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jeudi 26 février 2009

La classe des filles ( 12ème jour )

- Vos devoirs manquent singulièrement d’originalité, c’est le moins qu’on puisse dire… Vous vous êtes contentées, pour la plupart d’entre vous, de me faire un copié-collé de la fessée qu’a reçue Noëlle… Ce n’est pas du tout ce que je vous demandais… Ce que je voulais c’est que vous me racontiez comment vous imaginiez votre fessée à vous… Celle que votre attitude, votre insolence ou votre paresse m’obligeraient, le cas échéant, à vous administrer… Vos copies ne sont malheureusement qu’un ramassis de clichés et de lieux communs… Une seule tranche un peu sur la médiocrité générale, c’est celle de Jezabel… Je vais donc vous la lire… Ou plutôt non… La fessée dont elle s’est voulue l’héroïne elle va la recevoir devant vous…

- Hein ?!… Mais c’est pas juste !… J’ai la meilleure note et c’est moi qu’on punit…

- C’est moi qui décide…

- Ah ben non, hein, non, je suis pas d’accord…

- Je me fiche complètement de ce que tu penses… Viens ici !…

Elle n’a pas bougé, bras croisés sur son pupitre, lippe boudeuse…

- Non… C’est pas juste…

- Viens ici, Jezabel !… Je le répéterai pas…

Elle a fait non de la tête… Non !… Il s’est avancé dans l’allée. Il s’est approché. Quand il s’est trouvé à quelques pas elle a brusquement bondi et s’est enfuie en courant vers le fond de la classe. Il l’y a poursuivie. Acculée contre le mur du fond elle a escaladé une table, une autre pour lui échapper. Une véritable course-poursuite s’est alors engagée qui les a menés d’un bout à l’autre de la pièce, bousculant tout sur leur passage. Ca s’est finalement achevé sur l’estrade où, dans sa précipitation, elle s’est étalée de tout son long. Il ne l’a pas laissée se relever. Il n’a pas écouté ses protestations. Il lui a maintenu dans le dos la main dont elle essayait de se protéger, il a tiré sur la culotte et, agenouillé au-dessus d’elle, il l’a consciencieusement et copieusement fessée…




Elles étaient deux ou trois à trouver qu’il avait exagéré…

- Je sais bien qu’on est toutes venues ici pour ça, mais enfin il avait pas le droit de l’obliger, hein, quand même !…

Roxane a haussé furieusement les épaules…

- Vous comprenez vraiment rien à rien !… C’est son truc ça à Jezabel qu’on l’oblige… De faire semblant de résister tant qu’elle peut et qu’on la force à la recevoir quand même…




J’étais à peine arrivée que…

- C’est le dernier jour aujourd’hui, M’sieur !

Il a fait mine de ne pas comprendre…

- Le dernier jour de quoi ?

- Le dernier jour qu’on travaille avant samedi…

- Oui… Et alors ?

- Et alors ben pour sa fessée à elle…

- Qu’est-ce qu’elle a encore fait ?

- Elle arrête pas de vous débiner… Pire qu’avant…

- Oui… Tout le monde parle plus que de ça en ville… Que de vous… Et qu’est-ce qu’on vous casse du sucre sur le dos !

- Alors ça t’a pas suffi, toi ?… T’es une vraie tête de mule, hein ?… Mais moi aussi je suis têtu… Et je peux t’assurer que c’est toi qui caleras…

Il m’a fermement entraînée vers la grande table du milieu de la cuisine, pesé sur la nuque pour me faire pencher en avant… Il a relevé ma robe, descendu ma culotte… Ca n’est pas tombé… Derrière ça chuchotait, ça discutait… Ca a duré un long moment…

- C’est vrai ?… On peut ?

- Si je vous le dis…

Elles ne se sont pas fait prier. Toutes les deux en même temps. Chacune une fesse. Avec une vigueur dont on ne les aurait pas soupçonnées. Avec entrain. Avec jubilation...

- Tiens, prends ça !… Et ça !… Et encore ça !…

Elles se sont arrêtées…

- C’est assez rouge, tu crois ?

- Pas bien non… Faudrait pas que ça disparaisse d’ici samedi…

Et elles ont repris de plus belle…

- Là… Là… Cette fois ce sera bon…




Dans la cour, après le repas du soir, Noémie a explosé…

- Faut le dire si ça t’intéresse pas…

Je suis tombée des nues…

- Si ça m’intéresse pas quoi ?

- Comment ça se passe avec Eric...

- Mais si ça m’intéresse, mais…

- Eh ben on dirait pas !… Pas une seule fois tu m’as demandé quoi que ce soit depuis dimanche… Tu t’en fous !… Tu t’en fous complètement… Maintenant que tu me l’as collé sur les bras…

- Hein ?!… Moi ?!… Mais jamais de la vie !…

- Ah non ?… Eh ben je sais pas ce qu’il te faut… Qui c’est qui a poussé tant et plus à la roue ?… Qui a tout fait pour qu’on sorte ensemble ?… Seulement maintenant moi, je suis dans de beaux draps… Faut que je me traîne ça comme un boulet…

- Mais je croyais que c’était le grand amour tous les deux ?…

- Tu parles !… Il baise comme un pied… Bon, mais ça encore c’est pas l’essentiel… Il est pas le seul… Je fais avec, j’ai l’habitude… Non, le fond du problème c’est qu’il a aucune conversation… Rien… Mais alors là ce qui s’appelle rien… Je me fais chier d’une force avec lui, tu peux même pas imaginer… Et si c’est comme ça au bout de trois jours qu’est-ce que ce sera dans un mois…

- Qu’est-ce tu vas faire alors ?… Le larguer ?…

- Même pas… Il en vaut pas la peine… Et puis pourquoi aller chercher des complications ?… Je sais pas comment il va réagir, lui, à ça… Si c’est pour qu’il me prenne la tête… Non… Je vais laisser ça mourir de sa belle mort… Dans quinze jours on sera partis d’ici… Il reprendra sa route, moi la mienne et puis voilà…

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