lundi 18 mai 2020

Qui paie ses dettes (2)



Source de l'image: Pexels sur Pixabay

Elle est restée un long moment immobile, silencieuse, le regard perdu, très loin, au-dessus de nos têtes. Lucas s’est impatienté.

‒ Alors ? Vous décidez quoi ?

Elle n’a pas répondu. Elle a brusquement tourné les talons et elle s’est enfuie.

J’ai haussé les épaules.

‒ Bien essayé.

‒ Oui, mais raté.

C’était peut-être raté, mais ça nous avait donné une idée.

‒ On pense la même chose. Il y a un filon à exploiter, là.

Seulement on n’a pas eu le temps de se pencher vraiment sur la question, parce qu’elle a presque aussitôt fait sa réapparition.

‒ Un remords ?

‒ Oui. Non. C’est-à-dire… Ça resterait entre nous ?

‒ Évidemment. Personne ne saura jamais ni que vous aviez des dettes ni pourquoi vous les avez contractées ni de quelle façon vous les avez réglées. Vous avez notre parole.

‒ Ce serait… Vous me le feriez avec quoi ?

‒ À la main. À tour de rôle.

‒ Fort ?

‒ Ça, ça va dépendre de l’inspiration du moment. Mais c’est très probable en effet…

Elle a grimacé.

‒ Et

‒ Oui ?

‒ Par-dessus…

‒ Par-dessus rien du tout. Les fesses à l’air, ça se donne une fessée.

‒ Oui. Non. Mais alors ça, c’est juste pas possible.

Et elle a fait un pas dans la direction de la porte. Trois autres.

Lucas a haussé les épaules.

‒ C’est ça ! À tout à l’heure !

Elle s’est immobilisée.

‒ Parce que vous allez revenir. Vous savez très bien que vous allez revenir. C’est obligé. Vous n’avez pas d’autre solution.

Elle s’est retournée.

‒ Je

‒ Vous compliquez beaucoup trop les choses. Alors que tout pourrait être si simple. On vous fesse. Vous renflouez le compte de votre mari. Et le tour est joué. Ni vu ni connu. À moins que vous ne préfériez

‒ Non !

Elle l’a crié.

‒ Eh bien alors !

Il a tiré une chaise. Il s’y est assis.

‒ Venez là ! Allons, venez !

Elle a hésité. Une fraction de seconde. Et puis elle s’est approchée.

‒ Plus près ! Encore !

Plus près. Tout près.

Il a passé les mains sous la jupe. Elle l’a laissé faire. Elle s’est laissée faire. En regardant le mur en face.

Il a fait glisser la culotte. Une culotte blanche. Qu’il a accompagnée jusque sur les chevilles. Elle a levé un pied, puis l’autre.

Il a dégrafé la jupe. Qui est à son tour tombée.

Elle s’est aussitôt précipitamment cachée, de ses deux mains plaquées en coquille contre sa chatte.

Il a ri.

‒ Oh, mais c’est qu’on a des pudeurs de jeune fille ! À votre âge ! Vous n’avez pas honte ?

Il a encore ri. Il l’a prise par la taille. Fait pencher en avant. Fait basculer en travers de ses genoux.

Elle a pris appui, des deux mains, sur la moquette.

‒ Prête ?

‒ Oui.

Un tout petit oui. À peine audible.

‒ Plus fort ! J’ai pas entendu.

‒ Oui.

‒ Parfait ! Alors feu !

Et la première claque est tombée. À pleines fesses.



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