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mardi 26 mai 2015

Fessées croisées (29)

31 juillet 2012


– Excellent ! Très bien ton idée de la grange… Tant qu’ils s’imagineront que c’est là-bas que ça se passe, et le matin en plus, ils iront pas se préoccuper de ce qu’on peut bien fabriquer l’après-midi…
– Sauf qu’ils vont sûrement pas se contenter d’imaginer… À un moment ou à un autre va bien falloir que t’y passes…
– Je sais, oui…
– Le mieux… On y va ?
– Maintenant ?
– Ce sera fait…
– Ils vont venir, tu crois ?
– Tu parles s’ils vont venir… Pas besoin de t’en faire qu’ils sont en embuscade aux fenêtres des chambres là-haut… Et que dès qu’ils vont nous voir prendre le chemin de la grange ils vont se précipiter… Dans cinq minutes ils nous tombent dessus…
– Bon, ben allez !

– Comment ça me fait drôle !
– Et moi donc ! T’es prête ?
– Mais oui, je suis prête… Oui… Eh ben alors ! Vas-y ! Qu’est-ce t’attends ?
– Tu m’en voudras pas ?
– Mais non ! Bien sûr que non ! Allez, lance-toi ! On n’y arrivera jamais sinon…
Un premier coup… En surface… Léger… Hésitant… Un autre… Un troisième…
– Ça va ?
– Mais oui, ça va… Je suis pas en sucre… Tape, bordel ! Tape ! Fais pas semblant… Ça va pas être crédible sinon quand ils vont arriver…
Alors j’ai tapé… Avec allant… De plus en plus d’allant… Avec conviction… De plus en plus fort… De plus en plus vite… Elle a gémi… J’ai jeté un coup d’œil dehors…
– Mais qu’est-ce qu’ils font ?
– Continue ! T’arrête pas ! S’il te plaît, t’arrête pas !
Elle a crié… Sangloté… Encore crié…
– Mais t’arrête pas ! Je t’en supplie, t’arrête pas !

– Eh ben, dis donc !
– Ouche ! Hou la la ! Comment c’était bon !
– Mieux qu’avec Charles ?
– Ça ! Il y a pas de comparaison…
– Ils sont pas venus en attendant…
– Oui… C’est bizarre… Il y a quelque chose qui m’échappe, là…

Mélanie finissait de déjeuner toute seule sur la terrasse…
– Où ils sont ?
– Je sais pas…
– Et tu les as pas vus ?
– Si ! Mais ça fait un moment… Par là ils sont partis… Ils avaient l’air pressé…
– Par là ? Qu’on est connes, mais qu’on est connes ! Et dire qu’on n’y a pas pensé… Ni l’une ni l’autre… Parce que par là c’est la grange…
– Oui… Et alors ?
– Et alors il y a un espèce de grenier au-dessus… On y mettait le foin dans le temps… Et les lattes du plancher sont tellement disjointes – t’as des trous comme ça – que tu vois tout ce qui se passe en-dessous…
– Ah, ben d’accord ! Ils ont dû être sacrément à la noce, dis donc !
– Si vous m’expliquiez, là, les filles ? Je suis complètement larguée…
On n’a pas eu le temps… Parce qu’ils ont surgi à l’angle de la maison et que Charles a dit qu’il avait à lui parler à Christine…
– Tu viens ?
À moi aussi il avait à parler Gilles… Et il m’a emmenée dans la chambre… Enlacée… Poussée sur le lit… Son plaisir… Mon plaisir… Encore son plaisir… Encore mon plaisir…
On a repris notre souffle… Et nos esprits… Blottis l’un contre l’autre…
De l’autre côté de la cloison, Christine s’est envolée… Gilles a ri…
– Tu l’entends ? C’est de ta faute tout ça… Faut dire aussi que tu es vraiment très douée… Si, c’est vrai, hein ! Je te soupçonnais pas ces talents… Il va falloir les exploiter à fond…
– Comment ça ?
– J’ai ma petite idée… Tu sauras… Le moment venu… Mais dis-moi… Tu aimes lui faire, toi ?
– Oh, ben oui… Oui… Je lui ferais pas sinon…
– Tu adores… Ça se voyait… Tu étais toute transfigurée… Jamais je t’avais vue comme ça… Et elle ? C’est comment quand elle te le fait ?
– Je sais pas… Ça s’explique pas, ça… Ça se sent…
– Qu’est-ce tu préfères ? Que ce soit elle ou que ce soit toi ?
– Qui le fasse ? Oh, moi ! Moi !

jeudi 21 mai 2015

Escobarines: Duos (1)


– Bon, alors ? Ils se décident ? Ils nous la flanquent cette fessée ? Qu’on en finisse… On va pas passer la nuit là…
– Ce sont des mecs… Ils se rincent l’œil… C’est de bonne guerre…
– De bonne guerre… De bonne guerre… C’est vite dit…
– Ben oui ! Si ! Parce qu’on n’est vraiment pas en situation de protester… Ils en profitent…
– Dans une drôle de galère quand même on est allées se fourrer…
– TU es allée nous fourrer…
– Il y aurait dû y avoir personne ici normalement…
– Oui, ben il y avait… La preuve !
– On sait même pas qui ils sont ces deux types en plus… Peut-être son frère à la nana… Et l’autre c’en est sûrement un qui la saute…
– Qu’est-ce ça peut foutre qui ils sont… Moi, tout ce que je vois, c’est qu’ils nous sont tombés dessus dans une villa qu’est pas à nous… Où on avait rien à foutre… Et les mains plongées dans un coffre à bijoux qu’on avait extirpé de dessous la pile de draps… En prime !
– C’était les lettres que je cherchais…
– Oui, ben ça, je sais… N’empêche que les apparences sont contre nous… Et que ça pourrait nous coûter cher… Très cher…
– Ça fait mal, tu crois, les fessées ?
– En principe, on t’en donne pas pour te faire du bien…
– Comment j’ai la trouille !
– On va pas en mourir non plus…
– On peut peut-être encore…
– Quoi donc ?
– Leur dire que finalement, tout bien réfléchi…
– Ah, ça, c’est sûr… On peut… On a le choix… Ils nous l’ont assez répété… Alors, si tu préfères, on les laisse appeler les flics… Il y a pas de problème… Si le scandale te fait pas peur… Seulement tu vas t’en sortir comment avec Olivier ? « Attends, mon chéri, je vais t’expliquer… C’est tout simple, tu vas voir… Je te fais cocu depuis des années… Avec un type auquel j’ai écrit… Beaucoup… Il y en a des pages et des pages… Qui sont tombées entre des mains malveillantes… On me menace… On me fait chanter… J’ai voulu prendre le problème à la racine du coup… Aller les récupérer les lettres… »
– C’est bon…
– Il apprécierait Olivier… Non ? Tu crois pas ?
– C’est bon, j’te dis…

– Elles ont quand même de beaux petits culs, hein ?
– Ah, ça ! Faudrait vraiment être de mauvaise foi pour prétendre le contraire…
– De charmants petits fessiers qu’on va malheureusement être obligés de faire rougir…
– Ce qu’elles ont amplement mérité… Elles ont vraiment été très très vilaines…
– Bon… Ben, allez, alors ! On procède comment ?
– T’en opères une et moi l’autre ?
– Ça me paraît pas mal, oui…
– De laquelle tu veux t’occuper ?
– Spontanément, comme ça, j’aurais tendance à dire la blonde, mais à la réflexion…
– Ça se discute, oui… Parce que, à l’évidence, la brune a quelque chose de plus viscéralement sensuel…
– Et a une peau qui doit marquer beaucoup plus…
– D’un autre côté la blonde…
– A un petit je ne sais quoi que l’autre n’a pas… C’est vrai aussi…
– Pas évident, hein ? Qu’est-ce qu’on fait ? On tire au sort ?
– On tire au sort… Pile tu t’occupes de la brune… Face de la blonde…
– Attends ! Non… Attends ! On est bien cons dans notre genre… Et si on leur donnait deux fessées ? Une chacun à chacune ?
– Génial ! Tope là ! Bon, ben allez, mes chéries, en place pour le quadrille…

– C’est bien ce qu’on disait… Elle a drôlement marqué, regarde !
– Faut dire aussi que t’y es allé de bon cœur…
– Ah, ben attends ! Si on veut que ce soit efficace… Qu’elles soient pas tentées de recommencer…Et toi ? Fais-la voir ! Tourne-lui le derrière vers moi… Ah, oui… Oui… Il y a pas de comparaison… Ça s’est pas vraiment ancré… Mais c’est aussi parce que t’as tapé bien plus au large que moi… C’est moins concentré au même endroit… Alors forcément… Elle a dû beaucoup moins le sentir passer la tienne en fait…
– C’est pourtant elle qu’a crié le plus fort…
– Parce qu’elle est douillette…
– Bon, mais allez, on échange ?
– On échange… Allez, en position, Mesdames… Deuxième mi-temps…

(à suivre)

mardi 19 mai 2015

Fessées croisées (28)

15 heures


Christine s’est redressée sur un coude…
– Tu crois qu’ils sont déjà là-haut Gilles et Charles ? Qu’ils sont arrivés ?
– Oh, ça, sûrement… Tu penses bien qu’ils se sont précipités… Dès qu’on a été parties…
– Bon, ben ils doivent être rassurés… Il y a pas de mecs…
– Oui… Oui… Encore que…
– Que quoi ?
– Ben, je sais pas… Moi, à leur place, je me dirais qu’elle a très bien pu nous parler Mélanie… Nous prévenir qu’ils avaient essayé de lui tirer les vers du nez… Nous conseiller d’être prudentes…Qu’ils risquaient de nous tomber dessus… Et qu’on a pu prendre des dispositions en conséquence du coup…
– Tu crois qu’ils réfléchissent aussi loin ? Tu parles ! Je suis bien tranquille que de toute façon ça leur est même pas venu à l’idée que Mélanie ait pu se rendre compte de quoi que ce soit… Ils sont persuadés qu’ils l’ont manœuvrée comme des chefs…
– Et ce qui va complètement les tranquilliser, c’est quand je vais te donner la fessée tout-à-l’heure…
– Je sais pas… Je me demande si c’est pas complètement idiot tout compte fait…
– Tu te défiles ?
– C’est pas que je me défile, non… C’est que c’est pas si simple que ça en a l’air…
– Comment ça ?
– Ben, l’idée, c’est que Charles, s’il te voit m’en flanquer une, il va forcément en conclure que celle de l’autre jour, c’était toi aussi… Que donc il y a pas mec sous roche… Ça va le tranquilliser… Il ne va plus se préoccuper de ce que je peux bien fabriquer l’après-midi… Et j’aurai les coudées franches pour aller retrouver mon petit Jaufret…
– Ça paraît logique…
– Oui, ben on a tout faux…
– Comment ça ?
– Ce que je lui ai raconté à Gilles, l’autre soir, quand il s’est rendu compte que j’en avais pris une, c’est que j’avais TESTÉ avec toi… Pour voir ce qu’on ressentait… Avant de le laisser faire, lui…
– Oui… Et alors ?
– Ben alors si on recommence, ça change complètement de sens… Ça fait plus du tout la fille qu’a voulu tester, mais la fille qui y est accro au truc… Avec toutes les chances qu’elle recommence… Encore et encore…
– J’y avais pas pensé, mais ça se tient, oui…
– Et ils vont réagir comment à ton avis ?
– Charles, je sais pas trop… Mais Gilles, il est très voyeur…
– Eh ben voilà ! On va les avoir sans arrêt à l’affût… À se rincer l’œil… À espérer pouvoir le faire en tout cas… Si bien que fessée ou pas fessée on est de toute façon condamnées à être fliquées…
– C’estgai…
– Je peux faire une croix dessus Jaufret du coup… Et toi sur Enzo…
– Il doit bien y avoir une solution…
– La seule que je voie, c’est de jouer franc jeu…
– Hein ? Mais ça va pas !
– Non, mais pas complètement… Je suis pas idiote… Juste pour la fessée… On leur dit… On avoue… Ils vont forcément vouloir qu’on le fasse devant eux…
– Ah, ben ça !
– Pourquoi ils iraient perdre leur temps à nous surveiller du coup ? Il y a plus aucune espèce de raison… Et on aura à nouveau les coudées franches…
– Pas mal vu, oui ! Bien vu…



22 heures


– On se dit tout, Gilles, hein ?
– Ben, bien sûr…
– Alors faut que je te dise un truc… Mais tu vas pas te fâcher au moins ?
– Mais non ! C’est quoi ?
– C’est que… Oh la la ! C’est pas facile… C’est que…
– C’est que quoi ?
– Avec Christine des fois…
– Eh bien ?
– On se donne la fessée…
– Ah, oui ! Voyez-vous ça !
– C’est parce que… Comme Charles la tarabustait avec ça, qu’il arrêtait pas de lui demander, elle a voulu voir ce que ça faisait avant…
– Et elle y a pris goût…
– Un peu…
– Et toi aussi…
– Non… Enfin si ! Quand même…
– Et vous faites ça où ? À la plage l’après-midi ?
– Oh, non… Non… C’est bien trop dangereux… Il pourrait venir du monde… Non… Le matin, quand on a déjeuné, dans la grange derrière le verger…
– Quelles petites cachotières vous faites ! Tu sais ce que ça mériterait ? Hein ? Tu sais ?
– Oui…
– Quoi ?
– Une bonne fessée…
– Que tu vas recevoir… Pas plus tard que tout de suite…

mardi 12 mai 2015

Fessées croisées (27)

30 juillet 2012


– Alors ? Charles hier soir ?
– Ben, rien ! Rien… Pas la moindre allusion… Comme s’il s’était jamais rien passé… Qu’il s’était pas rendu compte que… Ce qu’il peut m’agacer quand il est comme ça… Que t’arrives pas à savoir ce qu’il pense… Ni ce qu’il sait ou ce qu’il sait pas… Ce qu’il croit ou ce qu’il croit pas… Je sais pas sur quel pied danser du coup… Il y a des moments j’ai l’impression qu’il l’a gobée mon histoire… Et puis d’autres qu’il fait semblant… Qu’il attend son heure pour me tomber dessus…
– Faut reconnaître qu’il y a quand même de quoi se poser des questions… Que n’importe qui, à sa place, s’en poserait… Bon, mais enfin, si Mélanie se débrouille bien – et, de ce côté-là, je lui fais entièrement confiance – dès cet après-midi il sera pleinement rassuré…
– J’espère… Parce qu’il me manque Jaufret… Tu peux pas savoir ce qu’il me manque… Et si je peux pas le revoir rapidement, je sens que je vais finir par faire une connerie…
– À ce point-là ?
– Tu peux pas savoir…
– Un peu quand même, si !
– Ah, oui, c’est vrai… Enzo…
– Enzo, oui… Je l’ai dans la peau d’une force !
– Dans quelle galère on est allées se fourrer toutes les deux…
– Ah, ça, tu peux le dire…



11 heures


Mélanie a enjambé le rebord de la baignoire… Fermé les yeux…
– Ah, ça fait du bien…
– Tu les as vus ?
– J’ai même déjeuné avec… Comme hier…
– Et alors ?
– Ben alors comment je les ai manœuvrés ! Mais ça ! Des mecs, c’est pas bien compliqué d’en faire ce que tu veux… Qu’est-ce qu’ils sont benêts au fond… Et tous, hein ! C’est jouissif dans un sens, mais dans l’autre qu’est-ce que c’est frustrant… T’aimerais quand même qu’il y ait du répondant… Un minimum de résistance…
– Tu leur as raconté quoi ?
– Ben qu’en fait j’en savais rien du tout de ce que vous faisiez l’après-midi… Parce qu’on se séparait… Moi, j’allais de mon côté retrouver un copain… Et vous, vous alliez du vôtre… Faire quoi ? Je savais ? Ah, ben ça ! Je vous surveillais pas, mais de la bronzette sûrement… Qu’est-ce que vous auriez bien pu faire d’autre ? Et elle était où cette plage ? Je savais ? Ben oui, je savais, oui… Parce qu’une fois – une seule – j’y étais allée avec vous… Et il y avait du monde sur cette plage ? Personne, non… Vous étiez toutes seules… Bon, mais c’était où ? Alors ça, tu penses bien que je me suis pas fait prier pour le leur expliquer… Et à tous les coups vous allez les avoir planqués au-dessus, cet après-midi, à vous épier… Vous aurez plus qu’à…
– Tu crois vraiment qu’il faut que je lui donne la fessée à Christine ?
– Oh, ben oui, attends ! Oui… On en a parlé dix mille fois hier… Il aura toujours le soupçon que ça ait pu être un mec sinon… Il voudra en avoir le cœur net… Alors si vous voulez avoir des chances qu’il vous foute la paix…
– Je sais, oui, mais bon…
– T’as pas l’air vraiment motivée…
– C’est pas ça, non…
– Ben, c’est quoi alors…
– C’est que j’ai peur…
– Peur ? Mais peur de quoi ?
– De moi… De trop aimer ça, la lui donner la fessée à Christine…



11 heures 45


– Allô, oui ?
– C’est moi, Enzo…
– Enzo ? Mais qu’est-ce qu’il y a ? Qu’est-ce qui se passe ?
– Rien… J’avais envie de te parler… D’entendre ta voix…
– C’est de la folie ! Je t’avais dit de pas appeler… Tu te rends compte si j’avais pas été toute seule ?
– Mais tu l’es… J’ai envie de toi… De te toucher… De te serrer dans mes bras… J’en peux plus…
– Moi non plus, Enzo… Moi non plus…
– Viens alors ! Cet après-midi… Je t’attends…
– Je peux pas… Tu sais bien…
– Mais quand alors ? Quand ?
– Bientôt… Je te dirai… On vient… Je raccroche… Ne rappelle pas… Je t’aime, Enzo…

vendredi 8 mai 2015

Escobarines: Collègues (2)

– C’était une excellente idée, hein, finalement… Vous trouvez pas ?
– Quoi donc ?
– De vous en coller une l’autre jour… Ah, ben si ! Si ! Déjà, pour commencer, vous piquez plus dans la caisse… Ce qu’est déjà pas si mal… Et puis, surtout, vous êtes plus du tout la même avec moi… Je suis plus « la petite merdeuse ». Vous me prenez plus de haut comme avant… Même si vous en crevez d’envie… Encore plus maintenant… Seulement vous vous écrasez… Parce que j’ai toutes les cartes en mains… Un seul mot de moi… Et vous êtes mal… Vous êtes très mal… Vous bouillez à l’intérieur, hein ? Et vous prenez sur vous… Pour pas que je me rende compte… Oui, ben c’est raté… Ça se voit… Et pas qu’un peu…

– J’y repensais à l’autre jour, celui de votre fessée, cette nuit, quand je dormais pas… Comment vous étiez toute penaude quand je vous ai fait déculotter n’empêche… Comment ça vous a coûté ! Et comment vous avez serré les dents pour pas crier quand j’ai tapé… J’ai trop aimé… Et après !Ah, il vous tardait de le remballer votre derrière, hein ! Mais non, non, non, non… Je voulais en profiter, moi, des jolies couleurs qu’il avait prises… Et vous en faire profiter… Le plus longtemps possible… Faudra qu’on recommence… C’était trop bien… Dès que vous vous remettrez à être impossible avec moi… Ce qui finira bien par arriver… Forcément… Vous connaissant… Et alors là je peux vous dire que vous y resterez un bon moment toute nue… Encore plus que l’autre fois… Toute la nuit même si j’ai envie…

– On est bien conne des fois, hein ! Vous m’écoutez ? Ben, lâchez ça alors ! Non, c’est vrai, qu’est-ce qu’on peut être conne… Parce que je sais pas quelle idée je suis allée me fourrer en tête qu’il fallait absolument que vous redeveniez désagréable avec moi pour que je vous en recolle une… Il y a même pas besoin… Suffit que ça me toque comme ça d’un coup et vous serez bien obligée d’en passer par où je voudrai… Vous aurez pas le choix… Avec toutes les preuves que j’ai contre vous… Qu’il y a de quoi et vous faire virer comme une malpropre et vous mettre les flics au cul…

– On a trop rigolé hier soir toutes les trois avec Coralie et Léanne… Vous voyez bien qui c’est ces filles ?
– Coralie, oui… C’est ta copine qui travaille à la pâtisserie Dufort…
– Voilà, oui… Et Léanne ?
– Je sais pas…
– Mais si ! Une petite brune… Qui vient de temps en temps le mercredi… Même qu’une fois elle l’a vu que vous les tapiez pas les articles quand vous encaissiez…
– Ah, oui… Oui… Et alors ?
– Et alors je leur ai raconté…
– Tu leur as raconté quoi ?
– Ben, la fessée… Que je vous l’avais mise… Et comme il faut…
– T’as pas fait ça ?
– Ah, ben, si ! Si ! Même qu’elles ont drôlement aimé… Et qu’elles arrêtaient pas de vouloir tout un tas de détails… Ça les a fait rire, mais rire !
– Elles vont pas…
– Quoi ? Oh, mais non… Elles diront rien… Non…
– T’es sûre ?
– Mais oui, oh ! Vous allez pas vous prendre la tête avec ça !
– Quand même… Si jamais elles…
– Oh, mais c’est bon, j’vous dis… Vous allez pas nous faire tout un flan avec ça… Mettez-vous en condition pour ce soir, tiens, plutôt… Parce que vous allez y avoir droit… Je vous attendrai… Huit heures… Et venez, hein ! Vous avez intérêt à venir…

– Vous serez bien là… Appuyée à la table… Et laissez-moi faire… Là… On relève la robe…
– Il y a quelqu’un… J’entends du bruit…
– Vous occupez pas…
– Si, hein ! Ça chuchote…
– Vous êtes prête ?
– C’est qui ? Les deux filles dont tu parlais ce matin ?
– Peut-être… Et puis peut-être pas… Peut-être quelqu’un d’autre… Des copains à moi par exemple… Qui sait ? Bon, mais allez, on baisse cette petite culotte…

mardi 5 mai 2015

Fessées croisées (26)

14 heures 30


Bon alors on faisait quoi ? On y allait quand même ?
– Évidemment qu’on y va… On change rien… Ce serait passer aux aveux… Non… On prend la voiture… Comme d’habitude… On avisera en cours de route…

– Je sais pas ce que vous en pensez, mais je crois quand même que le plus sage, c’est de pas remettre les pieds là-bas… Du moins pour le moment… Jusqu’à ce qu’on sache à quoi s’en tenir vraiment…
Oui, ça allait de soi, ça… Oui… Parce qu’à l’évidence il y avait pas cru une seule seconde Charles que c’était moi qui lui avais flanqué la fessée à Christine…
– Ils flairent quelque chose…
– Et ils vont essayer d’en avoir le cœur net…
– Ils vont quand même pas aller jusqu’à nous suivre ?
– Ou à nous faire suivre ?
– Oh, alors ça !

Bon, mais alors concrètement on allait faire quoi, là, maintenant ?
D’abord mettre les garçons au courant de la situation… Ça s’imposait…
Mélanie a proposé d’appeler Ludo…
– Il préviendra les autres…
Et puis on allait s’offrir une gentille petite virée magasins… Pour commencer…
– Oui… Parce qu’on va pas passer toute l’ après-midi à ça non plus…
– Ce qu’il faudrait après, c’est se trouver une petite plage tranquille… Quelque part à l’écart…
Elle en connaissait une Mélanie…
– Où il vient jamais personne… Où on peut se baigner à poil si on veut…

– C’est génial…
– Oui, hein ! Et faut connaître… Parce que pour la dénicher celle-là…
– Si quelqu’un arrive on l’entendra forcément en plus…
– Sauf s’il laisse sa voiture à l’autre bout là-bas et s’il finit à pied…
– Oui, mais ça, à moins d’avoir une raison pour le faire…
– Il aurait une sacrée surprise en tout cas le type… Trois petits culs tannés de frais comme ça…
– Ah, ça, pour les avoir tannés on les a tannés…
– Christine surtout… Elle l’a dans un état…
– Oui, mais attends ! Deux l’une sur l’autre elle a reçues… Alors forcément…
– Vous savez ce que je me dis ? Ben qu’il faudrait les mettre sur la piste nos chers maris… S’ils nous savaient ici, toutes sages, toutes mignonnes, ils seraient rassurés… Et on aurait à nouveau les coudées franches… Parce qu’il va vite me manquer, moi, Jaufret… Surtout maintenant…
– Vous voulez que je m’en occupe ? Non… Parce qu’à tous les coups je vais repasser à l’interrogatoire, moi… Dès ce soir si ça se trouve… Alors suffit que je leur explique bien en détail où on a passé l’après-midi et je vous parie ce que vous voulez que demain ils débarquent là-haut pour vérifier que vous êtes bien là… Et qu’il y a pas de mecs avec vous…
– Oui… Sauf que la seule chose…
– C’est ?
– C’est que ça leur prouvera pas pour autant que c’est bien moi qui la lui ai donnée la fessée à Christine hier…
– Elle a raison… Ça a parfaitement pu être quelqu’un d’autre… Ici ou ailleurs…
– Ce que vous êtes en train de me dire…
– C’est qu’il va falloir que t’y passes pour de bon avec elle, oui… Parce que tant qu’ils vous auront pas vues à l’œuvre ensemble toutes les deux… De leurs yeux vues… ils auront forcément un doute… Et ils vous ficheront pas la paix tant qu’ils l’auront pas levé…
– Mouais…
– Ça te poserait un problème ?
– Quoi ? Que tu me donnes une fessée ? C’est quelque chose que j’ai jamais vraiment envisagé… Mais après tout pourquoi pas ? Au point où j’en suis… Et puis si c’est le prix à payer pour qu’ils nous laissent tranquilles…
– Ça m’en a tout l’air…
– Dans ces conditions…



21 heures


– T’as vu ? Ça a pas perdu de temps… Comment ils se sont jetés sur Mélanie dès qu’on est arrivées…
– Ah, ben ça, fallait s’y attendre…