lundi 25 novembre 2013

Le Centre ( 45 )



– Oh, les filles ! C’est bon, là… C’est bon… On peut avoir la paix ?
– C’est elle… Elle me cherche… Elle arrête pas de me chercher depuis tout à l’heure…
– Oh, non, mais l’autre ! Elle manque pas d’air… Qui c’est qu’arrête pas d’être après moi depuis deux jours ?
– Forcément tu fais tout de travers… À croire que c’est exprès… Sans arrêt je suis obligée de recommencer derrière toi…
– Vous me les brisez menu, là, toutes les deux… Vous me les brisez vraiment…
– Si elle faisait pas sans arrêt des histoires comme ça pour tout aussi !
– Mais c’est toi ! C’est toi qui…
– Putain ! Mais c’est pas possible, ça ! Vous allez la fermer ? Parce que merde à la fin ! Merde ! Vous êtes toutes les deux dans une galère pas possible… Sans un rond… Sans nulle part où aller… Bon, Okay ! Je vous héberge… Pour vous dépanner… Et tout le remerciement que j’en ai, c’est de vous entendre vous prendre le chou comme des chiffonnières à longueur de journée… J’en ai marre… J’en ai vraiment marre… Ça peut plus durer comme ça… Alors vous savez pas ? Eh bien le mieux, pour tout le monde, c’est que vous preniez vos cliques et vos claques et que vous alliez chercher bonheur ailleurs…
– Tu vas pas nous foutre dehors ? Tu vas pas pas faire ça ?
– Oui, parce que qu’est-ce qu’on va devenir ?
– Tu vas pas nous mettre à la rue !
– Si je me suis installé ici, à l’écart de tout, c’est pour être tranquille et au lieu de ça depuis que vous êtes là…
– On le fera plus… On se disputera plus…
– Oui… On promet…
– Alors ça ! Je demande à voir…
– Si, c’est vrai, hein !
– La preuve, c’est que si on recommence, tu pourras nous mettre une fessée si tu veux… Une vraie… Une qui met le feu aux fesses…
– Mais t’auras pas besoin…
– Allez, on peut rester ?
– Oh, oui, va !

– Faut toujours que tu croies tout savoir mieux que tout le monde…
– Non, mais que je sache mieux que toi, ça, c’est sûr… C’est pas bien difficile en plus !
– Ce qui veut dire ?
– T’as très bien compris…
– Oui, ben en attendant n’empêche qu’avec tous tes soi-disant diplômes qui c’est qui nous a dépatouillées chaque fois qu’il y a eu besoin ?
– Forcément… Faut toujours que tu régentes tout… Que tu décides de tout…
– Oui, oh, ben si on attend après toi pour prendre une décision…
– J’ai vécu avant toi…
– Mal… Faut quand même pas que je te rappelle dans quelle situation t’avais réussi à aller te fourrer quand…
– Ferme-la !
– T’aimes pas qu’on te le rappelle ça, hein !
– La ferme, j’te dis !
– Ah, tu faisais moins ta fière ! C’est comme le jour où…
– Je te préviens… Si tu la fermes pas…
– Si je la ferme pas ?
– C’est toutes les deux que vous allez la fermer… Que je vais vous la faire fermer… Parce que j’en ai marre… Et plus que marre… Une fessée on avait dit… C’est bien ça ? Vous étiez bien d’accord ? Eh bien allez alors ! Par qui on commence ? Armelle ? Mais oui ! Excellente idée… Armelle…


– Oh, tu peux te les frotter les fesses ! Elles vont te cuire un moment…
– T’as tapé fort !
– Ah, oui, tu trouves ? Et pourtant c’est rien à côté de ce que ce sera la prochaine fois… Bon, mais allez ! Au tour de Carole…

– Elle est où Carole ?
– Au potager… Pourquoi ?
– Je voulais te dire… Je l’ai fait exprès qu’on se dispute…
– Et pourquoi donc ?
– Pour que tu lui en mettes une de fessée… Comment j’ai adoré…
– Sauf que tu y as eu droit toi aussi…
– Oui, mais moi, c’est pas pareil…
– Ben voyons !
– Non, c’est pas pareil… Parce que moi j’adore ça les fessées… Alors qu’elle ! Et toi ? T’aimes ça en donner ? Oui que t’aimes ça… Ça se voyait drôlement, tu sais, tout-à-l’heure… oh, mais on recommencera… Surtout qu’au quart de tour elle part… Je t’arrangerai ça… Quand tu voudras…

lundi 11 novembre 2013

Mini pause



Depuis cinq ans le blogueur blogue avec une régularité de métronome… Chaque lundi et chaque jeudi… Sans y avoir jamais manqué… L’envie et le plaisir sont toujours là, mais j’avoue éprouver le besoin de prendre un peu de recul, de passer quelques jours complètement hors blog… Ne fût-ce que pour me prouver que j’en suis capable… Donc… Eh bien donc on va marquer une pause… Oh, pas longtemps… Quinze jours… Prochaine mise en ligne le 25 Novembre…

Amicalement à tous…

jeudi 7 novembre 2013

La passion de Madame la Directrice ( 11 )



– « Vous n’y allez pas par quatre chemins, vous, dites donc ! Me donner la fessée ! « EN VRAI ! » Carrément ! En tout cas vous savez ce que vous voulez… Et si cela devait arriver un jour au moins je saurais, quant à moi, à quoi m’en tenir : vous êtes quelqu’un de déterminé… Ce qui n’est pas pour me déplaire : c’est, me semble-t-il, une qualité essentielle chez un fesseur… Maintenant… est-ce que cela se produira ? Est-ce que vous aurez l’occasion de me coucher en travers de vos genoux pour m’infliger ce redoutable, redouté, et pourtant si délicieux traitement ? Ça, c’est une autre question… »
– C’est pas une autre question du tout… Elle va y avoir droit… C’est de plus en plus évident qu’elle va y avoir droit… Non, tu crois pas ?
– Ça semble bien parti en tout cas…
– Quel pied je vais prendre, moi ! Non, mais alors là quel pied je vais prendre…
– « Parce que, pour être tout à fait franche avec vous, je suis furieusement tentée… C’est tous les jours – plusieurs fois par jour – que je relis vos messages… Quand je m’autopunis, c’est votre main qui s’abat… C’est vous que je remercie, après, ivre de gratitude… C’est avec vous que je réalise, en imagination, la plupart de mes fantasmes dans ce domaine… Alors, me direz-vous, où est le problème ? Pourquoi diable tant hésiter ? Pour la plus simple des raisons qui soient… Tout simplement parce que j’ai peur… Peur de quoi ? Peur d’être déçue ? Peut-être un peu, oui… Mais ce n’est pas vraiment ça… Ce n’est pas SURTOUT ça… Non… C’est que vous êtes un parfait inconnu pour moi… »
– Si elle savait !
– Et que si j’accepte de vous rencontrer il faudra que je vous fasse aveuglément confiance… Ce que vous avez vraiment dans la tête je n’en sais rien finalement… Je serai entièrement à votre merci… Il y a de quoi, avouez, n’être pas trop rassurée… »
– Elle demande que ça… Être rassurée… Ben vas-y ! Fais ton boulot !



– « Ainsi donc, Martina, je vous effraie… Quelle piètre image vous avez de moi… J’ai beau chercher : je ne vois pas ce qui, dans mes propos, a pu susciter chez vous une telle défiance à mon égard… Qu’est-ce que vous êtes allée vous figurer ? Que j’allais, aussitôt la porte refermée, me jeter sur vous comme un sauvage ? Que vous alliez tomber dans un épouvantable guet-apens ? Que cinq ou six malfrats aux mines patibulaires allaient vous attendre, en ma compagnie, pour vous faire subir mille et mille morts ? Et bien pire encore… Votre imagination vous joue des tours, ma chère… Et pas qu’un peu… Non… Si nous devions nous rencontrer, ce serait, pour commencer, dans un bar… Avec du monde autour… Pour discuter… Faire vraiment connaissance… Nous apprivoiser… Si le courant ne passe pas eh bien on en tirera les conséquences… Chacun repartira de son côté et puis voilà… On n’en fera pas une maladie… S’il passe, par contre, – ce que j’espère de tout mon cœur – ce n’est pas pour autant qu’on sera obligés de se précipiter… On a tout notre temps… On se reverra… Une fois… Cinq fois… Dix fois… Autant de fois qu’on le jugera nécessaire… Et quand on estimera, l’un comme l’autre, que c’est « mûr » ce n’est pas chez moi qu’on se retrouvera, pour une magistrale fessée, mais à l’hôtel… Vous voilà rassurée ? »
– Oh, oui… Ça va aller vite maintenant… À la fin de la semaine, c’est quasi sûr, t’as un rancart avec elle à Paris… Sa tête quand elle va voir que c’est toi !
– Peut-être qu’elle va se sauver à toutes jambes…
– C’est pas exclu… J’y ai pensé… Mais c’est peu probable… Non… Le plus vraisemblable, c’est qu’elle sera estomaquée… Tétanisée… Elle va commencer par se demander ce que tu fous là… C’est un type inconnu d’une cinquantaine d’années qu’elle s’attendra à voir surgir… Alors que toi, tu fasses ton apparition… Il va lui falloir du temps pour réaliser qu’Oteka et toi, c’est la même personne… Qu’elle s’est fait rouler dans la farine… Qu’elle ait envie de prendre la fuite, ça, c’est sûr, c’est une idée va la traverser… Mais elle va vite se rendre compte que ce n’est pas la meilleure solution… Parce que tu sais… Et que s’il te prenait l’envie de répandre autour de toi le bruit que Madame la Directrice du Supermarché est en quête de retentissantes fessées… elle aurait beau nier… Prétendre que tu affabules… le mal serait fait… Non… L’urgence, pour elle, ça va être de s’assurer de ton silence… Par tous les moyens… Et ce d’autant plus qu’elle ne manquera pas de se rendre rapidement compte que si tu l’as piégée sur le forum, que si tu l’as ciblée, elle, c’est que tu avais des informations qui te permettaient de le faire… Lesquelles ? D’où tu les tiens ? Et quel parti peux-tu encore en tirer ? Elle n’en sait strictement rien… Il lui faut ton silence… C’est la priorité des priorités…
Ton silence ? Oui… En échange d’une première et mémorable fessée… Que tu lui administreras dans la foulée… Faut battre le fer tant qu’il est chaud…
– Et toi ?
– Moi ? Je serai derrière la porte quand vous sortirez de la chambre… Histoire qu’elle s’en pose d’autres des questions… Et que le piège se referme un peu plus…

lundi 4 novembre 2013

Le Centre ( 44 )





– Je peux savoir ce que vous faites dans mon bureau, Émilie ?
– Mais rien, Monsieur le Directeur, rien… C’était juste que…
– Que ?
– Je vous croyais parti… Vous étiez parti…
– Mais je suis revenu… La preuve… Ça me dit toujours pas ce que vous faites dans mon bureau…
– Rien… Rien… C’est juste que, d’en bas, j’ai vu que vous aviez oublié d’éteindre la lumière… Alors je suis remontée…
– Et vous avez eu besoin, pour ça, de rallumer mon ordinateur ?
– Votre ? Ah, oui, tiens… Lui aussi, vous avez oublié de l’éteindre…
– Vous y avez trouvé ce que vous y cherchiez ?
– Hein ? Mais j’ai aucune espèce de raison d’y chercher quoi que ce soit…
– Oh, que si ! Notre nouveau prototype intéresse beaucoup de monde…
– Je vous assure…
– Trêve de bavardages… Pour commencer donnez-moi la clef USB que vous avez si précipitamment jetée dans votre sac quand je suis arrivé… Allons ! Montrez-vous raisonnable… Ne m’obligez pas à vous fouiller… Ce serait aussi désagréable pour l’un que pour l’autre… Là… Voilà… Et maintenant vous allez me dire lequel de nos concurrents vous paie, en sous-main, pour jouer ainsi double jeu… Ce doit être très lucratif, je suppose… 
– Mais personne ! Personne !
– Les gendarmes sauront bien vous le faire dire…
– Les gendarmes ?!
– Évidemment les gendarmes… Vous saviez ce que vous risquiez, j’imagine, quand vous avez accepté ce « travail »…
– Mais non ! Pas du tout… Je…
– 375 000 euros d’amende et trois ans de prison…
– Hein ?! Mais je veux pas aller en prison… Et j’ai pas d’argent…
– Il fallait y réfléchir avant…
– Oui… Non, mais c’est mon copain…
– Votre copain ?
– Oui… Ça le passionne ce qu’on fait… Alors j’ai voulu lui faire plaisir… Lui montrer avant tout le monde… Il y a pas de danger avec lui…
– Oui, oh, alors ça !
– Je réponds de lui comme de moi-même…
– Vous êtes très naïve, Émilie…  Beaucoup plus encore que je ne l’imaginais… Personne ne peut jamais être complètement sûr de personne… Jamais…
– De lui moi je le suis, si !
– Et puis vous vous figurez quoi ? Que je laisserais mon ordinateur sans protection, sans même un mot de passe, s’il contenait des données sensibles ? Non… Elles sont en lieu sûr et c’est d’un simple leurre que vous vous êtes emparée… Le délit n’en est pas moins constitué…
– Vous allez porter plainte ? Me faire aller en prison ?
– Peut-être pas… Ça dépend…
– De quoi ?
– Vous êtes désarmante de naïveté et – j’ai sans doute tort – mais j’ai presque envie de croire à la fable du copain passionné par nos réalisations…
– Mais c’est vrai !
– Par contre vous reconnaîtrez avec moi que, même dans ce cas, il n’est pas possible de laisser un tel comportement impuni…
– Je veux pas aller en prison…
– Alors… Alors qu’est-ce qu’on leur fait aux grandes filles désobéissantes et curieuses qui fouillent, en leur absence, dans les affaires de leurs parents ? Hein ? Qu’est-ce qu’on leur fait ?
– Vous allez pas me… ?
– Répondez ! Qu’est-ce qu’on leur fait ?
– Vous allez pas me faire ça ? Vous allez pas me donner la fessée ?
– Bien sûr que si !
– Avec ça, là, que vous avez à la main ?
– Avec ça…
– Mais ça doit faire mal !
– C’est un peu le but recherché…
– Oui, mais…
– Mais ?
– Non… Rien…Non…  
– Alors… Allez, Emilie… Allez… On descend bien gentiment son pantalon et on baisse sa petite culotte…