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lundi 6 avril 2009

La classe des filles ( 23ème jour )

On était à peine installées qu’un vent de fronde s’est mis à souffler ouvertement sur le cours de Français…

- C’est le dernier lundi, M’sieur !… Et vous savez combien il y en a des filles à qui vous l’avez donnée ?

- Trois ou quatre, il me semble…

- Deux !… Seulement deux… Noëlle et Jezabel… Parce que Laetitia ça compte pas… C’est monsieur Tixier qui lui a fait…

- Oui… Et alors ?

- Et alors on est seize… Ca veut dire qu’il y en a quatorze qui y ont jamais eu droit…

- Il y a d’autres cours que les miens…

- Oui, mais il y a des tas de filles c’est de vous qu’elles voulaient la recevoir…

- Et puis le prof de Maths de toute façon il s’intéresse qu’aux garçons…

- Et celle d’Anglais elle a ses têtes… Et quand on dit ses têtes…

- Non… Ce qu’il y a c’est qu’on va pas tarder à repartir et qu’il y en a plein elles en auront même pas eu une…

- Il reste encore pas loin d’une semaine… Et en une semaine…

- En une semaine tout le monde y passera pas… C’est impossible…

- Mais enfin c’est incroyable, ça !… Où avez-vous lu, où que ce soit, dans le règlement, qu’on garantissait, au cours du séjour, au moins une fessée à chacune des pensionnaires ?

- C’est quand même pour ça qu’on est venues…

- Eh bien il faut croire qu’au fond de vous-mêmes vous n’en aviez pas suffisamment envie… Qu’il subsistait en vous des réticences dont vous n’aviez pas forcément conscience… Quand on désire vraiment quelque chose on fait en sorte de l’obtenir… Il n’était quand même pas sorcier de vous conduire de façon telle que vous auriez été inéluctablement fessées… Pendant mon cours ou ailleurs… Certaines d’entre vous y sont parvenues sans la moindre difficulté… Alors je conseille vivement aux autres de s’interroger sur leur propre comportement plutôt que de se chercher des boucs émissaires à droite et à gauche… Bien… Mais je conçois malgré tout parfaitement que vous ayez pu ressentir comme profondément injuste le traitement de faveur dont ont bénéficié vos deux camarades… Nous allons donc nous efforcer de rééquilibrer au mieux les plateaux de la balance… Noëlle !… Jezabel !… Au tableau !…

Elles ont obéi sans un mot…

- Vous avez parfaitement conscience, j’imagine, d’être toutes les deux des privilégiées… Sans que cet état de fait puisse, aux dires de vos camarades, recevoir le moindre commencement de début de justification… Il est donc, vous en conviendrez, tout à fait légitime que vous soyez sanctionnées pour avoir obtenu indûment des avantages auxquels vous n’étiez pas en droit de prétendre… Non ?… Vous n’êtes pas de cet avis ?…

- Si !…

- Très bien… Alors vous allez gentiment me baisser ces petites culottes et vous mettre dans la position appropriée pour recevoir la punition méritée…




Mina a écarquillé les yeux…

- Une fessée ?… Toi, Adeline ?… A un type ?… A qui ça ?…

- Felicien… Tu sais bien !… Le vieux qui les espionnait là-haut dans les douches…

Elle a donné un petit coup de menton dans ma direction…

- C’est elle qui me l’a fait connaître… En boîte…

- Et pourquoi tu lui en as mis une ? Qu’est-ce qu’il t’avait fait ?

- A moi rien… J’avais envie, c’est tout…

- Et alors ?… Eh bien raconte, quoi !

- Il y a pas grand chose à raconter… Une fessée, c’est une fessée…

- Raconte quand même !…

- Ben je lui ai fait la leçon… A cause de l’histoire des douches justement… Longtemps… Il était trop drôle… Il osait pas me regarder en face… Tu aurais dit un petit garçon pris en faute… Quand j’ai trouvé qu’il était juste à point je l’ai emmené, parce qu’elle habite tout près, chez Clotilde… Qui est tombée des nues… « D’où tu me sors ça ? »… Qui s’est assise à côté de moi sur le canapé… Qui m’a regardée lui ouvrir sa ceinture, en prenant tout mon temps, lui déboutonner le pantalon, le lui faire dégringoler sur les chevilles… le slip aussi… Je l’ai fait basculer sur mes genoux… C’était encore tout rouge de la fois d’avant quand elles, elles lui ont fait en classe… Je lui en ai remis une couche… Et je peux te dire que j’y suis allée de bon coeur…

- Il faisait quoi ?

- Qu’est-ce que tu voulais qu’il fasse ?… Il gigotait et il glapissait comme quelqu’un qui se prend une fessée…

- Et Clotilde ?

- Elle était au spectacle Clotilde… Et je peux te dire qu’elle appréciait… Elle était encore plus rouge que lui à la fin… De figure je veux dire…

- Et toi ?…

- Oh, moi…

- Tu recommenceras ?

- Un peu que je recommencerai…

- Avec celui-là ?

- Avec celui-là ou avec d’autres… Parce que jusque là je savais pas, mais comment tu jubiles de leur rabattre leur caquet !… Ils veulent toujours avoir le dessus avec nous… Etre les plus forts… les plus ceci… les plus cela… Faut toujours qu’ils cherchent à nous rabaisser… Ca, ils savent faire… Normal qu’il y en ait qui paient… Ca rétablit l’équilibre… Dans une certaine mesure…




- Ca y est !… Tu sais pas quoi ?… Eh bien ça y est !…

- Qu’est-ce qui y est ?

- Eric… On a eu une longue conversation tous les deux… Et il va m’héberger… Pour un temps il a dit… « - Le temps que tu te trouves un appart… Et du boulot… » Mais enfin ça !… Une fois que je serai dans la place il est pas près de me déloger… Parce que je vois pas pourquoi j’irais débourser sept ou huit cents euros par mois pour le plaisir de me dire que je suis chez moi et que je dois rien à personne… Si je sais m’y prendre – et je saurai m’y prendre – je serai plus chez moi chez lui que lui… Quant à devoir quelque chose à quelqu’un c’est pas demain la veille… Et franchement faudrait être complètement idiote pour aller se crever au taf alors qu’il est kiné et qu’il gagne des cents et des mille qu’il a même pas le temps de dépenser… Faut bien que quelqu’un s’en occupe à sa place… Ah, je peux te dire que ça va être la belle vie… Et que je vais m’éclater…

- T’as pas peur qu’un jour ou l’autre ça finisse tous les deux et que tu te retrouves le bec dans l’eau ?

- Oh pour ça, non !… J’en fais ce que je veux… Et j’en ferai de plus en plus ce que je veux… C’est d’un fonctionnement hyper simple un mec finalement… Et celui-là encore plus que les autres… Quand t’as compris ça t’as tout compris… Et t’en fais ce que tu veux… Oui… T’as raison… Un jour ça finira peut-être… Sûrement même… Mais ce sera parce que moi je l’aurai décidé… Parce que j’en aurai fait le tour… Qu’il pourra plus rien m’apporter… Ou que j’aurai trouvé mieux ailleurs…

- Dans ces conditions…

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