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jeudi 19 septembre 2013

La passion de Madame la Directrice ( 4 )



– Elle a répondu…
– Ah, ben ça !
– Et tout de suite… Il s’était pas passé cinq minutes…
– Ce qui prouve qu’elle était à l’affût… Bon, ben vas-y ! Lis-moi ça !
– « Vous êtes un pervers, mon cher Oteka… Me mettre l’eau à la bouche comme ça et me laisser en plan… Mais c’est de la torture… Vite… S’il vous plaît… Vite… Je brûle d’impatience de connaître la suite… Martina… »
– Et alors ? Tu comptes faire quoi ?
– Le mort… Deux ou trois jours…
– Parfait ! Excellent !



– Faut que je fasse gaffe quand même…
– À quoi ?
– J’arrête pas de lui mater les fesses au boulot… C’est plus fort que moi, je peux pas m’empêcher… Dès qu’elle se pointe… Comme si je pouvais voir à travers si elle s’en est flanqué une…
– Hier… Probable… Ça l’avait sûrement mise en appétit ton histoire…
– Si elle me prend sur le fait…
– Tu passeras pour un vilain petit cochon, mais elle sera à cent mille lieues de soupçonner la vérité…



– Et encore un MP… Où elle se plaint… Que je la laisse sans nouvelles… Qu’il fallait pas que je la commence mon histoire si je voulais pas la finir…
– Ce qui prouve que la mayonnaise prend… Mais faut peut-être pas trop faire traîner en longueur non plus…
– Justement… Justement… Écoute… « Désolé, ma chère Martina, de vous avoir fait aussi longtemps attendre, mais j’ai été pas mal débordé ces derniers jours… Ça se calme un peu on dirait et j’en profite pour venir terminer mon récit… Donc… Donc, un soir… Il faisait chaud… Vraiment très très chaud… La fenêtre du bureau était grande ouverte… Ils étaient seuls… Ils se croyaient seuls… Ils se faisaient face… Il avait l’air en colère… Très en colère… Il y avait des chances… Toutes les chances que… Alors j’ai pris des risques… Je me suis approché… Tout près… Au ras de la fenêtre… « Cette fois c’est plus possible, Magali… C’est vraiment plus possible… J’ai fait preuve, vous en conviendrez, d’infiniment de patience à votre égard… Vous vous étiez formellement engagée à faire des efforts… Vous en avez fait, c’est vrai… Qui n’ont guère duré qu’une petite quinzaine de jours… Le temps que s’estompe le souvenir de la fessée – amplement méritée – que je vous avais donnée… Alors je ne vois guère d’autre solution pour obtenir de vous que vous preniez à nouveau votre travail à cœur… Vous savez de quoi je veux parler, je suppose ? » « Oui… » D’une toute petite voix… En baissant la tête… Il n’y a que ça – c’est clair – qui soit efficace avec vous… Non ? Vous ne croyez pas ? » « Si ! » « Eh bien alors vous savez ce qu’il vous reste à faire… Allez ! » Elle n’a pas protesté… Elle a dégrafé sa jupe et elle s’est penchée, à l’équerre, sur la photocopieuse… Juste en face de la fenêtre… À deux mètres de moi… Elle a enfoui la tête dans ses bras… Et elle a attendu… »
– T’as une de ces façons de raconter… On s’y croirait…
– « M’obliger à en arriver là ! Une femme de votre âge… Vous n’avez pas honte ? » Elle avait honte, si ! Il lui a descendu sa culotte… À mi-cuisses… Des fesses amples… Majestueuses… Il a posé la main juste au-dessus… Au creux des reins… « Vous me promettez de faire des efforts ? Mais des vrais cette fois… Des qui durent… » Elle promettait, oui… Elle promettait… Il a disparu de mon champ de vision, y est presque aussitôt rentré avec une longue badine qu’il a fait claquer deux ou trois fois en l’air… À vide… Les fesses de Magali se sont contractées… Fermées… L’attente… Interminable… Et puis c’est tombé… Un coup sec… Un seul… Qui lui a arraché un cri… Qui a imprimé sur sa peau une longue traînée rosâtre… Il est allé lui murmurer, à l’oreille, quelque chose que je n’ai pas entendu… Et puis il est revenu taper… Une vingtaine de cinglées… Très espacées… Elle a crié… Elle a gigoté du derrière… De plus en plus fort… De plus en plus vite… Ça s’est arrêté d’un coup… Il a jeté la badine au loin… « Que ça vous serve de leçon ! » Et il est parti en claquant la porte… Sa voiture… Elle a attendu qu’elle se soit éloignée… Et puis alors sa main… Sa main entre ses cuisses… L’autre aussi… Comme ça… Toujours penchée sur la photocopieuse… C’est venu vite… Très vite… Elle a gémi… Elle s’est doucement plainte… « Oh, que c’est bon ! Que c’est bon ! Que c’est bon ! » Elle s’est lentement redressée… Brusquement retournée… Avant que j’aie eu le temps de me baisser… Elle m’a vu… »
– Extra ! J’en connais une autre qui va faire courir ses doigts ce soir quand elle t’aura lu…
– Tu crois ?
– Je crois pas… Je suis sûre…                

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