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jeudi 30 août 2012

Escobarines: Flagrant délit ( 4 )


– Je te rappelle que chaque jour qui passe…
– Je sais, oui…
– Et que ça fait un mois… Quinze plus trente ça fait quarante-cinq… Déjà quarante-cinq coups de martinet tu me dois… Tu vas laisser le compteur grimper comme ça encore longtemps ?
– Non… Non… Bientôt… Je vous dirai…
– Ne tarde pas trop… Ça t’avance à quoi ? De toute façon faudra que t’y passes… Sinon…
– Oui, mais…
– Mais ?
– Mais ce qu’il y a, c’est qu’il y a Baptiste… Mon petit ami… Si je veux pas qu’il sache…
– Vaut mieux éviter qu’il t’approche… Le temps que ça ait disparu…
– Voilà, oui… Et l’autre fois quatre jours ça a mis pour partir tout à fait… Du coup il s’est fait tout un film … Que je l’aimais plus… Que j’avais quelqu’un d’autre… Tout ça… Alors si je lui refais la même trop rapprochée…
– Bon, alors tu sais pas ? Je vais te laisser encore quinze jours… Maximum… Pas un de plus…

– Voilà… On y est… Ce qui nous fera ?
– Soixante…
– Soixante, oui… C’est énorme… Ça va te mettre le derrière dans un état ! C’est pas le but non plus… Alors voilà ce que je te propose : on ramène aux quinze coups initialement prévus, mais à une condition, c’est que je te les administre en public…
– En public ?! Comment ça en public ?!
– Devant des amis à moi…
– Qui me connaissent ?
– Ils n’habitent pas ici… Ils viendront tout exprès pour la circonstance… Réfléchis… Tu me diras… Demain tu me diras…

– Alors ?
– Il y en aura beaucoup ?
– Cinq ou six…
– Et… aussi des hommes ?
– Deux ou trois…
– Oh, non ! Pas des hommes…
– C’est à prendre ou à laisser…
– Et c’est quoi que vous allez leur dire ? Que je vous ai volée ?
– Ben oui… Oui… Évidemment… C’est la vérité, non ?
– Vous êtes pas obligée… De leur dire ça… Vous êtes pas obligée…
– Ah oui ? Et tu voudrais que je leur dise quoi ?!
– Pas ça… Parce que ça… Oh, non ! Pas ça…
– Eh bien propose autre chose alors…
– Je sais pas…
– Dans ces conditions on va s’en tenir à la version de la petite voleuse…
– Non ! Non ! Peut-être qu’on pourrait dire que je fais mal mon travail alors plutôt… Que je suis paresseuse… Tout ça… Que j’arrive sans arrêt en retard… Et que vous m’avez laissé le choix : ou de me mettre à la porte ou de me punir… Devant du monde… Pour que ça me serve de leçon… Pour que ça porte plus…
– En désespoir de cause… Parce que des fessées je t’en ai déjà collé cinq ou six… Qui n’ont servi à rien… Tu fais des efforts trois quatre jours et tu retournes à tes mauvaises habitudes… Alors j’ai décidé de te donner une dernière chance… Une toute dernière chance… Devant eux… Et si cette fois tu ne t’amendes pas… Oui… Ça devrait leur plaire… Certainement ça va leur plaire…

– Voilà cette jeune vendeuse dont je vous ai parlé…
– Ah, oui… Celle qu’est feignante comme une couleuvre…
– Que tu retrouves dans la réserve, assise sur une chaise, à se tourner les pouces…
– Qui passe des heures à envoyer des SMS…
– C’est bien les jeunes d’aujourd’hui, ça…
– Veulent pas en faire…
– Par contre pour toucher la paye, ça, ils sont très forts…
– Et pour se plaindre qu’ils gagnent pas assez…
– T’es trop bonne avec elle…
– Oui, une fessée c’est vraiment pas cher payé… Je te foutrais ça dehors en direct, moi…
– L’un n’empêche pas l’autre…
– Mais la fessée d’abord ! La fessée d’abord !
– Ça y est ! Ça va commencer…
– Oui… Elle lui baisse… Tout elle lui baisse…
– Chut ! On se tait maintenant… On regarde…

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