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jeudi 19 décembre 2013

La passon de Madame la Directrice (15)



– Elle l’a fait ?
– Un peu qu’elle l’a fait ! J’y croyais qu’à moitié, j’avoue… Mais si ! La porte derrière était ouverte… J’ai filé jusqu’à son bureau… La force de l’habitude : j’ai failli frapper… Je ne me suis repris qu’au dernier moment… Elle me tournait le dos, penchée sur le petit classeur gris, – dans le coin à droite, tu sais… – dont un tiroir était ouvert… Je me suis confortablement installé dans son fauteuil… « Qu’est-ce que vous fabriquez ? Venez ici… Vous finirez ça après… » Je m’attendais à ce qu’elle renâcle… À ce qu’elle fasse la sourde oreille… Ou me remette vertement à ma place… Mais non ! Elle s’est retournée… A fait quelques pas dans ma direction sans me regarder… S’est arrêtée… « Asseyez-vous ! » Ce qu’elle a fait… Sur la chaise en face… Toujours sans me regarder… J’ai posé l’un après l’autre mes deux pieds sur le bureau… « La dernière fois qu’on s’est trouvés tous les deux ici c’était quand ? Vous vous souvenez, Martina ? » Elle a fait signe que oui… Oui… « Vous vous êtes montrée particulièrement odieuse à mon égard ce jour-là… Odieuse et injuste… » Elle a brusquement relevé la tête… Failli dire quelque chose… S’est reprise… « Reconnaissez-le au moins ! Eh bien ? J’attends » Ça lui a brûlé les lèvres, mais elle l’a dit… « Oui… » Tout bas… Tout juste audible… « Plus fort… Et dites-le VRAIMENT… » « J’ai été injuste, oui… » « Et ? » « Et odieuse… » « Bon… Eh bien voilà ! Vous allez être punie pour ça…Sévèrement… C’est plus que mérité, avouez, non ? » « Si ! »
– J’aurais voulu voir sa tête… Non, mais comment j’aurais aimé voir sa tête…
– Tu l’aurais pas reconnue… Plus aucun rapport, mais alors là rigoureusement aucun, avec la directrice cassante et autoritaire dont on a l’habitude… Elle se montrait humble… Résignée… Presque servile…
– Sans doute que c’est sa véritable nature au fond… Et que quand on fait preuve, avec elle, de suffisamment de détermination…
– Ce qu’il y a de sûr en tout cas, c’est que plus ça allait… plus le temps passait… et plus je la sentais à ma merci… Totalement à ma merci…
– Tu l’as poussée dans ses derniers retranchements, j’espère…
– Je l’ai fait lever… Rester comme ça, debout devant moi, un bon petit moment… Et puis : « Déshabillez-vous, Martina ! »
– Elle l’a fait ?
– Elle l’a fait…
– Et dire que j’ai raté ça… Si j’avais su… Bon, mais vas-y ! Continue !
– Elle a marqué un temps– très court – d’hésitation, elle a poussé un profond soupir et puis elle l’a fait… En me tournant le dos… Au fur et à mesure qu’elle les retirait elle repliait soigneusement ses vêtements et les déposait, un à un, sur la chaise… « Vous avez raison, Martina… Prenez votre temps… Prenez tout votre temps… Ce n’en est que meilleur… » Elle n’a pas relevé… Elle a poursuivi… Exactement sur le même rythme… Quand elle n’a plus eu sur elle que ses sous-vêtements – des sous-vêtements blanc satin à dentelles – elle s’est arrêtée… « Eh bien ? Qu’est-ce que vous faites ? Continuez ! » Alors le soutien-gorge… Et puis la petite culotte… « Tournez-vous maintenant ! Regardez-moi ! Là ! Comme ça, oui… Et venez ! Venez chercher votre punition… » J’ai enlevé mes pieds du bureau… Elle s’est avancée… Approchée… Penchée… Allongée, d’elle-même, en travers de mes genoux… J’ai pas tapé tout de suite… Je l’ai fait attendre… Une première claque… Pas très fort… Qui l’a fait sursauter… Une autre… Une troisième… Une grêle de claques… De plus en plus appuyées… De plus en plus rapprochées… Un déluge de claques… À pleines fesses… Qui lui ont mis le derrière en feu…
– Elle a crié ?
– Poussé des espèces de râles de fond de gorge, en mesure, chaque fois que ça tombait… Et crié à la fin, oui…
– Et gigoté ? Elle a gigoté ?
– Ah, pour ça oui ! Et je peux te dire que je n’ignore plus rien de son anatomie…
– Longtemps ça a duré ?
– Assez, oui… J’en avais mal aux mains… Alors j’ai arrêté… Et j’ai constaté : « Tu mouilles, Madame la Directrice…
– C’était vrai ?
– Un peu que c’était vrai…
– Qu’est-ce qu’elle a dit ?
– Rien… Elle n’a rien dit… Je l’ai laissée se relever… « La prochaine fois, si j’ai encore à me plaindre de vous, ce sera le martinet… » Et je l’ai plantée là…
– La prochaine fois je serai là… Alors là il y a pas photo que je serai là…



– Tiens, écoute… Je lui ai écrit… « Qu’est-ce qu’elle a fait, Madame la Directrice, dans son bureau après mon départ ? Après avoir vérifié que j’étais bien parti… Hein ? Qu’est-ce qu’elle a fait ? Ce n’est pas bien difficile à deviner… Elle s’est donné du plaisir… Elle s’est épuisée de plaisir… C’est pas vrai peut-être ? Vous serez punie pour ça, Martina… Pas pour l’avoir fait, non… Mais pour l’avoir fait sans mon consentement… Et en mon absence… Alors attendez-vous à recevoir très prochainement une convocation… À laquelle vous ne manquerez évidemment pas de vous rendre… »
– Ce sera quand ?
– Oh, pas tout de suite… On va la laisser la redouter… Et l’espérer…

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