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mardi 1 septembre 2015

Fessées croisées2 (3)

7 Août


Un doigt sur mes fesses… À en épouser interminablement les contours… À y dessiner courbes et arabesques… Il y a posé les lèvres…
– Qu’est-ce que c’est beau comme ça… Le lendemain… Le surlendemain… Quand ça a viré… Un chatoiement de couleurs… De noirs profonds… De violets subtils… De jaunes incandescents… De rouges miraculeux… C’est magnifique… C’est émouvant… Très… Mais pour arriver à ce résultat-là…
– Il faut qu’on ait mis le paquet…
– Et elle l’a mis…
– Elle m’en voulait à mort…
– Ce qu’on peut comprendre… T’avais couché avec son mec…
– Je sais, oui… Elle me le faisait payer… Et il y avait quelque chose en moi qui lui donnait complètement raison… Qui trouvait même qu’elle en faisait pas assez… Que les claques qu’elle m’assénait sur les fesses… Que les mots de rage qu’elle me disait en même temps, c’était rien… C’était pas suffisant… Ça méritait beaucoup plus que ça ce que j’avais fait…
– Et ça mérite encore…
– Ah, ça, c’est sûr…
– Il y a autre chose aussi qui mérite…
– Quoi donc ?
– Tu as beaucoup montré, à ce qu’il paraît, pendant cette fessée… En fait tu n’as rien laissé ignorer à l’assistance de ton anatomie… On s’est, semble-t-il, bien régalé…
– Oui, mais attends, Gilles ! Quand t’es dans cette position et qu’on te martèle à tout va le derrière, il arrive un moment où tu maîtrises plus rien… Où t’es obligée de battre des jambes dans tous les sens… Tu peux pas t’empêcher…
– Mouais…
– Si, c’est vrai, hein !
– Il y a une autre explication possible… Tu avais tout un parterre de mâles à ta disposition…L’occasion était trop belle… Tu en as profité pour les asticoter un peu… Pour leur laisser admirer, dans les moindres détails, tes trésors cachés…
– Non, Gilles… Non… Je t’assure…
– Même pas un peu ?
– Je sais pas… Je…
– Mais si, tu sais !
– Peut-être un peu quand même… Si ! Oui…
– Ah tu vois… Au point que ça mérite ?
– Je crois quand même, oui…
– On va se la mettre de côté alors cette fessée… Qu’on profite jusqu’au bout, en attendant, de celle que Nathalie t’a donnée… Tant qu’elle ne se sera pas complètement effacée…
Et son doigt a repris son cheminement… Son voyage… Inlassablement… S’est insensiblement rapproché de la raie entre les fesses… S’y est insinué… M’a ouverte…
– Viens, Gilles, viens ! S’il te plaît, viens !
Il est venu…



11 heures


– Wouah ! T’as vu l’heure ? On s’est rendormis…
– Quelle importance ? On est en vacances, non ?
Je me suis blottie contre lui…
– Comment c’était trop bon tout-à-l’heure… Pour toi aussi ?
– Ça s’est pas vu ?
– Si ! T’as grogné… C’est pas souvent… N’empêche que finalement…
– Finalement ?
– Non… Rien… J’allais dire une connerie…
– Qu’heureusement qu’il y a eu Enzo ?
– Ben oui… Oui, dans un sens… Parce qu’on était complètement en train de se perdre tous les deux… Tu me voyais plus…
– Ni toi non plus…
– Parce que tu me voyais plus… C’était la spirale infernale…
– Bon, mais c’est du passé tout ça…
– Oh, oui, hein ! Jamais plus on se laissera rattraper par la routine… Jamais… Tu me promets ?

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