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jeudi 21 avril 2011

Escobarines: Au bureau ( 3 )



Lundi 25 Septembre

- Je comprends pas…
A peine assise dans la voiture auprès d’elle…
- Tu comprends pas quoi ?…
- Ce que vous y trouvez à ce truc…
- Ca s’explique pas… Ca se sent…
- Oui… Mais quand même…
- Toi, t’as voulu essayer… Non ?… T’as pas essayé ?…
- Si… Oui…
- Toute seule ?… C’est pas ce que t’as fait de mieux… Parce que ça n’a rien à voir… Faut que ce soit quelqu’un qui te la donne… Et qu’il y ait une raison…
Je n’ai pas pris rendez-vous avec la chef finalement… Il y a rien qui presse… J’ai tout mon temps… Faut que je réfléchisse…



Mercredi 27 Septembre

Fabrizia m’a rejointe à la machine à café…
- Je voulais te dire… Pour ma crémaillère… J’ai décidé de reporter… Un jour que tu seras libre… On a toutes trop envie que tu sois là…
- Oh, mais non !… Faut rien changer pour moi…
- Si !… Ca nous fait plaisir…
Elle s’est débarrassée de son gobelet…
- On te déstabilise, hein ?!…
- Ben…
- Ce qu’il faut que tu te dises, c’est qu’on a choisi… C’est que c’est ce qu’on voulait… Ce qu’on veut… Pas tellement la fessée elle-même… C’est juste une traduction la fessée… Une façon de nous faire sentir… Non… Ce qui compte pour nous, c’est l’autorité… Le plaisir – le bonheur – de s’y abandonner… Complètement… Totalement… D’avoir décidé de s’y abandonner… En toute connaissance de cause… Tu comprends ?…
- Un peu mieux… Mais quand même…
- Ce n’est évidemment possible qu’avec une femme… Avec un homme ça prendrait un sens forcément différent…



Vendredi 29 Septembre 2009

Madame Lambert m’a convoquée, en début d’après-midi, dans son bureau…
- Qu’on fasse un peu le point toutes les deux… Parce que j’avoue que j’ai beaucoup hésité à vous embaucher… Enormément… J’avais là un groupe qui fonctionnait bien… A ma main… Qui me donnait entière satisfaction… Y introduire un élément extérieur, fort jeune de surcroît, très vraisemblablement moins souple et moins malléable, c’était courir un gros risque… Mais vous faites preuve – je dois le reconnaître – d’infiniment de bonne volonté… Je n’ai qu’à me louer de votre travail… De votre ponctualité… Du soin que vous apportez à tout ce que vous entreprenez… Reste maintenant à vous intégrer plus complètement à l’équipe… D’après vos collègues c’est en bonne voie… Même si subsistent encore quelques réticences – vous savez parfaitement de quoi je veux parler – qui disparaîtront – j’en suis convaincue – avec le temps…
J’ai rougi… Voulu balbutier quelque chose… Elle ne m’en a pas laissé le temps… Elle s’est levée, m’a raccompagnée jusqu’à la porte…
- Vous allez vous y employer de votre mieux… Je compte sur vous…
J’ai fait signe que oui…
- Oui… Oui, Madame…



- Qu’est-ce qu’il y a ?… T’as l’air toute songeuse… Préoccupée…
- Non, mais…
- C’est Madame Lambert, hein ?!… Depuis que t’es sortie de son bureau tout à l’heure t’es comme ça…
- Je réfléchis…
- Elle t’a dit quelque chose de particulier ?…
- Non… Non… Mais ce que je me demande c’est comment elle fait… Parce que tu peux rien lui refuser… Elle te fait dire tout ce qu’elle veut…
- Et faire tout ce qu’elle veut… Je suis bien placée pour le savoir… Ca sert à rien de lutter… On en passe toujours par où elle a décidé… Et, tu verras, c’est incompréhensible, mais on en éprouve de la gratitude à son égard… Infiniment de gratitude… De reconnaissance…
- Mais non, je verrai pas… Non… Parce que… Mais dis ?!… Qu’est-ce que ça fait ?… Qu’est-ce qu’on sent ?…
- Comment veux-tu que je t’explique une chose pareille ?… Ca s’explique pas… Ca se sent… Et tant que tu n’auras pas essayé…
- Tu voudrais pas, toi ?…
- Oh, si !… D’autant plus que tu l’as amplement méritée… En avoir envie comme ça !… C’est honteux… Proprement scandaleux…
- Oui, mais alors si je te dis d’arrêter tu arrêtes, hein ?!… Aussitôt… Tu me promets ?…
- Ben évidemment !…
- Et on va chez toi… J’habite pas seule…

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