jeudi 4 janvier 2018

Mémoires d'une fesseuse (18)

Le pas de Marie-Clémence dans l’escalier.
– Action !
Et j’ai lâché un premier coup sur le fessier d’Hélène. Un deuxième. La porte s’est brusquement ouverte.
– Salut ! Je…
Elle s’est statufiée, les yeux écarquillés.
– Je te présente Hélène.
Dont j’ai continué à cingler la croupe.
– Eh bien, approche ! Fais pas ta timide comme ça.
Un pas en avant. Un autre. Un autre encore. Les yeux arrimés aux fesses zébrées d’Hélène. Sur lesquelles elle regardait, fascinée, la ceinture continuer à s’abattre inlassablement.
Hélène a doucement gémi. Un long gémissement de fond de gorge. S’est cabrée. Ouverte. Encore quelque coups. Qui lui ont fait lever haut le derrière.
Et je me suis arrêtée pour contempler mon œuvre. À laquelle, dans un souci d’équilibre esthétique, j’ai apporté quelques retouches. Essentiellement en haut, à gauche.
– Là ! Parfait.
Une œuvre que j’ai longuement parcourue du bout des doigts. Que j’ai arpentée. Que je me suis appropriée. En caresses amoureusement dispensées. Avant de me faufiler lentement de l’autre côté. Avec de brusques avancées, suivies d’interminables périodes de remords. Elle n’y a pas tenu. Ses doigts se sont emparés d’elle. Ont tournoyé. Se sont engouffrés en elle. Les miens les ont rejoints. Se sont emmêlés à eux.
Derrière, Marie-Clémence avait laissé tomber son pantalon et s’activait, la main dans la culotte. Hélène a déferlé son plaisir en grandes vagues retentissantes. Celui de ma colocataire lui a répondu en échos indéfiniment prolongés.

– Il y a quelque chose qui ne va pas, Marie-Clémence ?
– Si… Si !
– On dirait pas.
– Pourquoi elle est partie ?
– Parce que je le lui ai demandé.
– Elle reviendra ?
– Évidemment qu’elle reviendra.
– Qu’est-ce tu lui as mis en attendant ! Beaucoup plus que quand c’est à moi que tu le fais.
– Toi, c’est avoir honte que tu aimes. Elle, c’est avoir mal.
– Elle va pas prendre ma place au moins ? Devant Brian et les autres. Ça va pas être elle au lieu de moi ?
– Eh, mais c’est que tu serais jalouse !
– Jalouse, moi ? Oui, ben alors là, sûrement pas !
– T’inquiète pas ! Elle va pas te le piquer ton Brian.
– Si tu savais ce que j’en ai à fiche de lui !
– J’ai d’autres projets vous concernant toutes les deux.
– Des projets ? Quels projets ? Et puis d’abord, c’est qui cette femme ?
– Ça, tu vas pas tarder à le savoir. Vous allez dîner ensemble, ce soir. Toutes les deux.
– Et toi ? Tu viens pas ?
– Non. Je vous laisse en tête-à-tête. Je suis sûre que vous allez avoir tout un tas de choses à vous dire. Allez, va vite te préparer. La fais pas attendre.

6 commentaires:

  1. Aimable histoire, et complexe en meme temps, où tout le monde parvient á trouver son plaisir aisément.
    Ah, si c’était comme ça dans la vraie vie.. xD

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  2. Histoire qui va encore connaître toutes sortes de rebondissements. J'espère ne pas finir par lasser les lecteurs. ;)

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  3. Cela ne risque pas du tout; vos histoires, bien que revenant souvent sur certains fantasmes, sont toujours savoureuses.
    Je relis votre série “Voisines”, un vrai roman sous forme de dialogues. Je trouve le sujet absolument passionant et en meme temps le style me met au jour quant à l’usage du français familier.
    Merci de mettre le tout à disposition du grand public.

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  4. Merci de vos appréciations: elles me sont précieuses. Quand on écrit, il est normal qu'on ait envie de donner à lire. En espérant que le lecteur prendra autant de plaisir à lire qu'on en a eu à écrire.
    J'aime aussi l'idée qu'un texte aussi ancien que "Voisines" puisse encore intéresser.
    Quant au français familier, il m'a fallu un certain nombre d'efforts pour finir par m'autoriser à l'utiliser. Je suis en effet de formation très classique (latin;grec) et j'avais un peu l'impression, au début, de commettre un sacrilège. ;)

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  5. Oui, mais peut-être que quand on en sera au 85ème épisode, il y aura quand même pas mal de monde qui aura décroché. ;)

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