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jeudi 11 juin 2009

Aux délices d'Adeline ( 12ème jour )

- Tiens, t’as la liste là… Te trompe pas…

La liste de ceux qui voulaient que je leur apporte le petit déjeuner toute nue. Une liste interminable…

- Ils y sont presque tous…

- Ca !… Fallait s’y attendre… Dès l’instant où ça s’est su…




Evidemment il y avait la 116…

- Entrez !

La voix de la femme…

- Ah oui !… Elle est à poil…

Ils étaient au lit. Tous les deux…

- Profites-en, mon chéri… Rince-toi l’œil… Eh bien approchez, vous !… Restez pas plantée là-bas… Comment tu la trouves ?… Sincèrement…

Il n’a pas répondu. Il a fait la moue…

- Oui, hein !… Celle d’hier était nettement mieux… Ca se discute même pas…

- Je vous pose le plateau où ?

- Elle te fait quand même un peu d’effet ?… Je suis sûre que non… Fais voir…

Elle a fourragé sous les draps…

- Pas du tout… Rien… Absolument rien… Eh ben dis donc !…

Du menton elle m’a fait signe de poser le plateau sur la table près de la fenêtre…

- Les autres, non… Mais vous, la prochaine fois que ce sera votre tour, vous resterez habillée… Ce sera aussi bien…



- C’est de ma faute aussi !… Si je vous avais pas demandé de me mettre la fessée et si j’avais pas tant braillé…

- C’est la faute d’Escobar plutôt… C’est pour lui qu’il te la fallait…

- On n’est pas à une fessée près n’importe comment…

- Ce sera quand ?

- Ce soir il paraît… Toutes les quatre… Après le service…

- Devant les clients ?…

- Non… Mais tout le personnel… Ils veulent faire un exemple… Que ça se reproduise pas… Qu’il y ait jamais plus de bruit dans les box le soir…

- Et c’est vrai que c’est les deux vieilles qui vont nous la donner ?

- C’est ce qu’il avait l’air de dire Ménisson…

- Pourquoi elles ?… Qu’est-ce qu’elles ont à voir là-dedans ?

- Parce qu’elles étaient là l’année dernière, qu’elles en ont flanqué plein et qu’elles ont l’habitude…




Coralie est venue s’accouder à la balustrade à côté de moi…

- Qu’est-ce que tu regardes ?…

- Rien de spécial… Les autres là en bas…

- Il a toujours douze mille nanas autour de lui Milàn…

- Oui, oh…

- Je crois bien que Laurianne elle en pince sacrément pour lui…

- Et apparemment elle est pas la seule…

- C’est bien ce que je lui ai dit : elle a aucune chance, mais quand ça te tient ça te tient et on peut bien te dire ce qu’on veut…

Il y en a deux qui se sont poursuivies en riant. Félicien nous a aperçues, nous a fait signe. D’autres visages se sont levés vers nous…

- Tu sais ce que je me dis là en les regardant tous ?… C’est que ce soir ils vont nous voir les fesses à l’air en train de gigoter du derrière sous les claquées… Peut-être qu’ils y pensent déjà… Qu’ils sont impatients… Qu’ils en peuvent plus… Au moins les mecs…

- Oh, les filles aussi… Certaines en tout cas…

- Comment j’aimerais être dans leurs têtes… Savoir ce que ça leur fait quand on y passe devant eux…

- Et à toi ça te fait quoi ?

- Là ?… Tout de suite ?… J’ai une trouille bleue… Je voudrais que ça n’arrive jamais… Qu’il se passe n’importe quoi qui empêche… Et en même temps j’ai trop envie d’y être… D’avoir honte… Et d’avoir honte de tellement aimer avoir honte… Je suis complètement tordue, hein ?… C’est ce qu’il arrêtait pas de me dire mon copain…

- On est toujours le tordu de quelqu’un…

- Tu sais ce qui m’embête le plus là ?… C’est qu’il va pas y assister Escobar… J’aurais tellement voulu…

- Il y aura d’autres occasions…

- Je peux te demander un truc ?… A ton avis il a quelqu’un dans sa vie Escobar ?

- Ca, ma pauvre chérie, qu’est-ce que tu veux que j’en sache ?…




Tout le monde. Ceux des cuisines. Celles des ménages. Les lingères. Adeline. Monsieur Ménisson. Tout le monde. Debout. En silence. Un silence total...

Et elles. La Mac Miche. La Catherine. Assises. Chacune sur une chaise…

Et nous. Nous quatre. Toutes nues. Personne ne bougeait. Tout figé. Immobile. Longtemps…




Et puis elles ont fait signe. Catherine à Laurianne et Mac Miche à Coralie. Elles ont obéi. Elles se sont approchées. Elles se sont docilement penchées, courbées, allongées en travers de leurs genoux.

Mac Miche a tapé tout de suite. Fort. Fort et vite. Coralie a voulu se protéger de ses mains. Elle les a sèchement repoussées. Deux fois. Et tapé encore plus fort…

Catherine, elle, a pris tout son temps pour bien caler Laurianne, pour ajuster calmement ses premiers coups, prendre lentement sa vitesse de croisière…

Elles se sont mises à crier. Ensemble. Laurianne très aigu, éperdu, Coralie plus rauque, plus profond. A gigoter ensemble, Laurianne dans tous les sens, les jambes jetées n’importe comment, Coralie en grands bonds du derrière, réguliers et amples…

Ca a ralenti… Ca s’est espacé…

Derrière moi une voix de femme a murmuré…

- Oh non, pas déjà !…

Je ne me suis pas retournée…

Encore quelques coups. Sonores. Vigoureux. Elles les ont relâchées, laissé se remettre debout. Elles sont revenues vers nous en se frottant les fesses…




- A ton tour maintenant !…

La même voix… C’était l’une des deux lingères. Qui a soutenu mon regard. Qui m’a souri, moqueuse, d’un air ravi et gourmand…

- Ben vas-y !… Regarde!… On t’attend…

C’était mon tour, oui. Et celui de Clémence. La Mac Miche m’a attirée par les poignets…

- Installe-toi !… La place est chaude…

Fait basculer. Sur ses genoux cagneux. Terriblement inconfortables. Sa main m’a aussitôt mordue, sèche, osseuse, m’arrachant un cri de surprise et de douleur. C’est tombé… C’est tombé en salve crépitante. Les lèvres jusqu’au sang pour ne pas crier. J’ai crié… Les cuisses soudées l’une à l’autre pour ne pas m’ouvrir. Je me suis ouverte, indécente et mortifiée…

Tout s’est arrêté…

- On échange comme convenu ?

Les genoux de Catherine. Plus tendres. Plus möelleux…

Tout a recommencé…

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