jeudi 17 mars 2011

Escobarines: Au choix





- Attends !… Attends !… Je vais t’expliquer…
- M’expliquer ?!… M’expliquer quoi ?… Que tu couches avec Sonia ?… Il y a pas besoin d’explications… Je vois, merci…
- Non, mais c’est pas si simple… Te fie pas aux apparences…
- Tu te fous de moi ?… T’es au lit avec… A poil… Tu veux me faire croire quoi ?… Que vous êtes en train d’étudier la notion de temps chez Bergson ?…
- Mais non, non, mais…
- Et à propos de temps, tiens, justement… Ca dure depuis quand votre petite comédie ?…
- C’est la première fois… Si !… La toute première fois… Je sais pas ce qui nous a pris… Hein, Sonia ?!… Dis-lui, toi…
- Ca fait six mois… Presque sept… Mais alors si je comprends bien avec toi aussi…
- Tu comprends bien…
- Le salaud !… Non, mais quel petit salaud !…
- Je te le fais pas dire…
- C’est pas si simple… Je vais vous expliquer…
- Encore !… Mais c’est une maladie…
- Tu ferais mieux de te taire, va !… Si tu veux pas aggraver ton cas…
- C’est quand toi alors ?… Le lundi et le jeudi, hein, c’est ça ?… Il peut jamais ces jours-là avec moi…
- Et toi le mardi et le vendredi… Il est jamais libre…
- Il t’emmène aux Glycines ?…
- Ah non, non… J’ai pas cette chance, non… Moi, c’est juste le Montlouis…
- C’est pas mal quand même…
- Et je suppose qu’il t’a promis monts et merveilles…
- Si tu savais !…
- Je sais… Ca coûte pas cher les promesses… Surtout quand on est décidé à pas les tenir…
- En tout cas, en ce qui me concerne, c’est fini… Et bien fini…
- Moi aussi… Et sans le moindre espoir de retour…
- Comme quoi, tu vois, mon cher, il faut jamais courir deux lièvres à la fois… On t’a pas appris ça à l’école ?…
- Deux ?!… T’es peut-être loin du compte… C’est trois ou quatre si ça tombe… Va savoir !…
- En tout cas il y en a au moins une autre, c’est sa légitime…
- Qui va être contente quand elle va apprendre ça !…
- Vous allez pas lui dire ?!!!!…
- On va se gêner !…
- Mais c’est dégueulasse !…
- Non, mais écoute-le !… « - C’est dégueulasse !… »… Et toi ?… C’est pas dégueulasse peut-être ce que tu as fait ?… Comme un vrai petit salopard tu t’es comporté… Et tu continues… Alors oui, on va lui dire… On va même y aller toutes les deux… Et de ce pas… Tu t’habilles, Sonia ?… Tu nous accompagnes, toi ?…
- Attendez !… Attendez !… Partez pas !… Qu’on discute… On va bien trouver une solution…
- Une solution ?!… Mais une solution pour quoi ?…
- Ben pour… Parce que vous vous rendez pas compte… Si elle l’apprend… Non, mais alors là si elle l’apprend…
- Fallait y réfléchir avant…
- Je ferai tout ce que vous voudrez… Mais je vous en supplie… Lui dites pas…
- Ce qu’on veut… Tout ce qu’on veut ?…
- Oui, mais vous lui direz pas, hein ?!…
- Reconnais que tu as quand même besoin d’une bonne leçon…
- J’ai fait l’idiot, oui…
- C’est le moins qu’on puisse dire…
- Mais on va t’en faire passer l’envie, tu vas voir…
- Une bonne fois pour toutes…
- Qu’est-ce que vous allez me faire ?…
- Devine !…
- Je sais pas…
- Qu’est-ce qu’on leur fait aux vilains petits garnements pas sages ?…
- Oh non !…
- Et si !… On leur donne la fessée…
- Avoue que c’est pas cher payé…
- A moins que tu préfères qu’on raconte tout à ta femme ?… C’est comme tu veux… C’est toi qui décides…
- Oh non, non !…
- Eh bien viens là alors !… Allez…

lundi 14 mars 2011

Belle-soeur, beau-frère ( 10 )





- Tu aurais quand même pu te montrer un petit peu gentille avec lui… C’est exprès pour toi – pour te voir – qu’il nous a monté le petit déjeuner… Et toi…
- Oui, ben alors là, s’il s’imaginait que j’allais lui montrer mes fesses !… Il avait le droit de rêver…
- C’est pas pour tes fesses qu’il est venu – pas SURTOUT pour tes fesses – c’est pour ton petit minois… Parce que voilà quelqu’un qui n’a pas dormi de la nuit… Tu n’y as sans doute pas prêté attention, mais la chambre qu’il nous a donnée cette fois-ci se trouve juste, comme par hasard, au-dessous de la sienne… Après la nuit tonitruante que tu as offerte, l’autre jour, à tout l’hôtel il voulait – c’est humain – être aux premières loges… Il l’a été, l’oreille très probablement rivée au plancher, au-delà de ses espérances… C’est le Superbonus auquel il a eu droit… Comment ne pas avoir envie, après ça, de venir croiser ton regard ?… De faire proclamer au sien, haut et fort, qu’il a tout entendu et beaucoup apprécié ?… De te voir baisser les yeux, confuse et rougissante ?…
- Eh bien il en aura été pour ses frais…

Les portes de l’ascenseur se sont ouvertes. A l’accueil il avait pris la place du réceptionniste. Il lui a souri. Elle a baissé les yeux, écarlate. A esquissé un mouvement vers la sortie. S’est ravisée. Pendue à mon bras…
- J’espère que vous avez été satisfaits de l’accueil qui vous a été réservé…
- Ravis… Et nous ne manquerons pas, à l’occasion, de revenir chez vous…
- Nous vous y recevrons avec infiniment de plaisir…

- Oui, ben sans moi, hein !… Faut pas qu’il y compte… Et toi non plus !…
- Mais si !… Bien sûr que si !… Et tu le sais très bien…
Elle s’est blottie contre moi…
- Tu me fais peur… Tu peux pas savoir comme tu me fais peur par moments…
- Non… Tu TE fais peur…

- Il y avait un monde, mais un monde sur la route… Faut croire que les gens ont quand même plus d’argent que ce qu’on dit… Pour qu’ils aillent tous courir comme ça je sais pas trop où… Au prix où est l’essence… En tout cas ils étaient absolument ravis eux là-bas… Enchantés… Ils reviendront… Et ils nous enverront du monde… Ca fait pas l’ombre d’un doute… Si tu ajoutes à ça que Philippe, sur Internet, reçoit des demandes de réservation en pagaille, c’est en train de prendre sacrément de l’envergure notre petite affaire… Et je donne pas six mois avant que ça nous occupe tous les trois à temps plein… La seule chose qui coince – comme d’habitude – c’est Zélia… Non pas qu’il soit question qu’elle vienne se mêler de quoi que ce soit là-bas… On a été très clairs, Philippe et moi, avec Paul là-dessus… On n’en veut pas… Et de toute façon la question ne se pose pas puisque, paraît-il, elle n’a pas l’intention de quitter son emploi actuel. Et c’est tant mieux… Non… Ce qu’il y a c’est qu’elle lui empoisonne l’existence… Il passe son temps à s’interroger sur ce qu’elle peut bien être en train de faire… Où ?… Avec qui ?… Comment ?… C’est un enfer pour lui… Un véritable enfer… Il est persuadé, sans doute à juste titre, qu’elle profite de son absence pour aller coucher tant et plus à droite et à gauche…
- Je vois vraiment pas pourquoi vous vous obstinez à vouloir aller vous mettre des idées pareilles en tête !… J’ai passé près d’une semaine tout seul avec elle cet été… Si elle avait voulu elle aurait pu inventer n’importe quel prétexte pour me filer entre les doigts… Elle ne l’a pas fait… Elle a passé sagement ses après-midi à bronzer sous la fenêtre… Et ses soirées à lire sur le balcon, à regarder des films ou à discuter avec moi…
- Et là… Là… Cette fois-ci ?… Quand tu débarquais à l’improviste ?…
- Elle n’avait vraiment pas le comportement de quelqu’un que je dérangeais… Qui attendait de la visite ou qui se préparait à sortir… Absolument pas… J’avais même toutes les peines du monde à m’en aller… Elle ne voulait pas me laisser partir…
- Oh, mais elle est retorse, tu sais !… Très très retorse… C’était pour te donner le change si ça tombe… T’avais à peine tourné les talons qu’elle se jetait sur son téléphone… « Ca y est !… La voie est libre… »… On peut s’attendre à tout avec elle… Absolument tout… Non… Ce qu’il aurait fallu c’est que tu déboules carrément au milieu de la nuit…
- Je me vois pas franchement dans le rôle… Et sous quel prétexte, grands dieux ?!…
- Ca n’aurait, de toute façon, servi à rien… Quand bien même elle aurait été là elle ne t’aurait pas ouvert… Facile de prétendre le lendemain qu’on dormait et qu’on n’a rien entendu… Non… La seule chose qui tranquilliserait vraiment Paul quand on s’en va – et on va être amené à le faire de plus en plus – c’est que tu manges avec elle le midi et que le soir tu restes dormir chez eux… Mais enfin on peut quand même pas t’imposer une chose pareille !…
- S’il y a que ça pour vous tranquilliser… Je n’ai pas spécialement d’atomes crochus avec elle, mais je peux pas dire non plus qu’elle me sorte par les yeux… Ce serait pas la mer à boire…
- D’autant que leur chambre d’amis est immense… Tu y aurais tes aises…
- Sauf que je vois pas comment vous allez pouvoir lui faire avaler ça… Même si elle n’a rien à se reprocher elle n’a pas forcément envie de m’avoir toute la journée par les pieds…
- Depuis le temps qu’on parle d’attaquer enfin nos travaux ce serait l’occasion ou jamais… Les entrepreneurs n’attendent que notre feu vert… Pendant des semaines et des semaines notre maison va être un véritable chantier… Je ne vois pas comment elle pourrait rechigner à t’héberger dans des circonstances pareilles… Ou alors… Ou alors ça constituerait un véritable aveu…

jeudi 10 mars 2011

Escobarines: Cours de maintien





- Inutile que je te raconte des histoires… Vous êtes plusieurs centaines, au bas mot, à avoir été présélectionnées… Plusieurs centaines sur lesquelles on n’en retiendra, pour finir, que quatre ou cinq… Qui feront, elles, partie intégrante, comme modèles attitrés, de la maison… Alors autant te dire tout de suite que les probabilités, pour que tu fasses partie du lot, sont extrêmement faibles… Voire insignifiantes… Mais comprends-moi bien !… Tu es très jolie… Ce n’est pas la question… Tu es très élégante… Tu as beaucoup de classe… Beaucoup de chien… Seulement… c’est votre cas à toutes… Vous ne seriez pas arrivées jusque là sinon… Et s’il n’y a pas le petit quelque chose en plus qui permette d’emporter la décision…
- Et ce serait quoi ce petit quelque chose ?…
- Ecoute… Tu m’es vraiment très sympathique… Je serais absolument ravie qu’on te garde et qu’on soit amenées à travailler ultérieurement ensemble toutes les deux… Alors je vais te donner le moyen d’avoir un énorme atout dans ta manche à condition… à condition que tu me promettes le secret le plus absolu…
- Oh, oui, oui, bien sûr… Bien sûr que je vous promets…
- A la suite de l’entretien que nous sommes en train d’avoir, là, en ce moment, je remettrai un rapport… Bien évidemment, dans ton cas, très louangeur… Mais ce n’est pas moi qui décide en dernier ressort… C’est Monsieur Lucien… Il fait la pluie et le beau temps ici monsieur Lucien… Et si ça se prolonge un peu notre conversation toutes les deux il va venir voir ce qui se passe… Il va forcément venir voir ce qui se passe…
- Et il va me remarquer…
- Si on fait ce qu’il faut pour… Parce que… il est de la vieille génération monsieur Lucien… Il a le goût du travail… Et de l’effort… Et ils apprécie que les autres l’aient aussi… Alors s’il voit que tu y es prête, que dès à présent, avant même que tu saches si ton avenir ici est assuré, tu fais preuve de la meilleure volonté du monde, tu t’efforces de mettre à profit les conseils qu’on te donne tu as partie pratiquement gagnée…
- Il faut que je fasse quoi alors, moi, du coup ?…
- Que tu te laisses guider… Le plus important dans notre métier, c’est le port… C’est de savoir se tenir droite… S’il me trouve en train de te l’expliquer… De te montrer comment t’y prendre…
- Oui, ben allez !… On y va… Je veux bien, moi…
- Et puis… on est entre adultes… il apprécie beaucoup, mais alors là énormément… la docilité… Et… Je peux te parler franchement ?…
- Tant que vous voulez…
- Une fois dans la place la plupart des modèles font preuve d’indiscipline, de mauvaise volonté ou de paresse… Ce qui l’exaspère… « - S’il ne tenait qu’à moi… S’il ne tenait qu’à moi je te flanquerais de bonnes fessées à tout ça… Elles verraient de quel bois je me chauffe… »… Alors… Alors tu comprends bien que s’il est amené à constater, par lui-même, que tu es prête à te laisser punir, sans rechigner, chaque fois que tu l’as mérité tu mets toutes les chances de ton côté… Absolument toutes les chances…
- Je comprends, oui… Eh bien, allez !…

- Il vient pas…
- Il va venir…
- C’est long…
- Laisse-lui le temps… Allez !… Jusqu’à la porte là-bas… Là… Et reviens !… Bien droite… Mais tiens-toi droite, nom d’un chien… Tu le fais exprès… C’est pas possible autrement…
- Mais non, mais… Aïe !…
- On recommence… C’est mieux… C’est beaucoup mieux… Tu vois que quand tu veux… Quand tu t’appliques vraiment…

- Il est pas venu…
- Il est pas venu, non… Ce qui m’étonne d’ailleurs… Il aura eu un imprévu… Bon… Mais c’est pas un problème en soi… Je lui en toucherai deux mots… J’appuierai ta candidature… Tu n’as aucun souci à te faire… Aucun…

- Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ?… C’est pas moi qui décide… Je suis juste une secrétaire, moi, ici… Je fais ce qu’on me dit… Un point, c’est tout…
- Oui, mais la brune dans le bureau là-haut elle m’avait dit que je serais prise… Que c’était sûr…
- A moi aussi…
- Et moi pareil…
- Et moi !…
- Et moi !…
- Et nous !…
- Non, mais c’est pas possible…
- La preuve que si !…
- Mais que deux places il y avait !… Elle le savait très bien…
- Ca va pas se passer comme ça !…
- Ah non alors !… On veut la voir…
- Et tout de suite…
- Oui, ben alors ça il y a pas de risque !… Parce que… Son contrat se terminait jeudi… Elle fait plus partie de la maison…
- On la retrouvera… Elle est où ?…
- A ce qu’il paraît… en Colombie…

La fille blonde, derrière, s’est penchée à son oreille…
- Non, mais comment on s’est fait avoir !… En beauté… Mais tout compte fait c’était pas si désagréable que ça finalement… Pas pour toi ?…

lundi 7 mars 2011

Belle-soeur, beau-frère ( 9 )





- On mange… Bien… On baise… Bien… On remange… On rebaise… Encore mieux… Dommage que ça puisse pas être tout le temps comme ça !…
- Tout le temps, non… Mais si ça marche leur truc ça risque d’être souvent… Et il y a pas de raison que ça marche pas…
- Oh non, non !… Il y a pas de raison, non !… Ils ont une telle envie de travailler en famille, au sens le plus strict et le plus restreint du terme, qu’ils vont faire tout ce qu’ils peuvent pour que ça marche… Et ça marchera… C’est évident que ça marchera… Bon, mais en attendant ils sont bien gentils, mais si on parlait d’autre chose…
- Oui… De ta fameuse copine par exemple… Celle qui se ramassait des fessées… Je suis resté sur ma faim, moi, l’autre soir…
- Ah !… Pascaline… Oh, il y a pas grand chose à en dire…
- C’était quoi au juste les raisons quand elle en prenait ?…
- Je t’ai déjà dit… Quand elle dépensait trop de fric…
- Oui, mais t’as dit aussi qu’elle en recevait pour plein d’autres trucs… Quels trucs ?…
- Je sais plus…
- Menteuse !… Je suis sûr qu’elle avait un mec… Et qu’elle le trompait… Et qu’il la punissait aussi pour ça… C’est pas vrai peut-être ?…
- Oui… Si… Je me rappelle plus trop, mais je crois bien…
- Comme toi finalement… Vous êtes exactement dans la même situation… Toi aussi tu la mériterais si on y réfléchit bien…
- Sauf que tu serais quand même le plus mal placé pour me la donner…
- Ou le mieux placé au contraire…
- Ben voyons !…
- Le mieux placé, oui !… Pour te punir d’avoir inventé… Parce qu’elle existe pas Pascaline… Elle a jamais existé… C’est un pur produit de ton imagination… Qui te sert à donner corps aux situations dont tu rêves… C’est pas vrai peut-être ?…
- Ce qu’il y a de bien avec toi – de bien et en même temps d’effrayant – c’est que tu comprends toujours tout sans qu’il y ait besoin de t’expliquer quoi que ce soit…
- Et je me contente pas de comprendre… Quand j’ai compris je passe aux actes… Sans tarder… Allez, finis vite ton dessert…

J’ai refermé la porte. Je l’ai attirée contre moi. A travers la robe j’ai posé mes mains sur ses fesses. Elle a frissonné. J’ai pris ses yeux dans les miens. Elle ne me les a pas retirés…
- Elle va être punie la petite Zélia…
- Oui…
- Et pourquoi elle va être punie ?
- Parce qu’elle a raconté des mensonges…
- Et elle en raconte souvent des mensonges ?
- Quelquefois…
- Il faut absolument qu’elle se défasse de cette mauvaise habitude… Elle va essayer… Elle promet qu’elle va essayer ?… Qu’elle va faire tous ses efforts ?…
- Oui…
- Parfait… Elle est pleine de bonne volonté… Mais il y a autre chose… Une autre raison…
- Oui…
- Laquelle ?…
- Je trompe mon mari…
- Et d’une façon éhontée… C’est absolument scandaleux… Pour ça aussi elle va être punie… Et c’est même elle qui va la demander sa punition…
- S’il vous plaît, punissez-moi !… Punissez-moi de tromper mon mari… Donnez-moi une fessée… Une bonne… Je l’ai méritée…
Sous la robe j’ai fait descendre la culotte. Jusqu’en bas. Elle a levé un pied, puis l’autre. S’est docilement laissé attirer, allonger, sur le bord du lit, en travers de mes genoux. J’ai remonté la robe haut sur les reins, posé une main sur ses fesses…

- Tu crois qu’ils ont entendu les gens dans les chambres autour ?
- Evidemment qu’ils ont entendu… Tu t’es exprimée d’une façon tellement débridée …
- Et ils ont compris ce qui se passait, tu crois ?
- Des claques sur un derrière ça peut pas se confondre avec grand chose d’autre…
- Wouah !… Je vais plus oser mettre le nez dans le couloir, moi !… T’imagines si je croise quelqu’un ?!…
- D’autant plus que tu as aimé ça… Ca peut faire l’ombre d’un doute pour personne… Vu comment tu as clamé ton plaisir juste après…
- Oh, la honte !… Non, mais la honte !…
- T’adores ça la honte…
- Oh non, non !… Enfin, si !… Un peu quand même… Ca dépend… Quelquefois… Comment tu fais pour toujours tout deviner comme ça ?…
Des pas dans le couloir…
- Ca doit être la fille… La fille avec le petit déj…
Elle s’est précipitamment retournée sur le ventre, a tiré le drap sur elle, enfoui sa tête dans l’oreiller…
- Entrez !…
C’était le patron… Avec un regard qui en disait long…
- Alors ces Messieurs-Dames… On a passé une bonne nuit ?…

jeudi 3 mars 2011

Escobarines: La cabine de bain





- T’es où ?… Ah, là… Que je te raconte… Figure-toi que j’étais sur la plage tout à l’heure…
- Pour pas changer…
- Quand il y a un type qui s’est approché… La quarantaine… Pas mal….Très poli… Ca y est !… Encore le dragueur de base que je me suis dit… Eh ben non !… Pas du tout… Un artiste c’était… Et tu sais pas quoi ?… La plage il l’avait faite dans tous les sens… Des kilomètres et des kilomètres… Un modèle il cherchait… Mais pas n’importe quoi… Une femme qui vaille vraiment la peine qu’on la dessine… Et qui c’est qu’il a choisi ?… Moi !… Il y en avait pourtant des centaines des filles à se faire dorer à moitié à poil au soleil… Eh ben non… Non… La seule qu’ait retenu son attention c’est la petite Aurore des Mureaux… Alors ?… Qu’est-ce tu dis de ça ?… Hein ?…
- Que faudrait d’abord savoir s’il l’est vraiment artiste…
- Oh, mais oui !… Oui !… Il fait plein de trucs sur Internet qu’il m’a dit…
- Et il s’appelle comment ce lapin ?…
- Estocade… Ou Esco quelque chose… Un truc dans ce genre-là…
- Ca me dit rien… Et de toute façon ça prouve rien… Moi aussi je peux raconter n’importe quoi pour emballer les filles si je veux…
- Sauf que lui tu verrais comment il dessine !…
- Il t’a montré ?…
- Non… Il m’a dessinée…
- Ah… Ben il a pas perdu de temps… Et il t’a dessinée comment ?… On peut savoir ?…
- Comment ça « comment » ?…
- Ben… dans quelle tenue… Ne fais pas l’idiote…
- Ce qu’il voulait c’est qu’on voie les marques de maillot… Alors forcément…
- Ah ben bravo !… Bravo!…
- On n’est plus au Moyen-Age, écoute !… Et depuis un bon moment…
- Non, mais je rêve, là… Je rêve… Alors si je comprends bien le premier type venu qui se prétend artiste peut te faire foutre à poil, juste en claquant des doigts, sur une plage noire de monde…
- D’abord il se prétend pas artiste… Il l’est… Et ensuite à l’abri des cabines on est allés se mettre… Je suis pas idiote quand même…
- Il y en a qu’ont pu te voir… En passant le long…
- Oui, oh, et alors !… Ils en ont pas perdu la vue…
- Et puis il y a lui !… Ca a duré combien de temps votre petite séance ?…
- Je sais pas au juste… Deux heures… Peut-être trois…
- Pendant lesquelles il s’est rincé l’œil tant qu’il a pu…
- Non, mais attends !… C’est son métier… Toute la journée il en voit des filles à poil… Tu penses bien que ça doit plus lui faire ni chaud ni froid depuis le temps…
- Oui, oh, alors ça !…
- Ecoute, Nono, c’est une chance inouïe ça pour moi… Une chance que j’ai pas du tout l’intention de laisser passer… Que j’ai pas le droit de laisser passer… Parce que ce qui va arriver après on peut pas savoir… Je vais être sur Internet… Il me l’a promis… Alors peut-être qu’il y a un producteur qui va me remarquer… Qui me fera faire un bout d’essai… Et dans ces milieux-là une fois que t’as le pied à l’étrier… Tu devrais le comprendre… Tu devrais me comprendre… Et m’encourager… Etre heureux pour moi… Au lieu de me mettre tous les bâtons que tu peux dans les roues… Et de me tirer une gueule de vingt mètres de long…

- Aurore…
- Oui… Quoi ?…
- Tu dors pas ?…
- Ben non… Tu vois bien…
- Je voudrais te demander quelque chose… T’as pas couché avec au moins ?…
- Non, mais t’es vraiment complètement idiot quand tu t’y mets…
- Tu vas le revoir ?…
- Demain, oui… Il l’a pas complètement fini mon dessin… Et puis peut-être qu’il aura envie d’en faire d’autres… J’espère… Ce serait bien…
- Dis… Tu voudrais pas ?…
- Quoi donc ?…
- Ce que je te fais des fois…
- Une fessée ?…
- Oui…
- Tu crois vraiment que c’est le moment ?…
- J’ai trop envie…
- Oui, ben t’attendras !… Après… Tant que tu voudras… Après… Quand il aura fini… Quand il sera reparti… Parce que je me vois franchement pas m’amener là-bas demain avec le derrière tout rouge… De quoi j’aurais l’air ?… Et je crois pas que ce soit vraiment le genre de type à apprécier ça les derrières tout rouges… Je l’aurais senti…

lundi 28 février 2011

Belle-soeur, beau-frère ( 8 )





Sans lever une seule fois les yeux sur nous la serveuse a posé le petit déjeuner sur la petite table, près de la fenêtre, et s’est éclipsée aussi vite qu’elle a pu. Aussitôt la porte refermée on a éclaté de rire…
- Comment elle avait l’air gênée !…
- On n’est sûrement pas le premier couple qu’elle trouve au lit pourtant !…
- Oui, mais peut-être le premier qui fait autant de raffût… Et toute la nuit en plus !…
- Oh, faut rien exagérer !… J’ai quand même pas fait trembler les murs…
- Tu t’entendais pas !… Une vraie tigresse !…
- Ah oui ?!… Tant que ça ?!… Ben heureusement qu’on n’était pas à la maison alors !… Les voisins se seraient posé des questions…
- Au contraire !… Ils n’auraient plus eu besoin de s’en poser… Ils auraient eu toutes les réponses…
- En attendant j’ai une faim de loup, moi !… Tu voudrais pas amener le plateau là, entre nous, sur le lit ?…
Elle a mordu avidement dans un croissant…
- En tout cas j’ai eu le nez fin, moi, avec toi… Parce que c’est rare un mec avec qui tu peux tout faire comme ça… Absolument tout ce qui te passe par la tête… Tout ce dont tu crèves d’envie… Sans être obligée de te demander comment il va le prendre… Si ça va pas le choquer… Parce que tu sais souvent, vous, les types, contrairement aux apparences, vous êtes beaucoup plus coincés que nous… Et pas qu’un peu !… Faut vraiment qu’on y aille sur la pointe des pieds… Mais enfin avec toi le problème se pose pas… Et il se posera sûrement de moins en moins d’ailleurs… Bon, mais si on dormait un peu ?!… Histoire de reprendre des forces… Et de pouvoir remettre ça…

- Allo ?!… Ben alors qu’est-ce que tu faisais ?… T’en as mis un temps pour répondre !…
- Rien… Rien… J’arrivais pas à mettre la main sur mon portable…
- Tu dormais ?… T’as la voix toute ensommeillée… Tu dormais, hein ?!… Non, mais t’as vu l’heure qu’il est ?… Presque midi… T’as encore veillé la moitié de la nuit, je suis sûre… C’est bien beau de vouloir terminer ton bouquin, mais enfin y laisse pas la santé quand même !… On serait bien avancés… Tu m’écoutes ?…
- Mais oui, je t’écoute, oui…
- Et tu n’en feras qu’à ta tête… Comme d’habitude… Bon, mais en attendant nous ici, ça va… On en a abattu hier… Je peux te dire qu’on en a abattu… On a presque fini en fait… Tout sera fin prêt quand ils vont arriver… Cinquante-huit ils sont… Mais enfin ça !… Ils peuvent bien être autant qu’ils veulent… C’est pas notre problème… La logistique et l’intendance c’est eux qui s’en chargent… Nous, on se contente de mettre à leur disposition des locaux superbes, dans un cadre magnifique, et de rester à proximité, le plus discrètement possible, – on s’est gardé l’aile gauche près de l’entrée – pour le cas où il se passerait quoi que ce soit… Mais enfin je ne vois vraiment pas ce qui pourrait se passer… Des gens qui sont capables de dépenser des sommes pareilles pour se retrouver en famille ce sont forcément des gens bien… Avec lesquels il n’y aura pas le moindre souci… Bon, mais dis-moi… Est-ce que tu y es passé ?…
- Ou ça ?
- Chez Paul, pardi !…
- Ah oui !… Oui… J’y suis passé… Oui…
- Et alors ?… Tu l’as vue ?… Il va me demander, tu sais !…
- Ben oui, je l’ai vue, oui !…
- Et tout t’a paru normal ?…
- Mais oui !… Qu’est-ce que tu veux qu’il y ait d’anormal ?…
- Oui, oh ben alors là, tu sais, avec elle, on peut s’attendre à tout… Mais tu surveilles, hein !… Et si tu constates quoi que ce soit de suspect… On compte sur toi… Parce que même s’il en parle pas – il est trop fier pour ça – Paul se fait un sang d’encre… Je le connais…

- C’était Emilie…
- Ca, je m’en doutais un peu…
- Ils sont complètement dans leur truc…
- Tant mieux !… Tant mieux pour eux !… Et pour nous… Ils rentrent quand ?… Elle t’a pas dit ?…
- Non… Par contre en ce qui te concerne, toi, Paul…
- Se fait tout un film… C’est pas nouveau… Non… Là où j’ai eu tort – et j’ai pas fini de m’en mordre les doigts – c’est de lui faire mes confidences… Faut dire aussi qu’il m’avait passablement énervée ce jour-là… Jamais j’aurais dû lui avouer que j’avais besoin de sexe comme de l’air que je respire… Jamais !… Le connaissant… Encore heureux que je lui aie pas parlé du reste !… Parce que alors là !…
- Quel reste ?
- Je te dirai… En attendant faudrait bien que ça finisse par lui passer de me soupçonner comme ça sans arrêt… Parce que ça devient lourd à force… Et toi ?… Emilie ça lui est jamais venu à l’idée que tu puisses aller voir ailleurs ?… Que quand elle se tire comme ça plusieurs jours d’affilée tu puisses en profiter pour…
- Pour Emilie les choses sont très simples: elle n’a que des besoins très limités dans ce domaine et elle part du principe que tout le monde fonctionne sur le même modèle qu’elle… Moi comme les autres… C’est la norme universelle… Tous ceux qui s’en écartent ne peuvent être, à ses yeux, que d’épouvantables pervers qui relèvent de soins psychologiques intensifs… J’ai très vite compris, contrairement à toi, qu’il n’était absolument pas de mon intérêt de chercher à la détromper… Et elle est convaincue que je suis mille fois plus préoccupé par le livre que j’écris – ou que j’essaie d’écrire – que par « ça »…
- Quelle famille !… Non, mais quelle famille !… Tu peux me dire ce qu’on est allé faire là-dedans ?…
- C’est une question qu’on ferait mieux, toi comme moi, d’éviter de se poser… On risquerait de finir par trouver la réponse…

jeudi 24 février 2011

Escobarines: Sur le banc ( 4 )





- Ils diront rien… C’est pas le genre… Et puis même ce serait ma parole contre la leur… De toute façon dans huit jours ils sont repartis… Alors !… Non !… J’ai trop envie… Il est trop beau… Et son copain aussi…
- Et tu comptes t’y prendre comment ?…
- Je sais pas… J’improviserai… Je trouverai… Ca, c’est pas un problème…

- On vous ramène votre fille, M’dame…
- C’est pas ma fille !… Parce que si c’était ma fille…
- Elle habite ici, elle a dit…
- Oui… Si… Oh la la !… Mais elle est dans un état !…Qu’est-ce qui s’est passé ?…
- Il y a une petite fête par là-haut… Et elle a un peu bu…
- Un peu !?… Vous appelez ça un peu !… Elle est complètement saoule, oui !… Elle tient à peine debout… Non, mais t’as vu ça, Myriam ?…
- Je vois, oui… Ca t’étonne ?… De sa part à elle tu peux t’attendre à tout… Absolument tout… Depuis le temps que je te le répète…
- Non, mais tu n’as pas honte, toi, de te mettre dans des états pareils !?…
- Mon lit… Je veux dormir…
- Oui, ben alors ça !… Avant on a un petit compte à régler toutes les deux…
- Un compte ?… Quel compte ?… Ah oui… Comme l’autre jour… Mais ça fait mal !… Drôlement mal même… Je veux pas… Et puis ils vont voir mes fesses les deux autres, là… Je veux pas qu’ils voient mes fesses… Surtout que je les connais pas… Presque pas…
- Ils verront rien du tout… Ils ont certainement autre chose à faire qu’à attendre ici que tu aies dessaoulé… N’est-ce pas, jeunes gens ?…
- Oui… Bien sûr… On va y aller… On y va…
- Et encore merci… C’est très gentil à vous de l’avoir ramenée…

- Alors ?…
- Oh, ben alors… J’ai fait celle qui venait s’excuser de les avoir obligés à me raccompagner… Qu’était désolée… J’avais pas l’habitude de boire… Pas du tout… Du coup il avait suffi de deux-trois verres… Ils se sont récriés… Oh, mais c’était pas grave… C’était rien… Ca arrivait à tout le monde… Mais vous aviez pas été trop dures avec moi au moins après ?… Parce que qu’est-ce que vous aviez l’air sévère là toutes les deux sur le banc !… Ca devait vraiment pas être rose pour moi tous les jours … Ah ça, non !… Non !… Ils pouvaient le dire… Mais je faisais avec… Il fallait bien… J’avais pas trop le choix… « - Et est-ce que ?… - Est-ce que quoi ?… - Ben… Elles avaient l’air de vouloir… D’attendre qu’on soit partis pour… - Oh non, elles l’ont pas fait… Oh, non !… Tu parles… Manquerait plus que ça… »… Mais ils allaient pas me lâcher comme ça… Vous l’aviez peut-être pas fait… Peut-être pas là… Mais il y avait sûrement des fois où c’était arrivé… Hein ?… Obligé… A la façon dont vous m’en menaciez toutes les deux… J’ai nié… Oh, allez !... Je pouvais bien le dire... Continué à nier… Mais non !… Non !… Pas du tout… Ils ont insisté… Mais si !… Si !… Ils le savaient n’importe comment… Ils le savaient ?!… Comment ça ils le savaient ?!… Ben oui, ils le savaient… Oui… Parce qu’ils avaient vu… Parce qu’ils étaient pas vraiment partis en réalité… Ils avaient fait claquer les portières, ronfler le moteur, démarré en trombe, mais ils s’étaient arrêtés dans la petite rue derrière… Ils étaient revenus… A pied… Et ils avaient tout vu, planqués derrière la haie de troënes… Hein ?… Mais c’était dégueulasse !… Ils étaient dégueulasses… Pourquoi ils avaient fait ça ?… Ben parce que… Parce que… Et pourquoi ils me le disaient maintenant ?… Pour me mettre la honte ?… Pour m’humilier ?… C’était ça ?… Ils croyaient que c’était pas assez dur comme ça pour moi de recevoir encore des fessées à mon âge ?… Si !… Non !… Ils avaient pas voulu… Ils voulaient pas… J’ai fondu en larmes… Fait semblant… Je me suis effondrée sur le canapé… Ils m’ont entourée… Ont passé leurs bras autour de mes épaules… Là… C’était tout… C’était fini… Il y avait pas de quoi se mettre dans des états pareils enfin !… Si, il y avait de quoi, si !… Parce qu’ils savaient pas ce que c’était, eux, que de recevoir des fessées à tout bout de champ pour un oui pour un non… Et maintenant eux en plus qui… Ils m’ont consolée… Ils m’ont caressé les joues… le cou… les épaules… Plus bas… Tout tendres… Tout calins… Avec du désir paillettes dans leurs yeux… Je me suis abandonnée… Complètement… Ils ont posé leurs joues sur mes fesses… Comment c’était rouge !… Vous m’aviez pas loupée, ah non, alors !… Leurs lèvres… Ils les ont piquetées de baisers… Agacées avec leurs dents… Alors forcément c’est arrivé… Tous les deux… En même temps… De chaque côté… Comment c’était bon !… Et pour eux aussi… On va se revoir du coup… Ce soir… Et alors je voulais vous demander… Vous pourriez pas juste avant… Mais alors juste avant… Au moment de partir…
- T’en mettre une ?… Tu l’as amplement méritée, avoue !…
- Oh oui, je l’ai méritée, oui !… Et pas qu’un peu…