’à mes doigts qui se sont refermés sur moi, est remonté jusqu’à mes yeux. Descendu. Remonté. Descendu. Resté en bas…

- J’aime bien comme tu le fais… En déshabillant complètement le bout tout doucement à chaque coup…

Dans un murmure…

- Ca y est ?… Ca va sortir, hein !

Elle s’est penchée dessus. Elle est restée penchée. Jusqu’à la fin. Et même après…

- C’est trop comment j’aime ça de vous voir faire… De plus en plus… Bon, mais faut peut-être que je monte retrouver l’autre là-haut… Il doit m’attendre…

jeudi 3 septembre 2009

Colocataires ( 3 )

- Vous vous êtes pas fichu de moi… C’est le grand luxe là-dedans…

- Tu l’as fait ?

- Quoi donc ?…

- Pour la culotte…

- A votre avis ?…

- Je pense que oui…

- Peut-être que vous pensez bien… Et peut-être que vous pensez pas bien du tout…

- Je le saurai quand ?

- Peut-être tout à l’heure… Et puis peut-être jamais…

Elle a souri…

- J’aime trop vos yeux quand ils sont comme ça… Comme là maintenant… Quand ils ont tellement envie de voir… Cette façon qu’ils ont de dire que c’est tellement important pour vous… Que je suis tellement importante… Qu’il y a plus rien d’autre qui compte que de me regarder encore et encore… Comme si j’étais infiniment précieuse… J’ai jamais connu ça comme ça… Avec personne… Avec mes mecs c’est pas moi l’important… C’est jamais moi… C’est leur désir de moi… Donc c’est eux… Tandis qu’avec vous… Heureusement qu’on n’a pas couché… J’y ai pensé un moment… Heureusement… C’aurait été une de ces conneries…




- Qu’est-ce que vous voulez aller faire là-dedans ?

- Il y a toujours un cadeau pour un anniversaire…

- Vous m’avez déjà assez gâtée comme ça…

- Allez, entre !… Discute pas !… Et choisis !… Celle qui te plaît…

Elle a longtemps navigué entre les portants, tourné, en cercles concentriques de plus en plus étroits, autour d’une petite robe rouge qu’elle a fini par décrocher, qu’elle a étalée devant elle…

- Elle te plaît ?… Va l’essayer…

- Elle est chère…

- Je te demande pas si elle est chère… Je te demande si elle te plaît…

- Evidemment qu’elle me plaît… Je serais difficile…

- Elle est là la cabine… Juste en face…

J’ai écarté le rideau…

- J’en étais sûr… T’en as pas de culotte…

- Lâchez !… Lâchez-le le rideau !… Si jamais quelqu’un arrivait…

- C’est quelqu’un qui aurait beaucoup de chance… Belle comme tu es…




- Qu’est-ce que vous faites ?…

Elle avait gardé la robe rouge pour aller s’asseoir devant la télé, jambes relevées haut, genoux largement écartés…

- Hein ?… Vous venez pas ?

- Si, si !… J’arrive…

- Vous en avez mis un temps !… Qu’est-ce que vous faisiez ?

- Rien… Rien… Je finissais de ranger…

- Vous en mettez de plus en plus du temps pour venir me rejoindre maintenant le soir… Mais je sais pourquoi…

- Dis toujours…

- Parce que c’est juste en face de la porte de la cuisine que je suis quand je suis là toute nue sur le canapé et qu’en l’entrebaîllant juste ce qu’il faut vous pouvez me voir et vous le faire sans que je m’en rende compte… C’est pas vrai peut-être ?

- Tu as beaucoup d’imagination…

- Ben voyons !

- De quoi vous avez peur ?… Que ça me choque si vous vous le faites là devant moi ?… J’en suis plus là… Et puis c’est pas parce qu’on couche pas ensemble que vous devez avoir droit à rien…




Elle a jeté ses affaires en vrac sur la petite table, s’est laissé tomber, de tout son long, sur le canapé…

- Je suis vannée… Quelle journée !… Non, mais quelle journée !

- T’es allée à la fac comme ça ?

- Comment ça comme ça ?

- Sans culotte…

- Ah… Oh ben oui, oui !… C’est pas vous que ça va choquer quand même !… C’est vous qui m’avez appris…

- T’en mets plus du tout ?…

- Presque jamais… On est tellement mieux comme ça… Avec l’air qui circule partout… Et puis rien que de croiser des tas de gens et de se dire qu’ils savent pas… Et que si ils savaient… Il y des fois en amphi pendant les cours je peux plus penser qu’à ça… Je l’écoute pas le prof… J’imagine la tête qu’il ferait… Ca me met dans un état !…

- Faut t’arranger pour qu’il se rende compte… C’est facile…

- C’est ça !… Et puis quoi encore ?… Je suis pas complètement folle…




- Ah, ben c’est pas trop tôt !… Depuis le temps maintenant que je vous laisse regarder tant que vous voulez j’avais quand même bien le droit de voir quel effet ça vous fait, non, vous croyez pas ?… Comment vous en avez eu beaucoup n’empêche!… Vous en avez toujours comme ça ?… Vous savez pas ?… C’est drôle qu’on puisse ne pas savoir un truc pareil… Vous savez pas ou vous avez pas envie d’en parler plutôt ? Vous êtes vraiment pas nets, vous, les mecs, avec ça… Regardez comment il a fallu que je pousse à la roue pour que vous arriviez à me montrer à force… Et encore vous, vous l’avez fait !… Parce que la plupart de mes mecs il y a jamais eu moyen… Pour venir nous gicler dedans ça il y a pas de problème… Dans la bouche non plus… Mais dès qu’il s’agit de nous faire voir comment ils se le font il y a plus personne… A croire qu’ils se sentiraient déshonorés…




- Non, mais alors là faut que je vous raconte… Vous savez qu’il y a une passerelle quand on sort de la gare… Une passerelle qu’est faite avec des grilles et qu’est pas très haut au-dessus du chemin qui passe en-dessous…

- Oui… Et alors ?

- Et alors en rentrant de la fac tout à l’heure j’y ai rencontré un copain… Au beau milieu… Des mois que je l’avais pas vu… Et nous voilà partis à discuter… Et tatati et tatata… Et retatati et retatata… On était lancés !… Et moi j’y pensais pas du tout à l’endroit où on se trouvait ni que j’avais pas de culotte…

- Que tu dis !…

- Si, c’est vrai, hein !… Et puis à un moment, en regardant en bas par hasard, qu’est-ce que je vois ?… Quatre types la tête en l’air… Il a dû se demander ce qui me prenait Benoît et pourquoi j’étais si pressée d’un seul coup… Comment j’ai détalé !…

- Ben pourquoi ?… Fallait les laisser en profiter…

- Ah ben non, non !… Pas une fois que tu t’es rendu compte… Et qu’on s’est rendu compte que tu t’es rendu compte… Pour quoi tu passes sinon ?