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jeudi 26 mars 2009

La classe des filles ( 20ème jour )

- Qu’est-ce que je t’avais dit, toi ?… Demandé ?…
- De venir sans rien à vos cours…
- Parfaitement !… Eh bien alors ?!… Tu feras en sorte dorénavant que je n’aie pas à me répéter…
Noëlle s’est levée sans un mot, est montée sur l’estrade, s’est déshabillée… La prof est restée un long moment, immobile, à la contempler en silence…
- C’est fabuleux… Absolument fabuleux… Tu es d’une beauté fabuleuse… On devrait t’obliger à rester nue en permanence... Partout… Toujours… Il y a des trésors qu’en aucun cas on ne devrait avoir le droit de soustraire au regard de qui que ce soit… C’est criminel… Véritablement criminel… Bon, mais que ça ne nous empêche pas d’aller voir aussi comment sont faites tes petites camarades… Et, tiens, tu sais pas ?… C’est toi qui vas choisir… Tu vas m’en trouver une qui paie pas de mine à première vue comme ça, mais qui en dessous cache de véritables trésors… Je te fais confiance… Vas-y !…



Son regard a couru de fille en fille, s’est arrêté sur moi, s’y est brièvement attardé. Est reparti. Revenu. S’est fait insistant. M’a interrogée…
- Elle te plaît celle-là ?
- Oh oui, oui !
Elle a aussitôt rougi…
- Oh non, non !… Pas elle…
- Qui alors ?
- Stéphanie…
- C’est qui Stéphanie ?… Toi ?… Eh bien viens là… Déshabille-toi !… Ou plutôt, non !… Attends !… C’est Noëlle qui va te déshabiller… Ce sera beaucoup plus amusant… Catherine de Médicis aussi se délectait de voir ses suivantes se dépouiller mutuellement de leurs vêtements… Allez !…
Et Nöelle l’a fait. Du bout des doigts. En gestes gauches et hésitants…
- Carrément !… Carrément !… Dépiaute-la !… Elle est pas en sucre, tu sais !… Là, c’est mieux… Le soutien-gorge maintenant !… Oui… Oui… Mais c’est qu’ils sont mignons comme tout ces petits nénés… Minuscules, mais tellement attendrissants… Tu as bon goût… Tu as très bon goût…
Elle les a recouverts de ses mains, fait disparaître…
- Ils sont doux et chauds comme des oisillons tombés du nid… Tiens, touche, toi aussi !… Touche !
Noëlle a avancé la main, l’a précipitamment ramenée en arrière, à nouveau avancée, s’est arrêtée…
- Mais si !… Touche, n’aie pas peur !
Elle s’en est emparée, d’autorité, la lui a posée dessus. Noëlle ne s’est pas dérobée, l’y a laissée…
- Tu sais que Catherine adorait les voir se mignoter entre elles ?… Surtout quand elles n’y étaient pas spontanément portées… Elle aimait leurs réticences… Leur dégoût parfois… Et le plaisir très vif qu’elles finissaient le plus souvent manifestement par y prendre quand elle les avait obligées à le surmonter…
Elle lui a pesé sur la nuque…
- Vas-y !… Va !… Avec tes lèvres… Je veux…
Stéphanie a ondulé. Doucement gémi… Lui a rendu ses caresses… Noëlle a glissé la main dans sa culotte. Elles se sont enlacées…



A midi elle n’était pas au réfectoire…
Elle pleurait à chaudes larmes, affalée sur son lit…
- Va-t-en !… Laisse-moi !… Je veux voir personne… Elle a tout gâché l’autre salope… Tout…
- Mais non !… C’est pas si grave !
- Si, c’est grave, si !… Déjà que tu t’étais complètement détachée de moi !… Mais je me disais que j’avais quand même peut-être encore une toute petite chance… En te pesant pas trop… En me faisant toute légère… C’est foutu… Après ce qui s’est passé là c’est foutu… Non, mais comment j’ai pu faire ça !… Devant tout le monde !… Et en prenant mon pied en plus… Et pas qu’un peu !… Qu’est-ce qu’elles doivent penser les filles !… Pour qui je dois passer maintenant… Je vais plus jamais oser regarder personne en face… J’ai plus qu’à faire mon sac et à disparaître… J’ai bien trop honte…
- Il y a vraiment pas de quoi…
- Tu sais ce que j’aurais dû faire ?… C’est te choisir, toi, tout à l’heure en classe… Au moins j’aurais eu une dernière fois du bonheur avec toi avant de sortir de ta vie pour toujours… J’ai pas osé… J’ai pas voulu… Pourtant il y avait que de toi que j’avais envie… Il y a que de toi que j’ai envie… C’est vrai, tu sais !… Mais pas devant elles… Notre histoire à nous elle est seulement à nous et à personne d’autre… Tu me crois ?
- Bien sûr que je te crois !… Mais à quoi ça t’avance de te mettre dans des états pareils… Allez, calme-toi !… Calme-toi !…
- Tu veux pas me prendre dans tes bras ?… Juste un peu… Un tout petit peu… Merci… Oh, merci… Je suis si bien là… Je te demande rien, tu sais… Je veux pas que tu penses que je te demande quelque chose… Que tu te sentes obligée à quoi que ce soit avec moi… Je n’attends rien… Je ne veux rien… Juste ce que tu veux, toi…
Elle s’est tue. Je l’ai embrassée. On est restées serrées l’une contre l’autre. Elle m’a caressé le cou. La nuque…
- Tu m’en veux pas trop ?
- Je t’en veux pas du tout… Au contraire…
- Au contraire ?… Comment ça au contraire ?
- J’ai aimé te voir jouir… Sans retenue… Comme une petite folle… Devant tout le monde…
- Oui, mais non… C’est parce que…
- C’est parce que ça te met dans tous tes états qu’on te trouve belle… Qu’on t’admire… C’est parce que sentir que tu excitais la prof t’excitait… C’est pas vrai peut-être ?
- Si !… Tu comprends trop de choses… Tu comprends tout…
- J’aime qu’on te désire… Tu es très exactement faite pour ça… Pour que le désir se pose sur toi, s’affole de toi…
- Il n’y a que toi qui compte… Que toi qui as de l’importance… J’irai avec qui tu voudras… Devant qui tu voudras… Chaque fois que tu voudras…
J’ai pris sa tête entre mes mains. Je l’ai attirée entre mes cuisses…



Basile faisait la vaisselle. Une vaisselle monumentale. Et tout seul…
- Il est où Fournier ?…
- Je sais pas… Je l’ai pas vu…
- Dis-moi… Tu le connais bien Félicien ?
- Un peu que je le connais… On est dans le même box…
- Alors ça t’ennuierait de lui faire une commission ?… De lui dire qu’il vienne en boîte demain soir sans faute… T’oublieras pas ?…
- J’oublierai pas, non… Mais c’est indiscret de te demander ce qui se trame ?
- C’est Adeline… Elle a entendu raconter comment il avait ramassé l’autre jour… Elle veut absolument le connaître…
- Il sera ravi… Les femmes de caractère le fascinent… Et avec Adeline il va être servi…
- Et toi ?
- Quoi, moi ?
- Tu aimes quoi ?… Tu as envie de quoi ? Tu cherches quoi ?… Ca fait trois semaines qu’on travaille ensemble ici tous les après-midi et je sais rien de toi… Absolument rien…
- C’est peut-être qu’il y a pas grand chose à savoir…
- T’es pas venu ici pour rien quand même !… Il y avait bien une raison…
- Tu veux vraiment savoir ?…
- Evidemment puisque je te le demande…
- Si je suis ici c’est pour le seul et unique plaisir de te voir recevoir la fessée… Et je dois reconnaître que, jusqu’à présent, j’ai été tout particulièrement gâté…
- Idiot !… Quel idiot tu fais…
- Pas tant que ça… Pas tant que ça…

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