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dimanche 15 février 2009

La classe des filles ( 9ème jour )

- Vous vous souvenez bien évidemment toutes de ce qui s’est passé jeudi dernier…

Il y a eu comme un murmure d’approbation…

- Qu’est-ce qui s’est passé ?

- Noëlle… Elle a reçu la fessée…

- En effet… Après avoir impudemment contesté, contre toute évidence, qu’elle soit méritée… Après avoir maladroitement et vainement tenté de m’apitoyer pour s’y soustraire… Mais vous, à sa place, vous y seriez prises comment pour l’éviter cette fessée ?… Quels arguments auriez-vous utilisés ?… Avec, à votre avis, quelles chances de succès ?… Qui veut répondre ?

Il y a eu quelques instants de flottement… Un silence qui s’est prolongé…

- Personne ?… Très bien… Alors on va procéder autrement… Devoir sur table… Vous prenez une feuille et vous imaginez que vous êtes à sa place… Que c’est vous que je menace d’une fessée devant toutes vos petites camarades… Vous réagissez comment ?… Allez !… Au travail !… Racontez… Et je vous engage à soigner tout particulièrement vos copies… Inutile de vous rappeler à quoi vous vous exposeriez dans le cas contraire…

Noëlle a levé la main…

- Et moi, M’sieur, qu’est-ce que je fais vu que c’est moi qui l’ai eue ?

- Tu nous racontes la prochaine… Elle pourrait bien ne pas tarder, qui sait ?




On s’est assises toutes les deux sur le petit muret en contrebas de la cour de récréation…

- Pourquoi il a dit ça qu’elle devrait pas tarder ?

- Sûrement parce qu’il a l’intention de t’en remettre bientôt une autre…

- Pourquoi moi ?… Il y en a plein d’autres des filles…

- Peut-être parce qu’il est fidèle en fessées…

- Non… Sérieusement…

- J’en sais rien, moi… Sans doute qu’il a tout particulièrement apprécié… Qu’il a aimé ta façon de gigoter… Qu’il trouve que t’as un cul à fessées… Ou bien qu’il a senti que t’adorais ça… Que ça l’excite…

On a échangé un baiser furtif…

- Tu vas quand même pas te plaindre qu’il ait envie de t’en flanquer une…

- Oh non, non, mais…

- Moi pas en tout cas: si ça doit te mettre dans le même état que la première fois…

Sa main a effleuré ma cuisse, s’y est posée. Installée…

- J’aime trop quand c’est toi qui la donnes… Et puis surtout tout ce qu’il y a après… On le refera bientôt, hein ?!

Sa main s’est aventurée plus loin…

- Chut !… Si on nous voit…

Elle l’a précipitamment retirée…

- C’est con pour notre cabane là-bas derrière… Tu crois qu’on peut pas y aller quand même ?… Qu’est-ce qu’on risque ?… Une fessée de plus une fessée de moins…

- Vaut mieux se méfier avec Pernelle… Elle est capable de tout… Tordue comme elle est…




Du plus loin qu’elles m’ont aperçue les deux autres, là-bas, aux cuisines, elles se sont mises à hurler…

- Saloperie !… T’es qu’une saloperie !…

- Oui… Qu’est-ce t’es allé lui raconter à l’autre connasse l’autre soir en boîte ?

- Mais rien du tout…

- Menteuse !… Elle nous a collé la honte devant tous nos copains…

Mina est venue à ma rencontre. Elle a approché son visage tout près du mien. Collé son front contre le mien. Elle m’a poussée avec. A petits coups dessus. Obligée à reculer…

- Tu vas nous payer ça… Je te jure que tu vas nous payer ça… Cher… Très cher…

Le chef-cuistot a surgi de la réserve…

- Qu’est-ce qui se passe ici ?

- C’est elle , M’sieur !… Elle recommence…

- Elle recommence quoi ?

- Comme l’autre soir en boîte… A raconter des tas de trucs sur votre dos…

- Mais c’est pas vrai !

- Quels trucs ?

- Que vous nous courez après… Que vous essayez sans arrêt de nous coincer dans la réserve…

- J’ai jamais dit ça… Elle invente…

L’autre s’en est mêlée…

- Ah non, elle invente pas, non !… Je suis témoin… Toute une histoire ça a fait là-bas… Parce que Kevin il voulait savoir pourquoi Mina elle lui en avait jamais parlé à lui de tout ça… « Faut croire que t’y trouves ton compte, hein !?… Que ça te déplaît pas tant que ça… Il te saute… Je suis sûr qu’il te saute, ce salopard… Mais dis-le, pouffiasse !… Avoue-le qu’il te tringle !… »… Et, au final, il a dit qu’il viendrait vous attendre un soir pour vous casser la gueule… Et que ça devrait pas tarder…



Il s’est essuyé les mains à son grand tablier blanc et il a marché droit sur moi. J’ai reculé. Reculé encore. Acculée contre le mur. Il m’a empoignée sans un mot. Soulevée. Un interminable craquement. Ma robe. Déchirée sur toute sa longueur. Il l’a jetée derrière lui. Il m’a arraché ma culotte. Et c’est tombé. Devant Mina dont les yeux resplendissaient de bonheur. Devant Adeline qui cherchait ouvertement les miens. Devant Basile qui s’efforçait sans succès de les éviter. C’est tombé. A pleines fesses. A jambes désespérément battues en l’air…



Ca s’est arrêté d’un coup. Il m’a lâchée. Je me suis affalée le long du mur.

- Et essaie de recommencer pour voir…

Il s’est éloigné vers la cuisine, les deux filles sur ses talons. Là-bas il y a eu de grands rires. Interminablement. Basile s’est approché, penché sur moi…

- Ca va ?…

J’ai cherché des yeux tout autour de moi…

- Ma culotte ?… Elle est passée où ma culotte ?

- C’est lui qui l’a… Il l’a mise dans sa poche quand il te l’a enlevée…

Il m’a tendu ma robe. Les lambeaux de ma robe…

- Qu’est-ce que tu veux que je fasse de ça ?

Et on a éclaté de rire, nous aussi. De bon cœur…

Il a voulu savoir…

- Tu as aimé ?… Ca t’a plu ?…

- Chut… On en parle pas de ça… C’est le secret de chacun… Tu voudrais pas me rendre un service plutôt ?

- Si je peux… C’est quoi ?

- Ce serait de monter me chercher des vêtements dans mon box au dortoir… Parce que sinon…

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