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mercredi 18 février 2015

Fessées croisées (15)

24 juillet


– Tu sais pas quoi ? Eh ben ça devait être toi… Et finalement c’est moi…
– C’est toi qui quoi ?
– Qui y a eu droit la première derrière… À force de me prendre en levrette fallait bien que ça finisse par le démanger Charles d’aller voir ce que ça donnait de l’autre côté… Sans compter qu’avec le contexte… Ben voilà… C’est fait…
– Et alors ? Ça donne quoi ?
– Génial ! Tu peux pas savoir… Trop génial ! Il me tarde qu’une chose, c’est de recommencer… Et de tenter l’expérience avec Jaufret…
– Avec Jaufret !
– Oh, ben oui… Oui… Il a une queue pile poil calibrée pour ça Jaufret… Pas trop épaisse… Juste ce qu’il faut… Le sacré top ça doit être par là avec lui… J’te choque ?
– Non… Tu me choques pas, non… Je t’admire… T’as une façon tellement naturelle de vivre tout ça…
– Bon, mais et toi cette nuit ? T’as pris un sacré pied apparemment… Si j’en juge par tes feulements jusqu’à deux heures du matin…
– Oui… Si ! Et puis ce qu’il y a eu… Oh, à toi je peux bien le dire… C’est dans les bras d’Enzo que j’ai joui à la fin… En pensant à lui…
– Ah, ben bravo…
– J’ai résisté une fois… Deux fois… Mais la dernière…
– Et tu culpabilises… Te connaissant…
– Un peu quand même… Mais pas vraiment… Moins que j’aurais cru… Parce que, de son côté…
– Il avait Mélanie en tête…
– Voilà, oui… Il s’est pas rendu compte, mais il y a deux ou trois trucs qui me font penser que oui… Oui… Sûrement…
– Ben, tu parles ! Après la petite séance d’hier soir à table… C’était couru…
– Ce qui m’inquiète… Il m’obsède cet Enzo… Il m’obsède vraiment…
– Couche avec… C’est le seul moyen de te le sortir de la tête…
– À moins que…
– À moins que, oui… Comme tu dis… À moins que ça fasse l’effet inverse… Ça, on peut pas savoir… C’est un risque à courir…
– Ce serait autre chose, ça, de coucher… De coucher vraiment… Je peux pas faire ça à Gilles… Là, par contre, comment je culpabiliserais !
– Il y a vraiment pas de quoi ! Parce qu’attends ! Faut pas se faire d’illusions… Ça va pas durer nos parties de jambes en l’air avec nos chers maris… Dès qu’on sera rentrés… Que Mélanie aura disparu de la circulation… on va à nouveau faire tintin toutes les deux… Alors là je te parie ce que tu veux… Et moi, j’ai pas du tout envie, à mon âge, de me retrouver au régime sec… J’ai déjà donné, merci… Alors Jaufret, oui, Jaufret… Je le garde… Parce qu’un amant comme ça… À tous points de vue… Je suis pas près d’en dégoter un autre… Et, en TGV, Toulon est à trois heures de Lyon… Quant à culpabiliser… Oui, ben alors là pas question… Il n’aura qu’à s’en prendre qu’à lui-même Charles… C’est pas faute d’avoir tiré tant et plus la sonnette d’alarme…



10 heures 30


– Hou la la ! Tu verrais l’état de mes fesses…
– Ça, j’me doute… Parce qu’il y est pas allé de main morte Jacques hier soir…
– Tu veux que je te montre ?
Elle n’a pas attendu la réponse… Elle a baissé pantalon et culotte… Jusqu’aux genoux… S’est retournée…
– Effectivement… Comment il t’a arrangée !
– Oui, hein…
– Ça te fait mal ?
– Ah, ben ça ! J’en ai pas dormi de la nuit… Dès que je bougeais… Dès que quelque chose frottait dessus… Et puis alors je te dis pas pour m’asseoir…
– Et Ludovic ? Qu’est-ce tu vas faire ? Tu l’as vu ? Tu lui en as parlé ?
– Oui… Oui, mais… Non, parce que j’ai réalisé un truc, là… Tu sais ce que c’est la différence avec avant ? C’est que Gabriel il y avait que nous… Nous deux… Personne voyait… Personne savait… Sauf l’écrivain, là, pour le faire le bouquin… Mais ça compte pas, ça… Du coup, quand il m’en mettait une Gabriel, je filais droit après… J’avais pas envie qu’il recommence… J’avais horreur de ça la fessée… J’ai toujours horreur d’ailleurs… Sauf qu’ici, avec Jacques, vous êtes là… Vous assistez… Ou si vous assistez pas vous entendez… Et… c’est pas que j’aime ça que vous soyez là… Non… Au contraire… J’ai tellement honte… Mais j’ai quand même envie que vous voyiez… Que vous me voyiez avoir honte… Je sais pas pourquoi… C’est dur à expliquer… C’est tout confus dans ma tête… Mais je donnerais tout pour ça… Pour avoir honte devant vous… Alors du coup même que ça fasse un mal de chien les fessées… Que j’aie ça en horreur… Tu comprends ?
– Je crois, oui… Au moins un peu…
– Je suis cinglée, hein ?
– Bien sûr que non…
Elle a remonté sa culotte… L’a ajustée à la taille… A remis le pantalon en place…
– Si ! Sûrement quand même un peu… Mais bon… En tout cas qu’est-ce que ça me fait du bien de parler avec toi…

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