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jeudi 24 mai 2012

Escobarines: Recherche d'emploi ( 6 )


– J’en ai pris une hier soir… Et une sévère… Par ta faute, Justine…
– Par ma faute ? Comment ça ?
– Par ta faute, oui… Parce que je lui ai parlé de toi… Et qu’il a compris – il est pas idiot – que je t’avais mise au courant de son projet… Et ça il me l’avait formellement interdit…
– Je suis désolée…
– Oh, ça fait rien… C’est pas la première que je reçois… Et ce sera pas la dernière…
– Et pour moi ? Il a dit quoi pour moi ?
– Que ça pose pas de problème… Que si tu es vraiment décidée, mais alors là vraiment, il te garde…
– Ben oui, je le suis… Même si… Mais je le suis, oui…
– Alors à ta place je tarderais pas trop à le lui prouver… Que pour lui les choses soient claires… Qu’il soit sûr que tu vas pas te défiler…

– Et à quatre heures elle aspergeait malencontreusement tout un étalage de pâtisseries de Javel pure… Par inadvertance bien entendu…
– Bien entendu…

– Alors ?
– Oh, la la… Si tu savais !
– Si je savais quoi ?
– Je pars… Je m’en vais…
– Il t’a virée ?
– Non… Je démissionne… C’est trop la honte…
– Mais qu’est-ce qui s’est passé enfin ?! Raconte…
– Ben… Il m’a fait venir… Et à tout un sermon j’ai eu droit… Que la marchandise coûtait cher… Que la nourriture ça se respectait… Qu’il y avait des tas de gens qui crevaient de faim… Au moins un quart d’heure ça a duré… Et puis il m’a dit que puisque c’était comme ça… Puisque j’étais pas fichue de faire attention à ce que je faisais je méritais d’être punie… Non ? Je croyais pas ? Ben si ! Oui… Et c’était quoi que je méritais comme punition ? Je savais pas… Je savais pas ? Vraiment ?! Non… Je savais pas… Enfin si… Peut-être… Peut-être que je savais… Et alors ? C’était quoi ? « Dites-le ! Je veux que vous le disiez… » « Une fessée… » « Une fessée… Parfaitement, oui… Et cul nu… » Il m’a attirée vers lui… Il a passé ses mains sous ma robe… Et il a descendu mon string… D’un coup… Jusqu’en bas… Et puis en travers de ses genoux il m’a allongée… Et t’avais raison…
– J’avais raison ?
– Oui… C’est pas si désagréable que ça finalement… Parce que oui, ça brûle… Oui, ça mord… Mais c’est pas déplaisant du tout… Au contraire… Et même… Plus ça avance… Plus ça dure… Plus ça retombe au même endroit…
– Et plus t’as envie que ça continue…
– Voilà, oui… Et en plus il y a l’idée… De ce qui est en train de se passer… De ce qu’on est en train de te faire… De ton derrière qui gigote et qui rougit sous le nez du patron… De ce qu’il doit penser… De tout ce qu’il doit voir en réalité…
– Ça ! Faut bien reconnaître qu’il y a pas grand-chose qui doit lui échapper… Bon… Mais et après ?
– Il a bien fallu que ça finisse par finir… Il m’a fait relever… « Filez là-bas, Mademoiselle… Et profitez-en pour méditer… » Au coin… « Le nez contre le mur on met… Allez ! Et on le laisse à l’air le petit derrière… Bien haut on la relève la robe…
– Et alors ?
– Ben je l’ai fait… Et c’est là que… Pas au début, non… Parce qu’au début je suis restée comme ça – comme il m’avait dit – sans bouger… Lui, il était à son bureau… Je l’entendais remuer des papiers… Toussoter… Et sûrement qu’il devait me jeter des coups d’œil… Tant qu’il pouvait… Tant qu’il voulait…
– T’inquiète pas qu’il a pas dû s’en priver…
– Et ça a été à force de rester comme ça, les fesses toutes chaudes, à me demander combien de temps il allait me laisser là… À repenser à ce qui venait de se passer… À le sentir derrière… Une envie… Une envie de me toucher… Une envie comme jamais… J’ai résisté… Tant que j’ai pu… Mais ça insistait trop… Ça s’incrustait… Ça voulait… Alors… Juste un peu… Presque pas… Du bout du doigt… Et je l’ai vite enlevée ma main… Remise en haut… La tête appuyée dessus… Sur le bras… Pour m’empêcher de… Cinq minutes j’ai tenu… Peut-être un peu plus… Peut-être un peu moins… Et puis je suis redescendue… J’ai pas pu m’empêcher… Et encore… Un peu plus… Plus fort… Plus appuyé… Plus longtemps… Mais non… Non… Fallait pas… Non… Pour quoi j’allais passer ? Et je suis retournée en haut… Et alors, lui, de derrière, d’une voix toute tranquille... « Oh, mais vous pouvez vous branler, hein ! Je n’y vois personnellement aucun inconvénient… » J’ai tenu bon… Un peu… Pas longtemps… Je suis revenue… Et alors là !... Là… J’ai complètement perdu la tête… Ça a déferlé… Ça m’a emportée… J’ai rugi… J’ai hurlé… Je sais plus… Ce que je sais, c’est que j’étais… Oh, la honte !
– Et lui ?
– Lui ? Il disait rien… Il faisait rien… Il a pas bougé… Jusqu’à la fin… Et puis… « Vous pouvez y aller… » Seulement ça… « Vous pouvez y aller… » Et juste au moment où j’allais passer la porte… « Ton string… Viens ramasser ton string… » À ses pieds… Sous son fauteuil… Non, mais comment c’est trop la honte… Je vais partir… J’ai pas le choix…
– Te précipite pas ! Laisse passer un peu de temps… Tu vas l’aimer ta honte… Tu vas voir comment tu vas l’aimer…  

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