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vendredi 23 octobre 2015

Escobarines: BTS (3)

On joue au chat et à la souris… Je suis irréprochable… Mon travail lui donne entière satisfaction… Ça ne durera pas… Il le sait… On le sait… Ce sera quand je voudrai… Quand je l’aurai décidé… Et ce jour-là…

Je ne veux pas… Pas encore… J’aime trop sentir son attente… Je la savoure… Je m’en délecte… Chaque matin il est là, derrière moi… Il se penche… Il lit… Il supervise…
– Vous faites d’immenses progrès, Gaëtane… Je m’en réjouis… Mais en même temps, je le regrette… Profondément…

Il va falloir… Bientôt… Parce que son attente est en train de devenir impatience…
– C’est parfait… Presque trop…
Si je ne la comble pas, elle va se faire aigreur… Puis rancœur…

Alors une première erreur… Un détail… Une broutille… Mais il la relève… Avec jubilation… Les yeux brillants… L’heure est proche…

Une seconde… Dès le lendemain… Une troisième… Une autre encore… Une pluie d’erreurs…
– Ce n’était qu’un feu de paille, il semblerait, Gaëtane…
J’ai la mine contrite… L’oreille basse…
– Je suis désolée… Je vais faire attention… Je vous promets…
Il hausse les épaules…
– Oui, oh, les promesses… On sait ce qu’elles valent vos promesses… Non… Par contre, on avait passé un petit accord tous les deux… Vous vous souvenez ?
Je me souviens, oui… Je rougis… Je balbutie…
– Peut-être que… Une dernière fois… Une dernière chance…
– Ah, non ! Non ! Rien du tout… J’ai été suffisamment patient, il me semble… Non… Vous resterez là ce soir… Qu’on règle nos comptes…

Je frappe à la porte de son bureau… Pas de réponse… Je recommence…
– Oui… Entrez ! Ah, c’est vous !
Comme s’il le savait pas !
Il écrit… Il m’ignore… Il fait durer… Relève enfin la tête…
– Eh bien, déshabillez-vous ! Qu’est-ce que vous attendez ?
Sur un ton, mais un ton ! Qui ne souffre pas de réplique… Et qui me fait fondre… Tellement…
Que je… Oui… Voilà… Voilà… Tout de suite… J’enlève… J’arrache… Tout… Il veut…
Il m’arrête…
– Pas la culotte ! Je m’en occuperai personnellement la culotte…
Et il se remet à écrire… Longtemps… Il lève les yeux sur moi… Il fixe mes seins… D’instinct, je les recouvre de mes mains…
– Tsss… Tsss… Allons ! Allons !
Je les lui laisse…

Il se lève enfin… Contourne son bureau… Me prend fermement par le bras…
– Venez !
Sur le pas de la porte, j’ai un mouvement de recul… Il rit…
– Mais il y a personne… Il y a belle lurette qu’elles sont parties vos collègues…
Elles sont là quand même… Leur ombre… Leur présence… Elles regardent… Narquoises… Moqueuses…
Il s’assied à ma place, dos tourné à l’ordinateur…
– Approchez ! Encore !
Tout près… Ses mains se posent sur mes reins… Il m’attire doucement vers lui… Genoux contre genoux… Ses yeux s’emparent des miens…
– Être obligé d’en arriver là ! Alors que si vous vouliez… Si vous y mettiez un peu de bonne volonté… Parce que vous avez des qualités… C’est incontestable… Seulement vous les gâchez… Par votre étourderie… Par votre négligence… Vous avez constamment la tête ailleurs, Gaëtane… Et s’il n’y a pas quelqu’un pour vous prendre sérieusement en mains, c’est votre avenir que vous allez compromettre… Vous allez retomber constamment dans les mêmes errements… Non ? Vous ne croyez pas ?
– Si !
D’une toute petite voix…
– Vous l’admettez… C’est déjà ça… C’est un début… Oh, mais on va pas vous laisser tomber… Vous êtes quelqu’un d’attachant… Très… Alors on va s’occuper de vous… Vous verrez… Ils vont aller vite les progrès… Dans trois mois vous ne vous reconnaîtrez pas…
Il passe les pouces sous l’élastique de ma culotte, de chaque côté, au niveau des hanches… Il les y laisse… Il les y promène tout doucement… Ça dure… Longtemps… Si longtemps…
– C’est pour votre bien… Vous le savez… Hein que vous le savez ?
Je le sais, oui… Bien sûr que je le sais…
Alors il fait descendre… Il descend… Jusqu’en bas… Je ne ramène pas mes mains… Je ne me cache pas… Je sors de ma culotte… Un pied… Puis l’autre…
– Venez !
Je viens… Je me penche… Je m’incline… Je suis en travers de ses genoux…
Ça tombe… Une première claque… Une seconde… Ça hésite… Une troisième… Ça s’élance… Ça s’abat…

(à suivre)

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